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    La Poste Courrier - Nantes: 11 jours de grève contre les suppressions d’emplois

    lutte-de-classe

    Brève publiée le 11 mai 2014

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    Les brèves publiées dans cette rubrique « Informations et analyses » le sont à titre d'information et n'engagent pas la Tendance CLAIRE.

    (Lutte ouvrière) 

    Samedi 3 mai, les postiers de Nantes-Bretagne ont repris le travail après onze jours de grève. La veille, vendredi, la direction avait formulé de nouvelles propositions : dix positions de travail en moins, au lieu de dix-huit en moins une semaine avant, et en une journée elle s'est résignée à rendre deux positions de travail. Sur les onze jours de grève, cinq vont être payés.

    L'assemblée générale a décidé alors de mettre fin à la grève. Mais une minorité non négligeable souhaitait continuer : trop d'emplois sont encore supprimés, les repos de cycle hebdomadaires ne sont toujours pas acquis pour tous les agents, et six jours de grève de prélevés, c'est trop. Mais depuis plusieurs jours une partie des postiers avaient repris le travail, et repartir vers une nouvelle épreuve de force paraissait hors de portée.

    Le public nantais a fini par connaître cette grève contre les suppressions d'emplois, qui a duré, grâce aux actions menées. Après Ouest-France, Presse-Océan, France 3, et les radios locales, France Inter, BFM, TF1 s'y sont intéressés.

    Le samedi matin, lors de la tournée de la reprise, il est apparu que nombre d'usagers étaient contents et solidaires : « Vous avez bien fait, c'est normal que vous défendiez vos emplois », « Il y a trop de chômage dans le pays : c'est bien que vous ayez récupéré des emplois », « C'est bien, vous n'avez pas fait grève pour rien ». Même si évidemment beaucoup ont aussi demandé : « J'attends du courrier, vous pensez que ça va arriver quand ? »

    Le souci de ne pas laisser la direction mettre la pression, d'être vigilants et solidaires, a marqué l'assemblée générale qui s'est tenue dans la cour. Après celle-ci, les travailleurs sont rentrés dans le centre en hurlant à plusieurs reprises leur cri de guerre : « Les facteurs... en colère ! » Du coup, aucun cadre ne s'est fait voir de toute la matinée !

    Correspondant LO