Agenda militant
Ailleurs sur le Web
![S’abonner au flux RSS [RSS]](images/rss.jpg)
- Sondage présidentielle 2027 : Jean-Luc Mélenchon reprend le leadership à gauche (30/06)
- Taf, à la recherche du prolétariat perdu - Paul Martel (29/06)
- Déclaration du NPA-l’Anticapitaliste à l’issue de sa Conférence nationale (29/06)
- HARA-KIRI CONTRE CHARLIE HEBDO : NOTRE AVANT-DERNIÈRE GUERRE (29/06)
- Vienne, l’utopie réalisée du logement pour tous (27/06)
- CANICULE 2026 - Plan d’urgence du groupe parlementaire de La France insoumise (27/06)
- Pour Anasse et tous les soutiens à la Palestine : interventions (25/06)
- Scandale sur France Culture – Pour salir Mélenchon et réhabiliter Le Pen, Guillaume Erner diffuse un montage mensonger (25/06)
- La Banque de France identifie des signaux financiers comparables à l’avant crise des subprimes de 2008 (25/06)
- Leçons iraniennes (25/06)
- Réflexions caniculaires. La sortie du capitalisme est plus nécessaire que jamais (25/06)
- Revivez la fête de la musique de la France insoumise (24/06)
- Austérité et dérégulation : la Commission a présenté ses recommandations pour la France (24/06)
- Le gouvernement détourne les aides de l’Ademe pour financer l’un des plus gros pollueurs de France (24/06)
- Lordon : fermer la Bourse (24/06)
- Pro-nationalisations, pro-Israël ? Qui est vraiment Andy Burnham ? (24/06)
- Manuel Bompard sur TF1 ce mercredi (24/06)
- Quelle stratégie pour vaincre l’empire états-unien ? (23/06)
- Dossiers enterrés par la France et investigations ? Jean-Baptiste Rivoire (22/06)
- Intelligence Artificielle : Notre humanité en péril ? Eric Sadin (22/06)
- Manu Bompard et Manon Aubry dans les médias ce dimanche (21/06)
- Marx 2026 avec Contretemps (20/06)
- Tribune : "Nous condamnons un projet de société fondé sur la marginalisation de l’être humain et la destruction de notre milieu de vie" (20/06)
- La diplomatie française recrute des trolls pour faire la "guerre informationnelle" (20/06)
- Joseph Choonara : Où va le capitalisme ? (20/06)
Liens
La crise népalaise
Ces articles de la rubrique « Ailleurs sur le web » sont publiés à titre d'information et n'engagent pas la Tendance CLAIRE.
La crise népalaise | L’Anticapitaliste

Il a suffi de quelques jours pour que la situation bascule brutalement au Népal, débouchant sur de violentes émeutes. La démission du gouvernement Oli, la juriste Sushila Karki devenant Première ministre par intérim, a permis un retour au calme, même si le pouvoir réel est passé aux mains de l’armée.
Tout s’est joué très vite. La jeunesse, dite « Génération Z », s’est d’abord mobilisée via les réseaux sociaux pour dénoncer la corruption et les privilèges du personnel politique, les parlementaires s’accordant une généreuse subvention « logement » sans se soucier de la crise sociale qui frappe la majorité de la population. La circulation de vidéos montrant le train de vie de l’élite est devenue virale. Les manifestations ont alors commencé. La spirale répression-radicalisation s’est enclenchée quand le pouvoir a interdit l’usage des réseaux sociaux — sans lesquels les NépalaisEs perdent le contact avec leurs nombreux proches à l’étranger —, puis a utilisé les armes, faisant au moins 19 mortEs (dont des écolierEs en uniforme se rendant en classe).
La jeunesse contre des régimes dictatoriaux et corrompus
Le Népal était déjà une poudrière, alors que les capacités d’organisation des figures de la « Gen Z » restaient très faibles. En deux jours d’émeutes, les 8 et 9 septembre, nombre d’immeubles ont été incendiés, dont des hôtels. L’épouse d’un ministre est morte, brûlée vive. Le palais présidentiel, les résidences de personnalités, le Parlement, le Singha Durbar (où siégeaient de nombreuses administrations et ministères), la Haute Cour de Katmandou et la Cour suprême sont partis en flammes, emportant leurs archives — non numérisées. L’armée a imposé le couvre-feu et pris le contrôle.
De l’Indonésie au Bangladesh, la jeunesse se mobilise aujourd’hui contre des régimes dictatoriaux et corrompus, sans toutefois provoquer de telles émeutes. Dans le cas du Népal, bien des questions restent sans réponse, si ce n’est qu’une telle crise découle d’une conjonction de facteurs, à commencer par l’usure du pouvoir. En 2008, un soulèvement populaire avait mis fin à la monarchie absolue. Depuis, divers partis communistes se sont succédé au gouvernement, nouant des coalitions changeantes. K.P. Oli, Premier ministre au moment des émeutes, était ainsi étiqueté « communiste ». Mais ces partis se sont intégrés à l’oligarchie dominante, renonçant à des réformes radicales au nom d’alliances avec la « bourgeoisie nationale ».
Le Népal au cœur de la géopolitique sud-asiatique
Les partis communistes s’appuient sur la Chine, au grand déplaisir de l’Inde. Or, si le Népal (quelque 30 millions d’habitantEs) est connu comme un État himalayen, une partie de sa population vit dans la vallée du Gange, négligée par le pouvoir central. Le mouvement nationaliste hindouiste d’extrême droite indien a attisé la crise au nom de la défense de ces dernierEs, de même que des forces monarchistes népalaises revanchardes. Le pays devient ainsi un facteur clé de la géopolitique sud-asiatique.
Les organisations sœurs du NPA dans la région (et au-delà) se sont, dès le début, mobilisées en solidarité avec la Gen Z népalaise, tout en refusant de couvrir les émeutes et leur extrême violence. Cette solidarité internationale va devoir s’inscrire dans la durée, mais dans un contexte particulièrement difficile.
Pierre Rousset




