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Le gouvernement de Kiev déclare la guerre à l’est du pays
Ces articles de la rubrique « Ailleurs sur le web » sont publiés à titre d'information et n'engagent pas la Tendance CLAIRE.
Les forces de sécurité ukrainiennes ont lancé, vendredi 2 mai à l'aube, une opération militaire pour reprendre la ville de Sloviansk, principal bastion des séparatistes prorusses. Des tirs et de fortes détonations ont résonné à l'aube, tandis que les rebelles mettaient le feu à des pneus dans leur fuite.
Le ministre de l'intérieur Arsen Avakov indique que les forces ukrainiennes tentent pour l'instant de reprendre le contrôle des barrages et barricades autour de la ville. Il fait état de combats à l'arme lourde et confirme qu'un hélicoptère a été abattu, et que son pilote est mort :
« Contre les forces spéciales ukrainiennes, les terroristes ont recours à l'artillerie lourde, y compris des lance-grenades et des missiles antiaériens portatifs. Un pilote est mort et il y a des blessés. »
« C'est une attaque d'envergure totale », a déclaré la porte-parole des prorusses, qui ont commencé à se regrouper dans le centre-ville. Un journaliste britannique présent sur place explique qu'il a été stoppé à l'entrée de la ville et que les policiers avaient déclaré que Sloviansk était désormais une « zone de guerre ».
MISES EN GARDES ET MENACES

Sloviansk est le bastion des séparatistes prorusses dans la région depuis plus de deux semaines. C'est là où est détenue une équipe de 11 observateurs de l'Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE), sept étrangers et quatre Ukrainiens. Les négociations pour leur libération n'ont jusqu'ici rien donné.
Dans une dizaine d'autres villes de la région, les séparatistes gagnaient encore du terrain, jeudi ; la contestation du régime de Kiev s'étendant progressivement dans l'est de l'Ukraine.
Le gouvernement de Kiev avait annoncé avoir mis ses forces armées en « état d'alerte total » pour le combat, mercredi, face à la menace d'une intervention russe et pour tenter d'empêcher la propagation de l'insurrection. A tel point que Kiev a réintroduit la conscription militaire.
KIEV CRAINT LE MOIS DE MAI
Jeudi, le premier ministre ukrainien, Arseni Iatseniouk, a expliqué au Financial times que son pays entrait dans les « dix jours les plus dangereux depuis l'indépendance en 1991 ». Les autorités de Kiev disent craindre particulièrement le 9 mai, jour de la commémoration par les Russes de la victoire sur le régime hitlérien pendant la seconde guerre mondiale, et le 11 mai, date prévu par les prorusses pour organiser un référendum d'autodétermination.
La Russie, qui a multiplié les mouvements de troupes de l'autre côté de la frontière, a mis en garde à plusieurs reprises contre « des conséquences catastrophiques » en cas d'opération militaire ukrainienne. Elle a appelé Kiev, les Etats-Unis et l'Union européenne « à ne pas commettre d'erreurs criminelles ».




