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Cinq élus CGT de Goodyear libres après une garde à vue à Amiens

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Brève publiée le 28 mars 2014

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Les brèves publiées dans cette rubrique « Informations et analyses » le sont à titre d'information et n'engagent pas la Tendance CLAIRE.

(Libération) Les syndicalistes avaient été placés en garde à vue mercredi dans le cadre d’une enquête pour violences, dégradations et menaces. Parmi eux, Mickaël Wamen, leader du combat des salariés d’Amiens-Nord contre la fermeture de leur usine, finalement annoncée en janvier 2013.

Quatre élus de la CGT Goodyear Amiens-Nord, interpellés mercredi matin dans le cadre d’une enquête pour violences, dégradations et menaces, sont ressortis libres jeudi soir après 38H de garde à vue, a-t-on appris de source syndicale. « On a été relâchés (jeudi) en début de soirée sans convocation. Je n’irai pas en prison », a déclaré Mickaël Wamen, leader de la lutte des salariés de Goodyear Amiens-Nord contre la fermeture de leur usine, finalement annoncée en janvier 2013. Il avait été placé en garde à vue mercredi avec quatre autres élus CGT dans le cadre d’une information judiciaire ouverte par un juge d’instruction sur plainte avec constitution de partie civile de la CFE-CGC, avait expliqué le parquet d’Amiens. L’un d’entre eux avait été laissé libre dès mercredi.

Cinq élus de la CGT Goodyear Amiens-Nord ont été placés en garde à vue, mercredi matin, dans le cadre d’une enquête pour violences, dégradations et menaces. Les cinq élus ont été placés en garde à vue dans le cadre d’une information judiciaire ouverte par un juge d’instruction sur plainte avec constitution de partie civile, a expliqué le parquet d’Amiens. Parmi les cinq élus CGT, dont un a été laissé libre dès mercredi, se trouve notamment Mickaël Wamen, leader du combat des salariés de Goodyear Amiens-Nord contre la fermeture de leur usine, finalement annoncée en janvier 2013.

Dans un communiqué, la CGT affirme que ces gardes à vue répondent « à la demande du syndicat CFE-CGC ». « Nous, on demande que justice soit rendue, mais en aucun cas c’est la CFE-CGC qui met les gens en garde à vue », a réagi Marc Jonet, délégué central CFE-CGC, qui a « appris par la presse les gardes à vue ». « Dictature syndicale »

En 2008, des délégués du syndicat des cadres avaient déposé plusieurs plaintes pour des agressions et des menaces. Une plainte a également été déposée après le saccage des bureaux de la CFE-CGC. Une première plainte avait été déposée par le syndicat pour des faits supposés d’entrave lors de réunions et de menaces, mais elle avait été classée sans suite, selon la CGT. La CFE-CGC avait donc choisi par la suite de déposer une plainte avec constitution de partie civile. « On a vécu la dictature syndicale [de la CGT]. Plusieurs plaintes ont été déposées car on ne peut pas ouvrir la bouche sans se faire insulter et harceler […]. A un moment donné, il faut être responsable de ses actes », a estimé Marc Jonet.

« Les dénonciations calomnieuses de la CFE-CGC et de ses représentants […] s’ajoutent à toutes les atteintes à la liberté syndicale et aux délits d’entrave qu’ils ont commis de manière systématique en accompagnant la direction dans son projet de fermeture du site d’Amiens-Nord », a dénoncé de son côté la CGT.