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Résumé de la 64ème journée de grève des postiers du 92

lutte-de-classe

Brève publiée le 3 avril 2014

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Les brèves publiées dans cette rubrique « Informations et analyses » le sont à titre d'information et n'engagent pas la Tendance CLAIRE.

La direction négocie d'un côté et réprime de l'autre

Aujourd’hui, les grévistes sont intervenus dans 2 bureaux parisiens pour appeler à la grève du 4 avril. Pour l’occasion, le taux de grève a atteint aujourd’hui un pic de plus de 90% à Gennevilliers (le taux de grève étant inchangé dans les autres bureaux).

Une petite délégation a fait un nouveau déplacement à Paris 17, tandis que la plus grande partie des grévistes s’est rendue à Paris 12. Dans ce bureau, l’accueil des facteurs s’est révélé particulièrement bon, une grande partie des collègues a non seulement écouté la prise de parole mais a aussi participé à la caisse de grève, à une hauteur de 150 euros. Certains collègues de Paris 12 auraient même été prêts à débrayer s’il y avait eu un préavis aujourd’hui.

Facteurs 8 – Police 0

Les grévistes se sont ensuite regroupés à Paris 17 : les bâtiments y abritent à la fois la distribution du 17ème arrondissement de Paris et les locaux de la direction Courrier de Paris Nord, que les grévistes avaient déjà visité la semaine dernière. Les grévistes ont réussi une nouvelle fois à se rendre à proximité des bureaux des dirigeants parisiens de La Poste. Mais cette fois-ci, la police est arrivée rapidement et s’est révélée une nouvelle fois assez agressive. Les grévistes ont réussi à échapper juste à temps à l’intervention policière : les « paniers à salade » les attendaient juste en bas de la DOTC. Au final : les grévistes ont une fois de plus réussi à échapper aux pièges tendus par la police. Score depuis le début de la grève : facteurs 8 – police 0.

Début des négociations : la direction veut sortir du conflit… mais à quel prix ?

A Gennevilliers,La Garenne-Colombes et Rueil aujourd’hui comme à Courbevoie hier, les discussions préparatoires à la négociation départementales de jeudi ont montré que certains points-clé pour les grévistes, comme le report des réorganisations n’était désormais plus des questions non négociables pour la direction. Evidemment, ce qui compte maintenant, ce sont les propositions précises que vont faire les patrons. Ils s’étaient engagés à transmettre un protocole ce soir et finalement ne le transmettront aux représentants des grévistes que demain matin.

La direction joue à fond la carte de la répression

Ce sont désormais 6 collègues du 92 impliqués dans le conflit qui sont confrontés à des procédures de licenciement. Parmi eux, il y a 4 représentants locaux de SUD et deux représentants départementaux de SUD Activités postales 92 (Brahim Ibrahimi, secrétaire départemental adjoint et Gaël Quirante secrétaire départemental). D’un côté, la direction est obligée de prendre en compte le rapport de forces et de commencer à discuter des revendications, mais de l’autre elle cherche à destabiliser les grévistes en multipliant les procédures disciplinaires.

De plus, ce sont 4 collègues de SUD 75 qui passent en entretien disciplinaire également demain, en raison de leur engagement syndical et du soutien qu’ils ont apporté aux grévistes du 92. Les grévistes ont été très clairs que ce soit vis-à-vis des dirigeants de Paris comme ceux du 92 : vous pensez peut-être nous faire peur et même nous briser l’échine, mais prenez le risque de prolonger et d’élargir le conflit. En mettant de l’huile sur le feu, vous risquez de vous brûlez les doigts !

Par ailleurs, alors que certains s’activent pour soutenir les grévistes, d’autres se battent aux côtés de La Poste contre eux en employant de drôles de méthodes : un communiqué de la CFDT-Poste Région Parisienne paru aujourd’hui accuse les grévistes d’avoir violenté un de leurs représentant hier devant le Siège de La Poste. La réalité est toute autre : ce « syndicaliste » est entré dans le Siège escorté par la Police et les vigiles, ce qui est déjà honteux en soi. Mais nous tenons à envoyer un message personnel au « camarade » : la prochaine fois que tu essaieras de nous calomnier, essaie de ne pas être filmé en train de tranquillement franchir la porte du Siège derrière une barrière de policiers, ça passera peut-être mieux.

En conclusion, les grévistes sont prêts à accepter un compromis, mais ils se préparent surtout à toutes les éventualités : si les propositions de la direction ne conviennent pas, la grève du 4 avril sera la première réponse des grévistes pour contraindre la direction à entendre raison mais ce ne sera pas la dernière.

Prochaines échéances :

Vendredi 4 avril : Rassemblement à 12h30 devant la Direction Courrier 92 au 3 bd du Levant à Nanterre RER Nanterre-Ville

Samedi 5 avril à partir de 20h : Fête des postiers du 92, tous les bénéfices iront à la caisse de grève, RDV au 190 bis avenue de Clichy, Paris métro Porte de Clichy

Samedi 12 avril : Concert de soutien aux postiers du 92 à l’espace Grésillons à Gennevilliers

Comité de grève des postiers du 92