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Soutien total aux salariés de Goodyear qui séquestrent leurs exploiteurs

Goodyear lutte-de-classe

Brève publiée le 7 janvier 2014

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Les brèves publiées dans cette rubrique « Informations et analyses » le sont à titre d'information et n'engagent pas la Tendance CLAIRE.

Goodyear : deux dirigeants d'Amiens-Nord toujours séquestrés :
http://www.lemonde.fr/economie/article/2014/01/06/goodyear-deux-dirigeants-de-l-usine-sequestres-sur-le-site-d-amiens-nord_4343484_3234.html

   PARIS, 07 jan 2014 (AFP) - L'ex-Premier ministre UMP Jean-Pierre Raffarin a prôné mardi "la fermeté" et le respect de "l'état de droit" dans l'affaire de l'usine Goodyear d'Amiens-nord, dont des salariés retiennent deux dirigeants, tandis qu'Eric Ciotti, également UMP, a recommandé le recours à la force publique.

      Comme Europe 1 lui demandait s'il était possible de "négocier du social" dans ces conditions, le sénateur a tranché: "Bien sûr que non, et je condamne toute forme de violences".

      "Le dialogue social dans notre pays est insuffisamment organisé", a-t-il observé.

      "Les syndicats aujourd'hui doivent réfléchir sur leurs méthodes d'action et la manière dont ils doivent condamner la violence", a ajouté l'élu de la Vienne.

      L'attitude du gouvernement ? "Il faut de la fermeté", "ce qu'on demande au gouvernement, c'est de faire respecter l'état de droit. Quand une église est attaquée et profanée, le gouvernement doit faire respecter l'état de droit. Mais c'est vrai aussi dans une entreprise".

      Le directeur de production et le directeur des ressources humaines étaient toujours retenus mardi matin, depuis 10H30 lundi, dans une salle de réunion de l'usine, dont une des portes a été bloquée.

      La CGT, ultra-majoritaire à Amiens-Nord, espère l'application d'une version "améliorée" d'un plan de départs volontaires abandonné en 2012.

      Sur RTL, à la mi-journée, l'UMP Eric Ciotti, également président du conseil général des Alpes-maritimes, a parlé "d'extrémistes qui manipulent" et de "syndicats archaïques".

      S'il peut "comprendre le sentiment de ces ouvriers" qui ont été "abusés, trompés par le gouvernement" puisque "François Hollande était allé les soutenir", il a condamné "la violence" qui "n'a pas sa place dans le dialogue social".

      "L'Etat doit prendre ses responsabilités, faire respecter les lois" et "faire en sorte que très vite, dès cet après-midi, le recours à la force publique soit utilisé pour libérer ces deux dirigeants", a insisté M. Ciotti.

  LILLE, 07 jan 2014 (AFP) - La direction de Goodyear pour la France a annoncé à l'AFP qu'elle refusait de rencontrer les élus du personnel d'Amiens-Nord tant que deux cadres de l'usine seraient séquestrés.

      "La direction de GDTF (Goodyear-Dunlop Tires France) ne participera à aucune réunion avec les représentants des salariés tant que deux de ses dirigeants seront séquestrés", a indiqué, sans plus de précision, à l'AFP la direction de l'équipementier en France.

      Des salariés de l'usine Goodyear d'Amiens-Nord retenaient toujours mardi matin les deux dirigeants qu'ils séquestrent depuis la veille sur le site du fabricant de pneumatiques menacé de fermeture.

      "Tant que les cadres ne seront pas libérés, il n'y aura pas de réunion? Et bien nous on dit que tant qu'il n'y aura pas de réunion, ils ne seront pas libérés", a réagi Mickaël Wamen, leader de la CGT, syndicat ultra-majoritaire à Amiens-Nord.

      Le directeur de production de l'usine, Michel Dheilly, et le directeur des ressources humaines (DRH), Bernard Glesser, sont retenus depuis 10H30 (09H30 GMT) lundi dans une salle de réunion, dont une des portes a été bloquée par un imposant pneu agraire, et où ils ont passé la nuit de lundi à mardi.

      La CGT avait annoncé la tenue d'une réunion dans les locaux de l'inspection du travail d'Amiens à 10H00 entre représentants du personnel, représentants de l'Etat et de la direction, tout en indiquant qu'elle en attendait confirmation.

      Le syndicat espère l'application d'une version "améliorée" d'un plan de départs volontaires (PDV) abandonné en 2012, avec des primes de licenciement "qui soient au minimum sur les bases du PDV" et des congés de reclassement allongés.

      "Si on les laisse partir, c'est comme si on n'avait rien fait", avait affirmé pour la CGT Mickaël Mallet à propos des cadres.

      La CGT avait multiplié ces derniers mois les procédures judiciaires pour faire annuler la fermeture de l'usine et les 1.173 suppressions de postes qu'elle risque d'entraîner, sans succès.