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LES METTRE AU PIED DU MUR, par Laurent Degousée
Ces articles de la rubrique « Ailleurs sur le web » sont publiés à titre d'information et n'engagent pas la Tendance CLAIRE.
LES METTRE AU PIED DU MUR, par Laurent Degousée. – Arguments pour la lutte sociale

Après une journée de blocages et de manifestations plus ou moins sauvages le 10 septembre dernier, c’est une mobilisation plus convenue, à l’appel de l’intersyndicale qui s’est constituée contre la réforme des retraites, qui a eu lieu ce jeudi : elle a compté plus d’un million de manifestant-es, dont des dizaines de milliers sur Paris, dans plus de 250 manifestations recensées dans tout le pays.
» Le possible ne préexiste pas, il est créé par l’événement. » Gilles Deleuze
C’était avant tout une journée de grève, que ce soit dans l’Education Nationale, les transports mais aussi dans le secteur privé : ainsi, le réseau ferré RATP était au point mort à l’exception des trois lignes automatiques. Et, en dépit de la stratégie de la tension déployée par le Ministre de l’Intérieur, les heurts entre les manifestant-es, sûrs de leur fait, et les forces de l’ordre ont été limités au grand désespoir des médias à l’affût des images chocs qui contribueraient à discréditer la mobilisation auprès d’une opinion plus que favorable.
Forte de ce succès, l’intersyndicale avait toute légitimité pour appeler dès vendredi à des suites rapides mais elle a choisi d’accorder du crédit au Premier Ministre, à la tête d’un gouvernement fantoche, en lui adressant un ultimatum qui expire le 24 septembre prochain. En réponse, elle sera reçue par ce dernier à cette date mais qu’attendre d’autre que du blablas de la part d’un responsable politique qui va jusqu’à mentir sur son CV ? Qui peut croire, par exemple, à la simple annonce de la suspension du passage de l’âge légal de la retraite à 64 ans tant cette mesure est consubstantielle de la violence sociale qu’est le macronisme, dont la seule feuille de route est la pressurisation du plus grand nombre au profit d’une minorité d’ultras-riches ?
En fait, les dirigeant-es syndicaux ne croient pas eux-mêmes à cet exercice convenu de dialogue social comme iels sont prêts à appeler à une nouvelle journée de mobilisation, a priori dès le 2 octobre prochain. Dans le même temps, la mouvance de l’appel Bloquons tout ! organise des rassemblements sur les places de nombreuses villes ce dimanche, l’occasion d’approfondir une dynamique d’auto-organisation. On peut aussi compter sur les instances de la CGT et de Solidaires, qui se réuniront d’ici là et ont peser dans la décision de ces deux centrales d’appuyer la date du 10, pour rompre avec la reproduction de la tactique perdante de 2023 des journées de mobilisation plus ou moins espacées.
Même si la grève générale ne se décrète pas et que la faiblesse de la représentation syndicale dans de nombreux secteurs de l’économie constitue un frein à la généralisation des grèves qui en est le déclencheur, mettons en débat l’organisation d’une montée nationale en octobre prochain sur Paris avant que leur budget, même amputé de ses mesures les plus rétrogrades, n’arrive à l’Assemblée Nationale. Nous n’avons pas peur, pour notre part, d’exacerber la crise politique qui nourrit elle-même celle sociale et inversement car la démocratie, la vraie et pas la leur corsetée et en faveur d’une minorité de plus en plus avide, est à ce prix !




