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Brève publiée le 19 juin 2014

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Les brèves publiées dans cette rubrique « Informations et analyses » le sont à titre d'information et n'engagent pas la Tendance CLAIRE.

http://www.leparisien.fr/transports/en-direct-greve-a-la-sncf-sans-doute-qu-on-arrive-a-un-tournant-admet-lepaon-cgt-19-06-2014-3935077.php

cf. aussi dépêches AFP ci-dessous

PARIS, 19 juin 2014 (AFP) - Plusieurs milliers de salariés ont défilé jeudi à Paris à l'appel de la CGT, de SUD-Rail et de FO, pour soutenir la grève des cheminots contre la réforme ferroviaire, entrée dans sa neuvième journée, a constaté un journaliste de l'AFP. 

      Dans la fumée blanche des fumigènes, les manifestants, essentiellement des militants CGT vêtus de gilets orange, ont défilé entre Montparnasse et les Invalides à proximité de l'Assemblée nationale où les députés examinent la réforme. 

      "Ce n'est pas à l'Assemblée qu'on obtiendra satisfaction, c'est par la grève", scandaient les participants qui défilaient derrière une banderole sur laquelle était écrite : "Salaires, emploi, service public, protection sociale : non au pacte d'austérité".

      Certains manifestants se sont ensuite dirigés vers la Tour Eiffel, dont l'accès à été fermé entre 14H00 et 15H30. "Du fait de la présence massive de manifestants intermittents du spectacle et cheminots grévistes sur le parvis de la Tour Eiffel", "une suspension d'exploitation d'1H30 a été décidée en liaison avec la préfecture de police pour raisons de sécurité", a indiqué la société d'exploitation de la Tour Eiffel dans un communiqué.

      En tête de cortège, le patron de la CGT-Cheminots, Gilbert Garrel, a estimé que les amendements au projet de réforme ferroviaire votés par les députés étaient "beaucoup d'enfumage", alors que le numéro 1 de la CGT Thierry Lepaon avait évoqué plus tôt "un tournant" dans le mouvement.

      "Il y a une interprétation du mot +tournant+. C'est vrai que la fin du débat parlementaire nous place dans une phase différente mais +tournant+ ne signifie pas que Thierry Lepaon dit que c'est la fin de la grève", c'est aux cheminots "de le déterminer", a-t-il dit à l'AFP. "Il y a une volonté interprofessionnelle de conjuguer toutes les luttes", selon lui.

      Abondant dans le même sens, Mathieu Borie, représentant SUD-Rail cheminots à Gare de l'Est, a estimé que "depuis hier, il y a beaucoup de com' sur les amendements. Ils ne règlent pas le fond, au contraire. On reste sur les revendications des grévistes, elles n'ont pas changé".

      François Grasa, secrétaire adjoint de la Fédération FO cheminots, a jugé aussi que "les amendements ne reviennent pas sur le coeur de la réforme. On demande comme préalable à la négociation un retrait du projet de loi".

      Toutefois, Marie-Laurence Bertrand, membre de la direction de la CGT, a estimé qu'"on est dans un processus législatif avec des amendements, on attend de voir ce qu'ils donneront". "C'est les cheminots qui décideront, toutes les fédérations sont derrière les cheminots et les intermittents", selon elle.

      Les propos de M. Lepaon jeudi matin semblaient entrouvrir une porte de sortie alors que la mobilisation semble s'essouffler. Le taux de grévistes a reculé jeudi à 10,4%, selon la direction de la SNCF.

      A Toulouse les conducteurs de trains ont décidé de reprendre le travail vendredi, alors qu'à Lyon, Grenoble et Marseille lagrève a été reconduite.

 PARIS, 19 juin 2014 (AFP) - Au neuvième jour de grève à la SNCF, les amendements au projet de réforme ferroviaire ont été salués comme une avancée par le patron de la CGT et le Front de gauche mais n'ont pas suffi à arrêter jeudi le mouvement, qui s'étiole cependant.

