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Alimentation : Ordonnances vertes
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Associer, sur ordonnance, la délivrance de paniers bio et locaux, pour les femmes enceintes et les jeunes enfants, à des ateliers d’information sur les pesticides, c’est bon pour la santé, c’est bon pour l’égalité et l’agriculture paysanne !
1 000 jours décisifs
La période des 1 000 jours entre le début de la grossesse et l’âge de deux ans est d’une importance majeure pour la santé future et le développement cérébral. Durant cette phase, le cerveau d’un enfant triple de volume et les expositions environnementales, qu’elles soient chimiques ou autres, peuvent laisser une empreinte durable.
L’Inserm a établi un lien entre l’exposition à certains polluants chimiques, comme les pesticides, et les cancers, notamment pédiatriques, la prématurité ou certaines maladies neurodégénératives. Dans le même temps, les études NutriNet-Santé ont démontré que les consommateurs de produits bio présentent un risque réduit de développer ces pathologies. Les familles modestes consomment deux fois moins de fruits et légumes que les plus aisées, et se tournent souvent vers des aliments ultra-transformés, les plus mauvais pour la santé. En France la hausse de la mortalité néonatale se concentre dans les communes les plus pauvres, avec un risque 1,7 fois supérieur de mourir dans les 28 premiers jours, selon qu’on habite dans les communes les plus défavorisées ou les plus favorisées.
Des ordonnances vertes
En partant de ce constat largement reconnu par la communauté scientifique, une tribune signée par plus de 1 000 professionnels de santé, et soutenue par Alerte des Médecins sur les Pesticides et les Perturbateurs Endocriniens, propose aux municipalités de mettre en place des ordonnances vertes.
Elles associent un programme d’information (sur les pesticides, l’alimentation, l’alcool, le tabac, la qualité de l’air, la santé au travail, l’activité physique…) et la délivrance de paniers de produits bio et locaux, financés notamment par les communes. C’est bon pour la santé, c’est bon pour l’égalité et l’agriculture paysanne !
Ainsi à Strasbourg, les femmes enceintes ou en parcours de PMA peuvent recevoir, sur prescription médicale, des paniers hebdomadaires de fruits et légumes bio et locaux, tout en participant à des ateliers de sensibilisation à la santé environnementale animés par des professionnels (éco-conseillers, infirmières, sages-femmes, diététiciennes). Avec un coût moyen de 420 euros par grossesse, cofinancé par la Ville, l’ARS, l’Assurance Maladie et des acteurs locaux, les bienfaits de cet investissement social sont considérables : meilleure santé maternelle et infantile, soutien à l’agriculture bio et aux circuits courts, meilleure cohésion sociale, préservation de l’environnement. 90 % des participantes ont modifié durablement leurs habitudes alimentaires, et maintenu ces comportements après la naissance.
La santé environnementale augmente l’espérance de vie en bonne santé et réduit les inégalités sociales de santé. Elle soutient l’agriculture biologique et locale contre l’agrobusiness. Elle favorise le pouvoir des femmes sur leur vie et la santé, les mobilisations contre l’usage des pesticides et la loi Duplomb, ainsi que le contrôle populaire sur les communes. Alors pourquoi s’en priver !
Frank Prouhet, à partir de la tribune de l’Alerte Médecins Pesticides




