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Législatives en Argentine : dur revers pour la présidente Kirchner
Ces articles de la rubrique « Ailleurs sur le web » sont publiés à titre d'information et n'engagent pas la Tendance CLAIRE.
(Le Monde) Le parti de la présidente péroniste Cristina Kirchner a subi un dur revers dans les cinq provinces les plus importantes du pays et dans la capitale, lors des élections législatives partielles qui se sont déroulées dimanche 27 octobre en Argentine.
Après dix ans au pouvoir, le Front pour la victoire (FPV), la coalition présidentielle, conserve toutefois une majorité relative au Parlement et reste la première forcepolitique du pays. Le scrutin, qui portait sur le renouvellement de la moitié de la Chambre des députés et du tiers du Sénat, marque le début de la course présidentielle en 2015. La Constitution ne permet pas à Mme Kirchner de briguer un troisième mandat consécutif.
La défaite la plus cuisante a été dans la province de Buenos Aires, fief électoral dupouvoir qui représente 40 % de l'électorat. A la tête du Front rénovateur, créé il y a seulement quelques mois, le péroniste dissident, Sergio Massa, a devancé le candidat du FPV, Martin Insaurralde, de douze points.
A 41 ans, M. Massa, maire de Tigre, une localité bourgeoise du nord de Buenos Aires, est un ancien allié de la présidente Kirchner dont il fut chef de cabinet de 2008 à 2009. Il se positionne désormais comme un candidat à l'investiture péroniste en vue de la présidentielle. M. Massa a su capter les déçus du kirchnérisme en dénonçant l'inflation – plus de 25 % par an – et l'insécurité, les deux préoccupations majeures des citoyens. "Un chemin d'espoir est né dans notre province et dans notre pays", a lancé M. Massa, qui fera son entrée à la Chambre basse avec un bloc de quinze députés.
"TRIOMPHE POUR L'OPPOSITION"
En dépit de ses divisions, l'ensemble de l'opposition s'est renforcée. Dans la capitale, traditionnellement anti-péroniste, le parti de droite du maire de Buenos Aires, Mauricio Macri, l'a largement emporté. "Demain, nous commençons avec un nouveau plan politique", a déclaré M. Macri, qui a annoncé qu'il serait candidat à la présidence.
Arrivée en seconde position à Buenos Aires, une coalition de centre-gauche, a gagné trois sénateurs. Parmi eux, le cinéaste Fernando "Pino" Solanas. Une autre formation péroniste dissidente s'est imposée dans la province industrielle de Cordoba. Les socialistes arrivent en tête dans la province agricole de Santa Fe et les radicaux dans celle, viticole, de Mendoza.
"Sept suffrages sur dix se sont portés contre le gouvernement. Cette élection a été un triomphe pour l'opposition", estime l'analyste politique Rosendo Fraga."Notre majorité à la Chambre et au Sénat continuera", a affirmé le ministre de ladéfense Agustin Rossi. Pour le politologue Marcos Navarro, "le défi du gouvernement ne sera pas tant l'opposition que ses propres alliés au Congrès, qui vont commencer à former de nouvelles alliances politiques en vue de la présidentielle".
KIRCHNER EN CONVALESCENCE
Le parti officiel a tenté de retenir l'adhésion populaire en comparant la situation actuelle de l'Argentine avec la crise financière traumatique de 2001, rappelant les mesures sociales prises depuis dix ans, l'assignation universelle par enfant que reçoivent les chômeurs pour 3,5 millions d'enfants, l'augmentation des retraites, le chômage ramené à 7 %, tout en revendiquant l'intervention de l'Etat dans l'économie.
Au pouvoir depuis 2007, après avoir été réélue haut la main en 2011, avec 54 % des suffrages, Cristina Kirchner (60 ans) a suivi le scrutin depuis la résidence présidentielle, où elle est convalescente après avoir été opérée, le 8 octobre, d'un hématome au cerveau, consécutif à une chute. Elle n'a pas voté dimanche, car les médecins lui ont interdit de voyager en avion pour se rendre en Patagonie, où elle est inscrite sur les listes électorales.
Son fils Maximo Kirchner a indiqué "qu'elle allait mieux", mais ne savait pas quand elle reprendrait ses fonctions. Ces législatives coïncidaient avec le troisième anniversaire de la mort de l'ancien président Nestor Kirchner, le 27 octobre 2010. Le vote est obligatoire en Argentine. Pour la première fois, les jeunes à partir de 16 ans étaient appelés aux urnes, soit 600 000 des 30 millions d'électeurs.




