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Grève nationale des éboueurs: un mouvement «bien suivi» selon la CGT
Ces articles de la rubrique « Ailleurs sur le web » sont publiés à titre d'information et n'engagent pas la Tendance CLAIRE.
(Le Parisien) Le mouvement des éboueurs a été une réussite, d'après les syndicats. Pour la première fois, les 35 000 éboueurs, balayeurs, chauffeurs, agents de tri et de traitement des déchets des secteurs privé et public, étaient invités à faire grève pour réclamer notamment une meilleure prise en compte de la pénibilité.«Il y a eu des perturbations dans la collecte des déchets sur tout le territoire», constate Sébastien Cravero, de la fédération CGT des Services publics
Selon Baptiste Talbot, responsable de la fédération, il y avait notamment 80% de grévistes à Martigues (Bouche-du-Rhône), 65% dans l'agglomération de Niort (Deux-Sèvres), 60% à Nantes et dans le département des Landes ou encore 30% à Paris, où environ 300 éboueurs ont manifesté aux abords de la Tour Eiffel.
Plus tôt, le secrétaire général de la fédération CGT transports, Jérôme Vérité avait fait état pour le privé de «90% de grévistes chez Sita, 60% chez Urbaser et 40% chez Veolia» en Ile-de-France. Cette dernière entreprise a évoqué de son côté un taux de grévistes de 1,55% au niveau national et 5,26% en Ile-de-France.
Sollicité, le ministère de la Fonction publique n'avait pas de données sur cette grève dans l'immédiat.
Les syndicats entendus
Selon Sébastien Cravero, une délégation a été reçue dans l'après-midi par des conseillers du ministre du Travail et de la ministre de la Fonction publique.
«Nous leur avons fait part de nos revendications», a indiqué le syndicaliste évoquant notamment «l'exigence d'une table-ronde très prochainement sur l'ensemble de la filière, privé comme public», avant d'ajouter : «Je pense que nous allons avoir une réponse positive», prévoyant toutefois «d'autres actions dans les jours à venir» avec «dans le public une heure de grève ou plus» et la reconduite du mouvement dans certaines entreprises et certains dépôts du privé.
5 ans d'espérance de vie en moins
Pour la première fois, le mouvement concerne les salariés du privé et les agents publics. Selon la CGT, la filière compte quelque 35 000 agents dans le public et autant dans le privé
Le syndicat, majoritaire dans la filière, rappelle qu'une étude a montré que les professionnels de la branche ont «5 ans et demi d'espérance de vie en moins» que les cadres ou les administratifs. Il réclame «un départ anticipé en retraite entre 5 et 10 ans selon l'exposition», une «réduction du temps de travail pour les travaux insalubres» ainsi qu'une «revalorisation salariale».
«Tout le monde s'accorde à dire que ces métiers sont pénibles et peu gratifiants, mais ils sont essentiels au bien-être de tous. Ces travailleurs sont là quotidiennement pour faire en sorte que les 372 kilos de déchets produits par an et par chaque habitant de notre pays soient ramassés, collectés et traités», rappelait la CGT dans son préavis de grève.




