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Le jeu vidéo en grève
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Le jeu vidéo en grève | L’Anticapitaliste

Ce jeudi 13 février, le jeu vidéo était en grève, à l’appel du STJV (Syndicat des travailleurEs du jeu vidéo). Le syndicat demande l’annulation des licenciements, une réorganisation du travail en concertation avec les travailleurEs, une transparence sur la gestion financière des entreprises du secteur, une répartition des bénéfices avec les travailleurEs et leur implication directe dans le processus créatif.
Cette grève est une nouvelle étape dans la tentative du syndicat d’établir un dialogue social avec le patronat, notamment chez Ubisoft, principal employeur du jeu vidéo en France. Mais face à des directions toujours plus sourdes et des conditions de travail qui se dégradent, les appels à la grève du STJV mobilisent à chaque fois de plus en plus de salariéEs.
En octobre dernier, le STJV avait appelé à la grève pour protester, entre autres, contre la réduction du temps en télétravail chez Ubisoft. Cette grève dépassait la barre symbolique des 1000 grévistes et battait du même coup le record de la plus grande grève de l’industrie du jeu vidéo, le précédent étant lui aussi détenu par le STJV.
Des licenciements illégitimes
Cette fois, le STJV ne se limite pas à Ubisoft et mobilise tout le secteur. Dans un contexte tendu de suppressions d’emploi, notamment chez Don’t Nod, un studio parisien, qui a licencié 69 personnes en novembre dernier (30 % de son effectif), le syndicat dénonce des licenciements illégitimes et pointe la responsabilité de la direction. « On fait payer aux travailleurEs le prix des échecs de leur patrons », affirme Clément Montigny, délégué STJV à Ubisoft Montpellier. Julie, également syndiquée au STJV, rappelle : « Il y a eu beaucoup d’investissements dans le jeu vidéo pendant la bulle covid, […] et pourtant, il y a quand même des licenciements. Preuve que cet argent a été mal géré ». Car une deuxième revendication du syndicat porte sur la transparence financière des entreprises du secteur. Les salariéEs ont du mal à se projeter dans l’avenir face à une gestion très opaque des financements, qu’ils soient publics ou privés. Mais force est de constater qu’en cas de difficulté, ce ne sont jamais ceux qui gèrent les finances qui en subissent les conséquences, ce sont les petites mains qui sont précarisées voire licenciées.
Une direction absente face aux risques psychosociaux
Le syndicat dénonce aussi des arrêts maladie et des burnouts qui se multiplient, un turn-over trop important et des carrières qui peinent à dépasser les dix ans, symptômes de conditions de travail difficiles qui ne vont pas en s’améliorant. « Si je prends le cas d’Ubisoft, il y a eu deux audits sur les risques psychosociaux en deux ans, on attend encore les mesures », nous informe Clément.
Le STJV demande une réorganisation plus claire et efficace du travail, permettant aux salariéEs de travailler mieux, d’éviter les tensions en interne et de garantir un meilleur équilibre entre travail et vie personnelle.
Parmi les revendications, on retrouve aussi la réduction du temps de travail. Le STJV préconise la semaine de quatre jours, sans baisse de salaire.
Le syndicat demande également une implication directe des travailleurEs dans le processus créatif, fustigeant le mythe du « génie créateur ». Clément rappelle que « la création, c’est un travail collectif, et les personnes qui savent le mieux comment faire leur métier, ce sont les travailleurEs elleux-mêmes ».
Ce 13 février, ce sont plus de 2000 travailleurEs du jeu vidéo qui se sont mis en grève. Le record est à nouveau battu et cela permet au syndicat de compter ses forces pour établir un rapport de force avec les directions. La grève a d’ailleurs été soutenue par leurs collègues d’Ubisoft Barcelone et d’Ubisoft Milan.
Anaïs et Florian (JA Montpellier)




