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Nouvelle-Calédonie : non-lieu général ordonné en faveur des militants kanak de la CCAT
Ces articles de la rubrique « Ailleurs sur le web » sont publiés à titre d'information et n'engagent pas la Tendance CLAIRE.

Un non-lieu général a été ordonné par les juges d’instruction parisiens en faveur des militants kanak de la Cellule de coordination des actions de terrain (CCAT), parmi lesquels le leader indépendantiste Christian Tein, dans l’enquête sur les émeutes ayant éclaté en 2024 en Nouvelle-Calédonie, a appris l’Agence France-Presse (AFP), vendredi 5 juin, de sources proches du dossier.
Ouverte en 2024 sur place, l’information judiciaire sur la CCAT, à l’origine de la mobilisation dans l’archipel d’Océanie, avait été dépaysée à Paris en janvier 2025. Quatorze personnes, dont M. Tein, ont été mises en examen dans ce dossier. Le parquet de Paris a annoncé faire appel, estimant qu’« il reste des actes d’investigation à mener ».
« La défense de Christian Tein salue le travail considérable des magistrats instructeurs parisiens qui viennent de lui rendre justice », ont commenté auprès de l’AFP ses avocats, Mes Florian Medico, Pierre Ortet et François Roux. « Après un transfèrement de 17 000 kilomètres dans des conditions indignes, une détention provisoire de près d’un an loin des siens, des attaques politiques et des accusations mensongères, une défense pied à pied pour démontrer sa totale innocence, Christian Tein est totalement mis hors de cause, comme les autres mis en cause », saluent-ils. « C’est évidemment une très grande satisfaction, mais aussi le constat sidérant d’une action initiale qui a eu pour but de museler un homme politique », ajoutent-ils.
« Tous les avocats de la défense se réjouissent de cette excellente nouvelle. Nous avons parié que les juges d’instruction à Paris sauraient dire la vérité, prouver l’innocence de nos clients et nous avons eu raison. Une belle démonstration de ce qu’est un Etat de droit », a déclaré de son côté Me François Saint-Pierre, avocat de Frédérique Mulavia, l’une des mises en examen.
Au printemps de 2024, la Nouvelle-Calédonie avait connu une vague d’émeutes, l’une des plus graves crises de son histoire, conduisant Emmanuel Macron à déclencher l’état d’urgence. Les violences ont fait 15 morts et provoqué plus de 2 milliards d’euros de dégâts. En juin 2024, une vague d’interpellations avait visé la CCAT, « structure organisée composée de donneurs d’ordres et d’exécutants » soupçonnée à l’époque d’avoir mis au point un plan pour « déstabiliser les unités économiques, les administrations et les services de l’Etat ».




