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Appel à la grève le 7 novembre à France Télévisions
Ces articles de la rubrique « Ailleurs sur le web » sont publiés à titre d'information et n'engagent pas la Tendance CLAIRE.
(Le Monde) Les salariés de France Télévisions sont appelés à faire grève le 7 novembre contre le plan de départs volontaires présenté par la direction. Les syndicats de la télévision publique (CGT, CFDT, FO, SNJ, CGC) invitent à cesser le travail pourprotester contre ce qu'ils qualifient de plan social déguisé.
La direction a annoncé un plan de départs concernant 361 postes qui doit ramenerl'effectif moyen du groupe audiovisuel public à 9 750 équivalents temps-plein à l'horizon 2015, contre 10 490 en 2012 et environ 10 150 en 2013.
Concrètement la grève, si elle est suivie, empêchera surtout la diffusion des émissions en direct et des journaux télévisés.
"Nous ne sommes pas contre un plan de départs volontaires mais contre les suppressions de postes, puisque la direction ne veut pas remplacer les départs. Nous demandons des négociations sur un plan de rajeunissement des effectifs", a indiqué Antoine Chuzeville (SNJ). "Nous demandons le retrait de ce plan, qui est un plan de licenciements. S'y ajoute un autre concernant les non-permanents, qui représentent 20 à 25 % des effectifs du groupe", a renchéri Eric Vial (FO).
"LA PARTIE ÉMERGÉE DE L'ICEBERG"
Les syndicats ont souligné que la nouvelle "loi sur la sécurisation de l'emploi" du 14 juin permet à la direction d'appliquer son plan au bout de quatre mois sans négociations, sauf recours en justice. "La direction nous a dit qu'elle attendait les décrets d'application de la loi pour lancer son plan, ont-ils affirmé. Nous allons êtrela première entreprise, après Alcatel, à en essuyer les plâtres."
"Les 361 postes annoncés ne sont que la partie émergée de l'iceberg. Entre postes gelés, non remplacés et non-permanents écartés alors qu'ils travaillent pour France Télévisions depuis des années. Nous ne pouvons pas mesurertoutes les suppressions d'emplois, mais c'est au moins le double", a commenté Eric Vial.
"Nous n'accepterons comme ordre du jour dans toutes les instances de négociation que le retrait du plan, a précisé Marc Chauvelot (CGT). Cette entreprise est dans un shaker permanent depuis cinq ans. Les salariés ne peuvent encaisser davantage."




