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Coup de colère à Dispeo
Ces articles de la rubrique « Ailleurs sur le web » sont publiés à titre d'information et n'engagent pas la Tendance CLAIRE.
http://www.lutte-ouvriere-journal.org/?act=artl&num=2385&id=33
Dispéo est le centre logistique des 3-Suisses et de la Blanche-Porte, une entreprise ultra-moderne inaugurée en février 2013. Plus de 400 salariés y prélèvent, emballent, trient les colis de ces deux entreprises de vente par correspondance. Pour la première fois depuis l'inauguration, lundi 7 et mardi 8 avril plus de 200 travailleurs ont débrayé ou fait grève sur deux jours. La raison : un ras-le-bol général sur les conditions de travail.
Tout s'est accumulé, et la liste est longue depuis un an : obligation du passage en horaires d'équipe, travail du samedi obligatoire (un sur deux) alors que tous les lundis sont travaillés pour tous ; station debout en continu pour les salariées de l'emballage des colis, et allées à parcourir de plus en plus nombreuses pour les salariées du prélèvement. Enfin, la pause de 20 minutes est largement insuffisante pour 7 heures 30 de travail. Toutes ces dégradations se traduisent par un taux d'arrêts maladie élevé.
Ce qui a déclenché le coup de colère a été la nomination de chefs pour faire la tournée des salles de pause. Ils tapaient dans les mains pour marquer la fin de la pause, certains ont même été surpris dans les toilettes pour vérifier qu'il n'y avait personne de caché. Un autre a osé rabrouer une salariée en train de manger un biscuit sur son poste. Certains militants de la CGT et de FO parlaient de débrayage. Puis, le lundi 7 avril, les salariés ont débrayé après la pause du matin.
La direction a organisé une réunion pour dire au bout de deux heures qu'elle n'avait... rien à dire. À la sortie, la majorité des travailleurs de l'équipe d'après-midi ont décidé de continuer la grève, avec des réflexions comme : « Ras le bol de leur prison », « Leur dire m..., ça fait trop du bien ! » ou encore : « Il fait trop beau pour reprendre le travail... » La grève s'est poursuivie le lendemain, mais avec moins de participants. La direction a fait son chantage : l'entreprise était menacée par la grève. Ridicule, quand on sait que Dispéo appartient comme les 3-Suisses ou la Blanche-Porte au groupe allemand Otto, le deuxième vendeur sur Internet au niveau mondial après Amazon.
Les travailleurs ont repris le travail, mardi 8 avril après-midi. La direction a promis de revoir la possibilité d'installer des sièges à l'Emballage, comme il y en avait sur l'ancien site. Mais, pour tout le reste, rien n'a été réglé. Et, comme disaient de nombreux salariés, fiers d'avoir marqué leur ras-le-bol par cette première grève sur le site : « La grève n'est que partie remise. »
Correspondant LO




