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Plus de 6000 antifascistes défilent à Paris

antifa

Brève publiée le 24 juin 2013

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Les brèves publiées dans cette rubrique « Informations et analyses » le sont à titre d'information et n'engagent pas la Tendance CLAIRE.

(Le Parisien)Plusieurs milliers de personnes - 6000 selon la police- ont défilé dimanche après-midi à Paris pour dénoncer le fascisme, une quinzaine de jours après la mort de Clément Meric et de nombreuses vitrines ont été brisées sur leur passage. Un cortège dense et hétéroclite s'est élancé vers 15 heures de la place de l'Opéra (IIe), rassemblant des militants de partis politiques (NPA, Parti de Gauche), des groupes anarchistes, des associations (Attac, SOS homophobie) et des syndicats (Unef, CGT).

Défilant derrière des banderoles proclamant «Le fascisme tue, l'islamophobie tue», ou représentant le visage de Clément Méric tué dans une rixe opposant antifascistes et militants d'extrême droite, les manifestants ont scandé «Clément, Clément, antifa» ou encore «Pas de quartiers pour les fachos, pas de fachos dans nos quartiers».

Mais le rassemblement dépassait la simple revendication antifasciste. Des affiches et banderoles dénonçaient pêle-mêle l'islamophobie ou les actes homophobes.

Plusieurs commerces vandalisés sur leur passage

«On est là pour montrer qu'on ne renonce pas à un certain nombre de choses (...). Il faut riposter et refuser la volonté d'exclure de ces gens-là», explique Raynaldo Vidal, 55 ans, militant du Nouveau parti anticapitaliste (NPA). «C'est inimaginable que quelqu'un puisse mourir pour ses engagements», a estimé Ronan Rosec, de SOS Homophobie.

Vêtus de noir, une trentaine de manifestants ont déployé pendant quelques minutes une banderole sur la façade de l'Opéra fustigeant le fascisme, avant un défilé rythmé par des bruits de fumigènes et de pétards. Au passage du cortège, des personnes ont agité des drapeaux français et de la Manif pour tous à la fenêtre d'un immeuble, suscitant la colère d'un groupe de manifestants qui ont forcé la porte de l'immeuble et l'ont tagué, a constaté un journaliste de l'AFP.

Le cortège s'est dispersé en fin d'après-midi place de la Bataille de Stalingrad (XIXe).

Des vitrines de commerces auraient également été vandalisées sur le passage du cortège.

Quatorze personnes ont été interpellées, a annoncé le ministère de l'Intérieur qui s'est félicité de ces arrestations. Le ministre de l'Intérieur «tient à saluer le travail sur le terrain des services de la préfecture de police qui vont continuer à exploiter les nombreuses vidéos enregistrées tout au long de ce rassemblement.»

«Ce sont des groupes ultra-radicaux de casseurs violents et très mobiles qui étaient venus en découdre», a précisé une source proche du dossier.