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SNCM : la grève reconduite jusqu'à lundi matin
Ces articles de la rubrique « Ailleurs sur le web » sont publiés à titre d'information et n'engagent pas la Tendance CLAIRE.
(Le Parisien) Les marins CGT de la SNCM, à Marseille (Bouches-du-Rhône), ont décidé ce samedi matin, en assemblée générale, de reconduire leur mouvement de grève jusqu'à lundi, et non plus pour 24 heures seulement comme ils l'avaient fait jusqu'à présent. Selon La Provence, ils doivent se réunir à nouveau en assemblée générale lundi matin pour étudier la suite de leur mouvement. Les salariés grévistes de la compagnie maritime reprochent au gouvernement de renier ses engagements.
Vendredi, sur RMC, le ministre des Transports Frédéric Cuvillier a renvoyé la balle à la direction, l'appelant à prendre des mesures de redressement «rapidement». Il faisait écho aux propos du Premier ministre Jean-Marc Ayrault qui, mardi, avait promis une aide de trésorerie de 30 millions d'euros. Or pour les dirigeants et les syndicats de la SNCM, le retour à l'équilibre passe d'abord par un plan industriel de sauvetage, qui prévoit la commande de quatre navires propulsés au gaz, permettant des gains de productivité. Ce plan, validé en juin et voté en septembre par les actionnaires (dont l'Etat), programmait ces commandes dès fin 2013, pour des livraisons de 2016 à 2018, avec en parallèle la suppression de 500 postes sans départs contraints.
«Union sacrée» dans l'entreprise
«Le fait que le gouvernement nous dise "redressement d'abord, lancement des commandes de bateaux après", ce n'est pas sérieux et c'est en contradiction totale avec le plan», a réagi vendredi Maurice Perrin, délégué CFE-CGC, évoquant «une union sacrée» dans l'entreprise entre marins, officiers et sédentaires. Lors d'une réunion en préfecture vendredi après-midi, les salariés ont demandé confirmation qu'il n'y a «pas de reniement» de ce plan. «Plus que jamais, il nous faut une position claire du gouvernement», a insisté Maurice Perrin, également membre de l'intersyndicale. Dans le même temps, le ministre des Transports annonçait vouloir réunir dans les prochains jours les acteurs du dossier pour étudier comment financer l'achat des bateaux. «Toutes les initiatives seront bonnes, a souligne Frédéric Cuvillier. On peut le faire notamment par une implication de la Caisse des dépôts et de la BPI».
La CGT et la direction de la SNCM mettent en avant deux autres points de désaccord. Revendiquant l'obligation pour tout opérateur établi en France d'armer ses navires sous pavillon français de premier registre, ils estiment que la compagnie privée Corsica Ferries, aux navires battant pavillon italien et aux équipages multinationaux, crée une «distorsion de concurrence». Le ministre a annoncé l'entrée en vigueur «dans les prochains jours» d'un décret qui «permettra de rétablir la situation», en «obligeant les compagnies étrangères qui interviennent dans les eaux intérieures à s'aligner sur les règles sociales françaises». Des termes jugés trop flous par la CGT.
Enfin, face au souhait de Veolia de se désengager de l'actionnariat, les syndicats réclament une table ronde pour plancher sur un «actionnariat public d'intérêt général» avec la CDC et les collectivités, aux côtés de l'Etat (25%) et des salariés (9%). Sans réponse concrète pour l'instant.
Vendredi, sur RMC, le ministre des Transports Frédéric Cuvillier a renvoyé la balle à la direction, l'appelant à prendre des mesures de redressement «rapidement». Il faisait écho aux propos du Premier ministre Jean-Marc Ayrault qui, mardi, avait promis une aide de trésorerie de 30 millions d'euros. Or pour les dirigeants et les syndicats de la SNCM, le retour à l'équilibre passe d'abord par un plan industriel de sauvetage, qui prévoit la commande de quatre navires propulsés au gaz, permettant des gains de productivité. Ce plan, validé en juin et voté en septembre par les actionnaires (dont l'Etat), programmait ces commandes dès fin 2013, pour des livraisons de 2016 à 2018, avec en parallèle la suppression de 500 postes sans départs contraints.
«Union sacrée» dans l'entreprise
«Le fait que le gouvernement nous dise "redressement d'abord, lancement des commandes de bateaux après", ce n'est pas sérieux et c'est en contradiction totale avec le plan», a réagi vendredi Maurice Perrin, délégué CFE-CGC, évoquant «une union sacrée» dans l'entreprise entre marins, officiers et sédentaires. Lors d'une réunion en préfecture vendredi après-midi, les salariés ont demandé confirmation qu'il n'y a «pas de reniement» de ce plan. «Plus que jamais, il nous faut une position claire du gouvernement», a insisté Maurice Perrin, également membre de l'intersyndicale. Dans le même temps, le ministre des Transports annonçait vouloir réunir dans les prochains jours les acteurs du dossier pour étudier comment financer l'achat des bateaux. «Toutes les initiatives seront bonnes, a souligne Frédéric Cuvillier. On peut le faire notamment par une implication de la Caisse des dépôts et de la BPI».
La CGT et la direction de la SNCM mettent en avant deux autres points de désaccord. Revendiquant l'obligation pour tout opérateur établi en France d'armer ses navires sous pavillon français de premier registre, ils estiment que la compagnie privée Corsica Ferries, aux navires battant pavillon italien et aux équipages multinationaux, crée une «distorsion de concurrence». Le ministre a annoncé l'entrée en vigueur «dans les prochains jours» d'un décret qui «permettra de rétablir la situation», en «obligeant les compagnies étrangères qui interviennent dans les eaux intérieures à s'aligner sur les règles sociales françaises». Des termes jugés trop flous par la CGT.
Enfin, face au souhait de Veolia de se désengager de l'actionnariat, les syndicats réclament une table ronde pour plancher sur un «actionnariat public d'intérêt général» avec la CDC et les collectivités, aux côtés de l'Etat (25%) et des salariés (9%). Sans réponse concrète pour l'instant.