      Les députés ont voté mercredi soir des amendements destinés à rassurer la CGT-Cheminots et SUD-Rail, à l'origine de cette grève, la plus longue depuis 2010.

      Mais pour ces deux syndicats, qui totalisent plus de la moitié des voix aux élections professionnelles, ce n'est pas assez. Ces amendements représentent "beaucoup d'enfumage", a déclaré à l'AFP Gilbert Garrel, le secrétaire général de la CGT-Cheminots, premier syndicat.

      Le projet reste "loin de la revendication des grévistes" de créer "une seule entreprise publique", estime SUD-Rail, qui appelle à "poursuivre le mouvement de grève".

      Plus tôt, le patron de la confédération CGT, Thierry Lepaon avait été beaucoup plus positif. "Il y a effectivement des amendements (...) pris en compte", une "différence majeure" entre "ce qui était proposé" initialement par le gouvernement et ce qui a été "voté", a-t-il déclaré sur RTL. L'action des cheminots "commence à payer" (...) "sans doute qu'on arrive à un tournant dans la manière dont les cheminots vont s'exprimer", a dit M. Lepaon.

      Le chef de file des députés Front de Gauche, André Chassaigne (PCF), porte-voix des grévistes au sein de l'hémicycle, a lui-même estimé que les députés avaient "beaucoup avancé la nuit dernière" et que les grévistes pouvaient considérer qu'ils n'avaient "pas fait grève pour rien".

      Pour autant, le mouvement ne s'arrêtera pas jeudi. Toutes les assemblées générales ne sont pas encore terminées mais dès à présent, "beaucoup l'ont reconduit", selon la CGT-Cheminots. 

      Selon les informations recueillies localement par l'AFP, les résultats sont toutefois plus partagés que les jours précédents. Des assemblées générales ont même pour la première fois décidé de reprendre le travail, comme à Toulouse, Périgueux, et trois sites du Nord-Pas-de-Calais (Hellemmes, Somain et Lens).

      A Lille, Lyon, Marseille, Nancy, Strasbourg, Mulhouse ou Grenoble, la grève a été reconduite, ainsi qu'en Aquitaine et Poitou-Charentes.

      Selon Guillaume Pepy, le président de la SNCF, la grève a déjà coûté 153 millions d'euros, "il est temps de se remettre au travail", demande-t-il dans une interview jeudi au Parisien/Aujourd'hui en France.

      - 10% de grévistes au neuvième jour -

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      De jour en jour, le taux de grévistes diminue. La direction a fait état jeudi de 10,48% pour l'ensemble du personnel, contre près de 28% au premier jour.

      Jeudi, sept trains sur dix devaient circuler en moyenne sur les grandes lignes. Sur les Intercités, le trafic reste plus dégradé, à peine supérieur à un train sur deux. Côté TER, deux trains sur trois devaient rouler en moyenne (trafic normal en Bretagne).

      Pour soutenir les grévistes, plusieurs milliers de salariés ont défilé à la mi-journée à Paris à l'appel de la CGT, FO, SUD et Solidaires, de Montparnasse aux Invalides, à proximité de l'Assemblée nationale, où les députés devaient terminer de débattre du projet de loi jeudi. Le vote solennel est prévu mardi.

      Le projet du gouvernement vise à stabiliser la dette du secteur ferroviaire (44 milliards d'euros) et à préparer son ouverture totale à la concurrence. Il prévoit de regrouper dans une holding publique la SNCF et Réseau ferré de France (RFF), qui gère le réseau. Les deux entreprises avaient été séparées en 1997. 

      Pour apaiser les craintes des grévistes qui auraient souhaité une réunification plus poussée (le projet prévoit trois établissements publics distincts), le secrétaire d'Etat aux Transports, Frédéric Cuvillier, a soutenu mercredi des amendements présentés par la majorité pour prévenir un éclatement du groupe. Il s'y était engagé dans un accord signé la semaine dernière avec la CFDT et l'Unsa.

