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Nouvelle-Calédonie : le FLNKS rejette l’accord de Bougival et demande des élections en novembre
Ces articles de la rubrique « Ailleurs sur le web » sont publiés à titre d'information et n'engagent pas la Tendance CLAIRE.
La décision du principal mouvement indépendantiste était attendue. En cause : le fait que l’accord ne prévoie pas de nouveau référendum sur l’indépendance.
ansSans surprise, le Front de libération nationale kanak socialiste (FLNKS), principal mouvement indépendantiste de Nouvelle-Calédonie, a confirmé mercredi 13 août qu’il rejetait l’accord signé début juillet avec l’État et les non-indépendantistes.
Le FLNKS « rejette formellement le projet d’accord de Bougival, en raison de son incompatibilité avec les fondements et acquis de notre lutte », a indiqué Dominique Fochi, secrétaire général de l’Union calédonienne et membre du bureau politique du FLNKS, lors d’une conférence de presse à Nouméa mercredi après que la décision a été prise lors d’un congrès extraordinaire du mouvement samedi 9 août.

À l’issue de son 45eme congrès extraordinaire qui s’est tenu 4 jours plus tôt a la tribu de la Conception, le FLNKS confirme mercredi en conférence de presse le rejet du projet d’accord de Bougival. De gauche à droite : Laurie Humuni (secrétaire générale du RDO), Dominique Fochi (secrétaire général de l'UC). À Nouméa, Nouvelle-Calédonie, le 13 aout 2025. © Photo Delphine Mayeur / Hans Lucas via AFP
Signé le 12 juillet sous l’égide du ministre des outre-mer, Manuel Valls, l’accord de Bougival prévoit notamment la création d’un « État de Nouvelle-Calédonie » et d’une nationalité calédonienne, ainsi qu’une possibilité de transfert des compétences régaliennes (monnaie, justice, police).
Mais il ne prévoit pas de nouveau référendum sur l’indépendance, suscitant une levée de boucliers chez les militants indépendantistes.
« Bougival est derrière nous, a affirmé Marie-Pierre Goyetche (Parti travailliste), également membre du bureau politique, c’est un rejet en bloc, nous ne participerons pas au comité de rédaction » proposé par le ministre des outre-mer.
« Nous lançons un appel pacifique à nos forces vives pour dire stop à l’État s’il entend passer en force », a-t-elle ajouté. La mobilisation du camp indépendantiste contre ce projet avait dégénéré en émeutes le 13 mai 2024, entraînant des mois d’affrontements qui ont fait quatorze morts et plusieurs milliards d’euros de dégâts.
« Marche forcée »
Sans attendre l’officialisation de ce rejet, Manuel Valls avait annoncé dimanche qu’il se rendrait « la semaine du 18 août » en Nouvelle-Calédonie pour tenter de sauver l’accord, qu’il présente comme « un compromis historique, fruit de mois de travail [...] avec toutes les délégations, y compris celle du FLNKS ».
En visioconférence depuis Mulhouse (Haut-Rhin), où il a été incarcéré pendant près de un an, le président du FLNKS, Christian Tein, a dénoncé « un accord à marche forcée proposé par Macron ».
« On n’a pas tiré les leçons de ce que le pays a traversé. On ne peut pas construire un pays comme ça et nous mettre dans le corner. C’est humiliant pour le peuple kanak », a déploré le dirigeant, qui reste frappé par une interdiction de se rendre en Nouvelle-Calédonie.
Le FLNKS souhaite « ouvrir le dialogue » pour la « signature d’un accord de Kanaky le 24 septembre 2025 », qui conduise « à l’accession de la Nouvelle-Calédonie à la pleine souveraineté avant l’élection présidentielle de 2027 », a mis en avant Dominique Fochi.
Il a également insisté sur la tenue de discussions « sous la supervision » de Christian Tein. Libéré de prison le 13 juin, il reste mis en examen pour son rôle présumé dans les émeutes de l’an dernier. Le leader politique a toujours nié avoir appelé à la violence.
Élections cruciales
Malgré ce rejet, « le FLNKS rencontrera Manuel Valls » lors de sa visite en Nouvelle-Calédonie, a assuré Sylvain Pabouty (Dynamik unitaire Sud).
« Nous en profiterons pour lui dire que nous voulons que les élections provinciales se tiennent en novembre prochain [...] pour connaître la réelle légitimité des uns et des autres. Nous restons ouverts à la discussion avec ceux qui seront légitimés par les urnes », a-t-il ajouté.
Ces élections, cruciales en Nouvelle-Calédonie où les provinces concentrent la majorité des compétences, auraient dû se tenir en mai 2024. Mais elles avaient été repoussées à novembre 2025, dans le cadre du projet de dégel du corps électoral porté par Gérald Darmanin et qui avait suscité les émeutes. L’accord de Bougival prévoit de les repousser de nouveau, à la mi-2026.
L’accord de Bougival continue d’être défendu localement par l’ensemble du camp non indépendantiste, par L’Éveil océanien, parti « ni-ni » (ni indépendantiste ni loyaliste), ainsi que par le Parti de libération kanak (Palika) et l’Union progressiste en Mélanésie (UPM), deux mouvements indépendantistes modérés qui ont quitté le FLNKS en août 2024.




