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Le PS et l'UMP hurlent contre le "mur des cons" du syndicat de la magistrature
Ces articles de la rubrique « Ailleurs sur le web » sont publiés à titre d'information et n'engagent pas la Tendance CLAIRE.
Le Conseil supérieur de la magistrature (CSM), instance de nomination et de discipline des magistrats, devra apprécier s'il y a eu "manquement à la déontologie" de la part du SM, qui avait exposé dans son local syndical parisien un "mur des cons" regroupant des dizaines de photos de personnalités du monde politique, médiatique et judiciaire.
Pour la garde des Sceaux, le syndicat "a pris des risques (...), à en juger les menaces de récusation (de magistrats)" dans des procédures en cours.
"C'est un acte insupportable, stupide et malsain", a-t-elle dit en réponse au sénateur UMP Antoine Lefèvre, qui lui reprochait d'avoir minimisé l'initiative du 2e syndicat de magistrats, classé à gauche.
La ministre condamne ainsi dans des termes plus forts le trombinoscope du SM, qu'elle avait seulement qualifié la veille d'"action malheureuse" et "inadmissible" devant l'Assemblée nationale, affirmant que les offensés étaient libres de porter plainte.
"Ce qui est important, c'est que notre magistrature retrouve sa noblesse et que nous puissions la débarrasser du soupçon qui pèse sur son impartialité", a-t-elle justifié au Sénat.
Plus tôt dans la journée, Mme Taubira exprimait dans un communiqué sa "vive émotion" et sa "consternation" au sujet de l'initiative du SM, qu'elle "condamne". Mais restait silencieuse sur l'hypothèse d'une saisine du CSM plusieurs fois réclamée par la droite, notamment par le chef de file des députés UMP, Christian Jacob, qui a écrit au président Hollande en ce sens.
"Private joke"
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"Ce mur a été fait à une ancienne époque, sous l'ère Sarkozy, où les magistrats étaient attaqués de toutes parts", avait tenté de relativiser mercredi la présidente du SM, Françoise Martres, qualifiant ce trombinoscope de "défouloir" sur un mode "potache".
Le SM a depuis démonté son "mur". Dès mercredi, le syndicat avait jugé que sa "private joke" étant devenue publique, elle n'avait plus lieu d'être.
Mais la classe politique de droite a condamné à l'unisson "une liste noire" et "une remise en cause de l'impartialité de la justice", selon les termes du député UMP Luc Chatel, lui-même un épinglé du mur.
Le feu des critiques était également attisé par la gauche, qui après être restée discrète a elle aussi condamné jeudi le désormais célèbre "mur des cons".
"C'est pas supportable", a réagi dans la matinée le président de l'Assemblée Claude Bartolone (PS), tandis que la ministre des Affaires sociales Marisol Touraine jugeait la démarche "inappropriée".
Sur ce panneau aux multiples visages, on pouvait reconnaître Nadine Morano, le ministre de l'Intérieur Manuel Valls, le juge Philippe Courroye, Jacques Attali ou le journaliste David Pujadas, parfois affublés de légendes infamantes. L'ex-ministre UMP Brice Hortefeux y était ainsi rebaptisé "l'homme de Vichy".
Plusieurs personnalités s'étant reconnues sur le "mur" ont prévu de porter plainte pour "injures". Parmi elles, Robert Ménard, ex-président de Reporters sans frontières, ou le général à la retraite Philippe Schmitt, qui est le père d'Anne-Lorraine, assassinée de 34 coups de couteau par un récidiviste dans le RER en 2007.
Ce dernier, qui a dit son "profond dégoût" de figurer sur le mur, milite notamment depuis la mort de sa fille pour un durcissement des modalités de remise en liberté conditionnelle des détenus. "Est-ce pour cela que je suis infréquentable?", a-t-il commenté auprès de l'AFP.
Aucune plainte n'avait encore été enregistrée jeudi après-midi, selon une source judiciaire.




