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Université : trouver un second souffle pour la mobilisation dans les facs
Ces articles de la rubrique « Ailleurs sur le web » sont publiés à titre d'information et n'engagent pas la Tendance CLAIRE.
La mobilisation entamée dans les universités depuis plusieurs semaines se poursuit, même si elle s’est affaiblie. À l’appel de l’intersyndicale Enseignement supérieur et Recherche, une nouvelle manifestation s’est déroulée à Paris le 27 mars.
Elle dénonçait les coupes budgétaires contre l’université et la recherche et ses conséquences, pour les personnels et pour les étudiantEs. Elle a rassemblé autant de monde que la précédente, avec cependant moins de personnels mais davantage d’étudiantEs. À Paris 1 et à Nanterre, plusieurs centaines d’étudiantEs se sont réuniEs en assemblée générale. En régions, il est plus difficile de poursuivre actuellement. Dans des villes très mobilisées comme Poitiers et Rennes, le mouvement s’épuise. À Poitiers, l’administration a fait expulser les étudiantEs qui occupaient des locaux depuis plusieurs semaines. À Rennes, la police est intervenue sur le campus contre les jeunes mobiliséEs. La journée du 27 mars n’a pas permis d’élargir à de nouvelles villes ou de nouveaux secteurs.
Une répression qui veut tuer la contestation dans l’œuf
On sent bien que le gouvernement craint une mobilisation de la jeunesse dans un climat politique tendu. C’était très visible à Paris lors de l’initiative du 3 avril. Une manifestation était appelée par le collectif de chercheurs « Stand up for Sciences » qui dénonce la politique de Trump contre les universités et la recherche mais aussi la précarité et l’affaiblissement du service public en France. Cette mobilisation conduit à faire le lien entre la montée de l’extrême droite partout dans le monde et les politiques antisociales.
Cette manifestation a réuni beaucoup moins de monde que les précédentes (moins d’un millier à Paris). Elle a surtout été marquée par une gradation de la répression policière. La préfecture de police a pris le prétexte de l’appel d’un collectif autonome (qui voulait « allumer la mèche ») pour mettre en place un dispositif impressionnant et provocateur. Alors que la manifestation partait de Jussieu, le campus a été fermé toute la journée à la demande de la préfecture, la direction de l’université se soumettant aux ordres de la police. Il y a eu aussi quelques échauffourées lors de cette manifestation.
Sanctions disciplinaires et fichage illégal
Sur les campus aussi la répression s’accroit contre les étudiantEs. À la suite d’un rassemblement pacifique devant le conseil d’administration de Sciences-Po pour soutenir la Palestine, la responsable du syndicat l’Union étudiante a été interdite de campus pendant 30 jours, ce qui constitue la sanction maximale que peut prononcer un chef d’établissement. Sur le campus Clignancourt à Paris, le 4 avril, un fichage et un filtrage des étudiantEs mobiliséEs ont été instaurés, sur la base d’une liste qui a pu être photographiée avec des indications nominatives telles que « suiveur » ou « actif », et avec même l’appartenance supposée à une organisation politique, ceci hors de tout cadre légal.
Alors que nous entrons dans une période de vacances scolaires, suivie des examens de fin d’année, il va falloir essayer de trouver des moyens de continuer la mobilisation et de s’organiser. En effet, les raisons qui ont poussé à la mobilisation n’ont pas disparu, et risquent même de s’aggraver. Le 3 avril, un sénateur présent à la manif expliquait qu’il est fort probable qu’un budget rectificatif de l’ESR conduise à de nouvelles suppressions de moyens en cours d’année, rendant la situation encore plus intenable. Face à ces attaques, il faut plus que jamais construire une résistance de masse.
Antoine Boulangé




