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A Avignon, dans les coulisses du vote pour la grève
Ces articles de la rubrique « Ailleurs sur le web » sont publiés à titre d'information et n'engagent pas la Tendance CLAIRE.
(Le Monde) Il est 17 heures, jeudi 3 juillet, au Cloître des Célestins. Le Collectif du « In », qui réunit le personnel du festival (permanents, intermittents, vacataires), s'est enrichi des équipes artistiques et techniques qui sont programmées dans le In, et arrivent, jour après jour. Alors que la CGT-spectacle a appelé à une grève massive, le vendredi 4 juillet, le « In » doit se prononcer. La plupart des membres du Collectif ne sont pas syndiqués. La question n'est pas d'obéir à un mot d'ordre, mais demarquer un temps fort et de contester, encore une fois, l'accord du 22 mars sur l'assurance-chômage.
Les uns et les autres prennent la parole, puis le vote a lieu à bulletin secret. Les comédiens du Prince de Hombourg, la pièce de Kleist qui ouvre le festival dans la Cour d'honneur, mise en scène par Giorgio Barberio Corsetti, doivent partir avant la fin de l'AG. Les costumes et la séance-maquillage les attendent. C'est seulement quelques minutes avant de monter sur le plateau qu'ils apprennent le résultat du « scrutin » : 57,8 % de votes se sont exprimés en faveur de la grève.
Pas le temps de le déplorer, pour les uns, ni de se réjouir, pour les autres. C'est la « générale », il faut jouer. Pour certains, c'est comme une première représentation, car il y a mille personnes dans le public. La société chargée de la captation du spectacle, La compagnie des Indes, est déjà là pour filmer la pièce en vue de sa retransmission prévue sur France 2, le 4 juillet. Par précaution, deux captations sont prévues – le soir de la générale et le soir de la première – en cas d'intempéries, ou autre.
>> Voir la vidéo d'Olivier Py qui soutient le mouvement des intermittents grévistes :
ON DÉBRAYE OU PAS?
Un temps de parole a été négocié avec la chaîne publique, afin que les comédiens puissent porter une parole « poétique et politique » sur la lutte. Durant trois minutes, ils sont tous là, ensemble sur le plateau, comédiens, techniciens, personnel de la cour, à témoigner d'une même voix. C'est seulement vers une heure du matin, après la « Générale », que l'équipe discute du résultat du vote de l'AG. On débraye, ou pas ? Quelques techniciens et des comédiens donnent leur avis : si la majorité du personnel du festival est pour la grève, alors il faut que la Cour d'honneur soit en grève. Sinon, cela n'aurait guère de sens : en effet, Le Prince de Hombourg est l'un des deux spectacles à ouvrir le « In » avec Coup fatald'Alain Platel, dans la cour du lycée Saint-Joseph.
« Giorgio Barberio Corsetti a totalement respecté le choix des grévistes », raconte un participant. La petite démocratie est en marche, et la Cour d'Honneur est son espace-temps. Certains auraient préféré jouer, mais ils s'inclinent. La comédienne Anne Alvaro ne s'en cache pas : « Je ne suis pas d'accord avec ce mot d'ordre, mais je me plie. Je suis consciente que d'autres artistes et techniciens, avant nous, ont fait grève pour enclencher le mouvement. » Demain est un autre jour, dit-elle : « On sera libre d'avancer vers ce qu'on espérait. Assurer le spectacle sans rien lâcher de la lutte. »
Il faut aussi trancher, très vite, la question de la retransmission de la pièce sur France 2. La compagnie des Indes ne veut pas diffuser la captation ce soir, le 4 juillet, sans l'accord de l'équipe, sous peine d'apparaître comme un briseur de grève. « Mais, à l'unanimité, l'autorisation lui a été donnée », précise un technicien. Certains quittent la Cour d'honneur vers 4 heures du matin.
Depuis, chacun s'est tenu informé avec les nouvelles sur Internet, et les nombreux mails échangés. Ainsi, ils ont appris qu'Olivier Py avait annoncé, dès onze heures, l'annulation des deux représentations. Certains disent avoir été pris de court. Les comédiens du Prince… ont prévu de se retrouver entre 16 heures et 18 heures 30, dans la Cour d'honneur, pour débattre encore. Ce soir, vendredi, la Cour d'Honneur sera-t-elle ouverte au public, afin de permettre le dialogue et d'ouvrir, enfin, le « festival militant » ?




