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Brésil : la contestation gagne les favelas après la mort de huit civils
Ces articles de la rubrique « Ailleurs sur le web » sont publiés à titre d'information et n'engagent pas la Tendance CLAIRE.
Neuf morts dont un policier, voici le bilan de la nuit de violence qu'a vécu le complexe du Maré, un ensemble de favelas situé au nord de Rio, sur la route qui mène à l'aéroport. Lundi soir, en marge d'une manifestation à proximité de cette zone, des jeunes ont commencé à voler des manifestants et des automobilistes bloqués sur l'Avenue Brésil. La police allait les poursuivre toute la nuit dans le dédale de ruelles et provoquer ce que les habitants nommaient comme un «massacre».
Mardi, l'ONG Observatoire des favelas a organisé une manifestation dans le complexe même pour obtenir le départ des forces de l'ordre, dont le Bataillon des forces spéciales (BOPE). Environ 300 personnes ont manifesté aux cris de «sans violence», «pas de canon mais des investissements» dans des rues où tous les commerces avaient baissé leurs rideaux. Le chiffre de 13 morts a circulé sur les réseaux sociaux, sans qu'il soit possible de le vérifier. «Nous voulons éviter toute effusion de violence. L'attitude de la police est scandaleuse, sa réponse a été totalement disproportionnée pour ce qui s'est passé. Nous déplorons la mort du policier, mais l'Etat ne doit pas agir avec autant de violence, on a l'impression qu'il s'agit d'une vengeance», a affirmé Jailson de Souza, le directeur de l'Observatoire. Dans un court communiqué de presse, la police au contraire estime «avoir agi conformément au droit». Elle a déclaré qu'il y avait eu neuf morts et neuf blessés. Plusieurs habitants montraient à la presse présente les traces de la violence dans leurs maisons où les policiers seraient rentrés dans la nuit pour «chercher des suspects».
Une seconde victoire du mouvement
La Commission des droits de l'homme va accompagner l'enquête pour connaître les conditions qui ont conduit à la mort de huit habitants de cette favela, stratégique pour les Journées mondiales de la jeunesse, qui se tiendront fin juillet à Rio. Mardi et pour la première fois à Rio, une grande manifestation est partie de la favela Rocinha, l'une des plus grandes d'Amérique latine et s'est dirigée vers le bord de mer. Les habitants de la favela Vidigal se sont joints eux aussi à la marche un peu plus tard. Les revendications demandaient aussi plus d'investissements publics mais cette fois, dans les favelas. Quelques pancartes évoquaient les morts du complexe du Maré.
Dans la soirée, la première chambre du Congrès a voté à une écrasante majorité contre une loi que les manifestants dénoncent depuis le début du conflit: la loi dite du PEC 37 qui prévoyait de retirer le pouvoir d'enquêter aux parquets. Cette victoire a été fêtée dans la rue mais également sur les réseaux sociaux. «Après la baisse du prix des transports, voici la seconde victoire du mouvement», ont jubilé les Anonymous Brésil sur leur page Facebook. Des violences ont éclaté à Porto Alegre, une des villes où les affrontements sont quotidiens entre police et manifestants. A Belo Horizonte, des heurts se sont également produits alors que la capitale du Minas Gerais accueille mercredi le match très attendu entre l'Uruguay et le Brésil. Les autorités ont annoncé que 5000 policiers militaires (PM) allaient être déployés dans la ville pour assurer la sécurité pendant la rencontre.
Les principales centrales syndicales brésiliennes ont par ailleurs annoncé mardi une grève le 11 juillet, à la veille d'une rencontre, mercredi à Brasilia avec la présidente Dilma Rousseff.




