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Menace de plan social massif chez Bouygues Telecom
Ces articles de la rubrique « Ailleurs sur le web » sont publiés à titre d'information et n'engagent pas la Tendance CLAIRE.
(Le Monde) Panique chez les salariés de Bouygues Telecom. Un nouveau plan social est à l'étude dans le groupe comme l'a révélé Le Figaro. Deux ans après le guichet de départs volontaires qui avait vu partir 596 salariés, des équipes dédiées réfléchissent, selon nos informations, à un plan de sauvegarde de l'emploiprévoyant de se séparer de 1 500 à 2 000 employés. Soit entre 16 et 23 % des effectifs de la filiale télécoms du groupe.
« Pour l'instant nous n'avons pas encore été informés de quoi que ce soit, il ne faut pas aller trop vite en besogne », prévient cependant Alain Bernard, représentant syndical FO chez Bouygues Telecom. Le syndicaliste reconnaît cependant que le groupe, en difficulté croissante depuis l'arrivée de Free sur le marché de la téléphonie mobile, doit avoir recours à une cure d'austérité. « Il y a une vraie question, c'est celle du modèle économique de Bouygues Telecom. Mais si quelque chose doit être annoncé, ce ne sera pas pour tout de suite », avance le responsable, qui se dit très inquiet. Il pense que les dirigeants de Bouygues Telecom vont attendre le début de l'été pour agir.
EN PLEINE AFFAIRE ALSTOM
Côté gouvernement, si on se refuse à tout commentaire officiel, une source proche de Bercy indique néanmoins qu'il n'y a pas de raison qu'un tel plan ait lieu plus aujourd'hui qu'hier. « Que cette information fuite en pleine affaire Alstom n'est peut être pas un hasard... », indique cette source. « Le contexte politique peutexpliquer l'agitation soudaine des dirigeants de Bouygues autour de l'emploi », confirme un syndicaliste.
Un mois à peine après son échec dans le duel qui l'a opposé à Numericable pour le rachat de SFR, Bouygues s'est engagé dans la cession des 29,3 % qu'il détient dans Alstom. Une opération hautement surveillée par Arnaud Montebourg, le ministre de l'économie qui ne souhaite pas voir « un fleuron industriel français »tomber entre les mains de l'américain GE mais lui préfèrerait l'allemand Siemens.
Une chose est certaine : Martin Bouygues a besoin d'argent pour assurer la survie de sa filiale de télécommunications. De fait, des trois opérateurs historiques, c'est Bouygues Telecom qui a été le plus affecté par l'entrée de Free sur le marché de la téléphonie mobile. Arrivé en janvier 2012, le groupe fondé par Xavier Niel (actionnaire à titre personnel Monde) s'est lancé avec des offres à bas prix qui ont déclenché une guerre des tarifs sans précédent dans le secteur. Les concurrents ont été obligés de suivre et ont baissé en moyenne de 30 % les prix de leurs forfaits en un peu plus de deux ans.
ANCIENNE MACHINE A CASH
Jusque là véritable « machine à cash », Bouygues Telecom n'a pas tardé àtomber dans le rouge: en 2012, le troisième opérateur français a enregistré, pour la première fois en onze ans, une perte de 14 millions d'euros contre un bénéfice de 331 millions l'année précédente. L'opérateur, crée par Martin Bouygues lui même en 1993, l'année de la mort de son père Francis, a dû être recapitalisé à hauteur de 700 millions d'euros.
Après une amélioration en 2013, les résultats du premier trimestre présentés le 15 mai prochain, ne devraient pas être reluisants. Et ce, en dépit des différents efforts consentis par l'opérateur pour améliorer sa situation. La filiale du groupe de BTP dispose, par exemple, du plus grand réseau de très haut débit mobile (4G) hexagonal. Ses antennes couvrent aujourd'hui plus de 60 % de la populationcontre 50 % pour Orange et SFR. Pour attirer des abonnés, Bouygues a même lancé une offre fixe à 19,90 euros, l'une des moins chères de France. Mais rien n'y a fait.
TAILLE CRITIQUE
Son principal problème : la taille critique. En effet, que l'on ait 40 millions ou 10 millions de clients, la construction et l'entretien du réseau coûtent tout aussi cher.Or Bouygues Telecom est trop petit : non content de n'avoir « que » 11 millions de clients, il en a perdu 200 000 depuis l'arrivée de Free. En mettant la main sur SFR, il espérait ainsi accroître de manière massive sa base de clients et devenir le deuxième opérateur de France. Capable de rivaliser avec Orange et Free.
Pour Martin Bouygues, la cause était entendue, un passage de quatre à trois opérateurs aurait permis, en réduisant la pression concurrentielle, de stabiliser les prix. Et donc de récupérer à terme les marges qui permettent d'investir et d'innover. Las, en dépit des milliards qu'il avait mis sur la table et des soutiens (gouvernement et grands noms de l'industrie française) qu'il avait réussi à fédérerautour de lui, Bouygues n'a pas réussi à convaincre Vivendi. Avec le rachat de SFR par Numericable, le nombre d'acteurs du marché de la téléphonie mobile n'a pas baissé. La pression concurrentielle non plus.
Selon les observateurs, seul un mariage avec un autre acteur pourrait garantir la pérénnité de Bouygues Telecom. Une fois SFR racheté, il ne reste à l'opérateur que deux options: un rachat par un géant étranger ou un mariage avec... Free. Le seul acteur disposant de moyens suffisants pour assurer la transaction. Un scénario qui ne rencontrerait pas d'hostilité de la part du gouvernement.




