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Retraite : la journée d’action contre la réforme s’annonce peu suivie
Ces articles de la rubrique « Ailleurs sur le web » sont publiés à titre d'information et n'engagent pas la Tendance CLAIRE.
(Les Echos) La CGT, FO, la FSU, Solidaires et des organisations de jeunesse appellent à défiler mardi. La mobilisation devrait être limitée, même si le mot d’ordre choisi inclut salaires et emploi.
Mardi, le gouvernement a rendez-vous avec la rue. La CGT, la FSU, Solidaires ainsi que FO appellent les salariés à manifester. Le symbole est fort : il y a trois ans, à trois jours près, le 7 septembre 2010, entre 1,12 million (selon la police) et 2,73 millions de personnes (d’après la CGT) avaient défilé contre la réforme des retraites de Nicolas Sarkozy. Mais la barre apparaît à tous bien trop haute pour être atteinte. Même si, pour tenter de ratisser large, début juillet, lorsque la date du 10 septembre a été arrêtée, il a été décidé d’appeler sur un mot d’ordre très large : les salaires, l’emploi et, en troisième position seulement, la retraite.
Aucun organisateur ne se risque à le dire haut et fort, mais tous en conviennent en aparté : la mobilisation ne sera pas au rendez-vous. « Il y aura du monde » et « on mesurera l’état de la mobilisation à ce qu’on pourra obtenir », a dit Thierry Lepaon (CGT) jeudi. « Ce ne sera pas une déferlante, mais de bonnes manifs militantes », commente un autre syndicaliste.
Marqueurs de gauche
Il faut dire que le gouvernement a bien joué sur le calendrier comme sur le contenu de sa réforme. En 2010, elle avait été connue en juin et les syndicalistes étaient allés tout l’été au contact des salariés. Jean-Marc Ayrault a attendu la rentrée, et la mesure la plus douloureuse pour les salariés – le passage progressif à 43 ans de cotisation – est pour l’après 2020. Cette mesure n’est de surcroît pas du même registre que la remise en cause de la retraite à 60 ans de la réforme Sarkozy. Le fait que François Hollande ne revienne pas sur son relèvement à 62 ans semble être accueilli avec fatalisme par l’opinion. Avoir agité le chiffon rouge d’une réforme des retraites des fonctionnaires, puis rapidement fait machine arrière a aussi calmé le jeu dans le public.
Par ailleurs, d’autres mesures sont des marqueurs de gauche : pénibilité, temps partiels, etc. Un sondage de BVA pour iTélé montre certes que deux Français sur trois se déclarent « opposés » à la réforme, mais plus de deux-tiers des sympathisant de gauche, les plus enclins à défiler avec les syndicats, se déclarent favorables à ses grandes orientations et 58 % la jugent juste.
La réforme cible les jeunes
Dans ce contexte, non seulement le monde syndical est divisé, la CFDT, la CFTC et la CGC n’appelant pas à défiler le 10 septembre, mais même les autres organisations pointent des aspects positifs, chacun s’en attribuant la paternité. L’objectif est « d’améliorer le projet », dit Thierry Lepaon, « nous influerons sur le débat parlementaire », annonce Jean-Claude Mailly. La journée vise avant tout à prendre date. Sur ce plan, elle devra être comparée au flop du 5 mars contre l’accord sur l’emploi.
Mais l’horizon n’est pas totalement dégagé pour autant. Alors que François Hollande a affiché la jeunesse comme priorité, la CGT comme FO ne manquent pas de souligner que la réforme cible surtout les jeunes, un argument relayé par l’UMP. Et qui fait mouche. L’Unef, la JOC et Génération précaire appellent à défiler. Cela ne fera pas masse : les étudiants ne sont pas encore rentrés. En 2010, bien que concernés, ils ne s’étaient pas non plus beaucoup mobilisés. C’est cependant le signe que le climat social est fragile.




