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Les fonctionnaires se mobilisent pour leur salaire
Ces articles de la rubrique « Ailleurs sur le web » sont publiés à titre d'information et n'engagent pas la Tendance CLAIRE.
(Le Monde) C'est une première depuis l'élection de François Hollande : tous les syndicats de la fonction publique – à l'exception de la CFE-CGC – appellent à une journée nationale d'action, jeudi 15 mai. Sept organisations (CFDT, CFTC, CGT, FA-FPT, FSU, Solidaires, UNSA) se rassemblent derrière une bannière commune pourdéfendre l'emploi et les salaires tandis que FO défile seule – avec des revendications similaires mais en y ajoutant d'autres mots d'ordre (abandon du pacte de responsabilité, etc.). Preuve que le mécontentement est vif, il fautremonter à l'automne 2007, d'après la CGT, pour assister à une telle mobilisation sur des sujets strictement liés à la fonction publique.
L'une des principales préoccupations des agents porte sur leur rémunération. D'après l'intersyndicale, leur pouvoir d'achat a été amputé, depuis 2000, de l'équivalent de « deux mois de salaires par an ». Une estimation que l'entourage de Marylise Lebranchu, la ministre de la fonction publique, ne confirme pas. Ce qui est sûr, c'est que l'Insee a constaté un recul en 2012 du salaire net moyen des agents en euros constants – c'est-à-dire déduction faite de l'inflation : - 0,8 % côté Etat, - 0,6 % dans les hôpitaux et - 0,5 % dans les collectivités territoriales.
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MÉCANISME
Plusieurs facteurs ont joué dans cette diminution, qui avait déjà été relevée en 2011 : le point d'indice, qui sert à calculer le traitement de base des agents, n'a plus été revalorisé depuis la mi-2010. Le moindre recours aux heures supplémentaires semble également avoir pesé. Tout comme « la réduction, depuis 2012, des mesures catégorielles, telles que les primes », ajoute Christian Grolier (FO). Parallèlement, les cotisations retraite ont été relevées, complète Guy Barbier (UNSA).
Un mécanisme avait pourtant été mis en place en 2008 pour éviter ce phénomène : la garantie individuelle du pouvoir d'achat (GIPA) était censée couvrir l'écart entre l'évolution du traitement de base et l'inflation moyenne, sur une période de quatre ans. Mais « elle ne s'applique pas à tous les agents », souligne Brigitte Jumel (CFDT).
Ceux dont le salaire net a progressé moins vite que les prix entre 2011 et 2012 n'ont pas forcément perçu de la GIPA en 2012 : elle n'a été accordée que si le traitement de base de l'agent a évolué moins vite que l'indice des prix entre fin 2007 et fin 2011. Les agents qui n'ont pas quatre ans d'ancienneté ne sont pas concernés par la GIPA. En outre, seul le pouvoir d'achat du traitement de base est préservé, pas le salaire net total qui comprend également les primes, les heures supplémentaires, etc.
Enfin, la GIPA est une prime – et non pas un réajustement durable du traitement. « Du one shot », résume un haut fonctionnaire.