      Les députés ont ainsi adopté un amendement écologiste soulignant "le caractère indissociable et solidaire" des trois entités. Ainsi qu'un amendement Front de gauche confirmant que le groupe SNCF était "l'employeur des agents et des salariés des trois" établissements publics.

      Cet amendement Front de Gauche a été qualifié de "reculade" par le député UMP Hervé Mariton, qui votera contre le texte. En revanche, l'ex-ministre UMP de l'Ecologie et des Transports, Nathalie Kosciusko-Morizet, s'est dite prête à la voter, en affirmant reconnaître "en partie" son propre projet.

PARIS, 19 juin 2014 (AFP) - Plusieurs milliers de salariés ont défilé jeudi à Paris à l'appel de la CGT, de SUD-Rail et de FO, pour soutenir la grève des cheminots contre la réforme ferroviaire, entrée dans sa neuvième journée, a constaté un journaliste de l'AFP. 

      Dans la fumée blanche des fumigènes, les manifestants, essentiellement des militants CGT vêtus de gilets orange, ont défilé entre Montparnasse et les Invalides à proximité de l'Assemblée nationale où les députés examinent la réforme. 

      "Ce n'est pas à l'Assemblée qu'on obtiendra satisfaction, c'est par la grève", scandaient les participants qui défilaient derrière une banderole sur laquelle était écrite: "Salaires, emploi, service public, protection sociale: non au pacte d'austérité".

      En tête de cortège, le patron de la CGT-Cheminots Gilbert Garrel a estimé que les amendements au projet de réforme ferroviaire votés par les députés étaient "beaucoup d'enfumage", alors que le numéro 1 de la CGT Thierry Lepaon avait évoqué plus tôt "un tournant" dans le mouvement.

      "Il y a une interprétation du mot +tournant+. C'est vrai que la fin du débat parlementaire nous place dans une phase différente mais +tournant+ ne signifie pas que Thierry Lepaon dit que c'est la fin de la grève", c'est aux cheminots "de le déterminer", a-t-il dit à l'AFP. "Il y a une volonté interprofessionnelle de conjuguer toutes les luttes", selon lui.

      Abondant dans le même sens, Mathieu Borie, représentant SUD-Rail cheminots à Gare de l'Est, a estimé que "depuis hier, il y a beaucoup de com' sur les amendements. Ils ne règlent pas le fond, au contraire. On reste sur les revendications des grévistes, elles n'ont pas changé".

      François Grasa, secrétaire adjoint de la Fédération FO cheminots, a jugé aussi que "les amendements ne reviennent pas sur le coeur de la réforme. On demande comme préalable à la négociation un retrait du projet de loi".

      Toutefois, Marie-Laurence Bertrand, membre de la direction de la CGT, a estimé qu'"on est dans un processus législatif avec des amendements, on attend de voir ce qu'ils donneront". "C'est les cheminots qui décideront, toutes les fédérations sont derrière les cheminots et les intermittents", selon elle.

      Les propos de M. Lepaon jeudi matin semblaient entrouvrir une porte de sortie alors que la mobilisation semble s'essouffler. Le taux de grévistes a reculé jeudi à 10,4%, selon la direction de la SNCF.

      A Toulouse les conducteurs de trains ont décidé de reprendre le travail vendredi, alors qu'à Lyon, Grenoble et Marseille lagrève a été reconduite.

PARIS, 19 juin 2014 (AFP) - Au neuvième jour de grève à la SNCF, la mobilisation continue de s'essouffler et une porte de sortie s'entrouvre: le patron de la CGT évoque un "tournant" après des avancées obtenues à l'Assemblée, où doit s'achever jeudi l'examen du projet de réforme ferroviaire.

      Les députés ont voté mercredi soir des amendements destinés à rassurer la CGT-Cheminots et SUD-Rail, à l'origine de cette grève, la plus longue depuis 2010 à la SNCF.

      "Il y a effectivement des amendements qui aujourd'hui sont pris en compte", une "différence majeure" entre "ce qui était proposé" par le gouvernement et ce qui a été "voté", a déclaré jeudi matin sur RTL le secrétaire général de la CGT, Thierry Lepaon, pour qui l'action des cheminots "commence à payer". 

      Le mouvement va-t-il maintenant s'arrêter? "Sans doute qu'on arrive à un tournant dans la manière dont les cheminots vont s'exprimer", a-t-il estimé. Mais "les cheminots vont décider eux-mêmes" lors des assemblées générales sur tous les sites, a-t-il rappelé.

      Ces déclarations ont agacé SUD-Rail, qui a appelé à la poursuite du mouvement. "Les médias, le gouvernement, la gauche, la droite, et même un responsable syndical national mettent en avant ce matin un amendement voté hier à l'Assemblée nationale pour justifier une possible fin de la grève", relève le troisième syndicat de l'entreprise.

      Même amendé le projet est "loin de la revendication des grévistes" de créer "une seule entreprise publique", estime SUD-Rail.

      L'Unsa-Cheminots, deuxième syndicat qui n'appelait pas à la grève mais portait avec la CGT, premier syndicat, et SUD des revendications communes, a salué jeudi des "avancées significatives". 

      Pour Guillaume Pepy, "il est temps de se remettre au travail": le président de la SNCF à 153 millions d'euros le coût de la grève, "un tiers de notre résultat de l'année dernière. C'est énorme", dit-il dans un entretien au Parisien/Aujourd'hui en France.

      De jour en jour, le taux de grévistes diminue. La direction a fait état jeudi de 10,48% pour l'ensemble du personnel, contre près de 28% au premier jour.

      Jeudi, sept trains sur dix devaient circuler en moyenne sur les grandes lignes, davantage pour les TGV Est et Nord, moins sur les liaisons Sud-Est et province-province. 

      Sur les lignes Intercités, le trafic reste plus dégradé, à peine supérieur à un train sur deux. Côté TER, deux trains sur trois devaient rouler en moyenne (trafic normal en Bretagne).

      

      - Manifestation de soutien aux grévistes -

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      Pour soutenir les grévistes, les unions régionales CGT, FO et Solidaires ont appelé à manifester à la mi-journée à Paris, de Montparnasse aux Invalides, à proximité de l'Assemblée nationale, où le projet de loi est débattu depuis mardi. 

      Le chef de file des députés Front de Gauche André Chassaigne (PCF) a estimé que les députés avaient "beaucoup avancé la nuit dernière" et que les grévistes pouvaient considérer qu'ils n'avaient "pas fait grève pour rien".

      Le projet du gouvernement vise à stabiliser la dette du secteur ferroviaire (44 milliards d'euros) et à préparer son ouverture totale à la concurrence. La réforme regroupe dans une holding publique la SNCF et Réseau ferré de France (RFF), qui gère le réseau. Les deux entreprises avaient été séparées en 1997. 

      Le projet prévoit une organisation complexe avec trois établissements publics, dont l'un nommé SNCF chapeautera deux filiales: "SNCF Mobilités" et "SNCF Réseau". Une "réunification de façade" qui ne résout pas la question de l'endettement, selon la CGT-Cheminots et SUD-Rail.

      Pour apaiser les craintes des cheminots, le secrétaire d'Etat aux Transports, Frédéric Cuvillier, a soutenu mercredi des amendements présentés par la majorité pour prévenir un éclatement du groupe. Il s'y était engagé dans un accord signé la semaine dernière avec la CFDT et l'Unsa.

      Les députés ont ainsi adopté un amendement écologiste soulignant "le caractère indissociable et solidaire" des trois entités. Ainsi qu'un amendement Front de gauche confirmant que le groupe SNCF était "l'employeur des agents et des salariés des trois Epic".

      Cet amendement Front de Gauche a été qualifié de "reculade" par le député UMP Hervé Mariton, qui votera contre le texte. En revanche, l'ex-ministre UMP de l'Ecologie et des Transports Nathalie Kosciusko-Morizet s'est dite prête à la voter, en affirmant reconnaître "en partie" son propre projet