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Mélenchon aspire à prendre du recul et parle "d’échec" du Front de gauche
Ces articles de la rubrique « Ailleurs sur le web » sont publiés à titre d'information et n'engagent pas la Tendance CLAIRE.
(afp) Jean-Luc Mélenchon dresse un constat particulièrement sévère sur le Front de gauche, le considérant "en échec" et exprime son souhait de prendre du recul pour faire de la politique "autrement".
"On est dans une période où l'on a besoin de se reposer. Parce qu'on vient de passer cinq ans terribles. Nous sommes en échec", a déclaré le coprésident du PG, dans une interview à Hexagones, un site d'informations en ligne.
"Pour moi, la séquence (du FG) a été écrite entre deux européennes: on a fondé le FG pour les européennes de 2009 et à la suivante on passait devant le PS. Tout était en place. Tout ça a été planté pour une poignée de postes aux municipales", a-t-il déploré en faisant allusion aux accords conclus entre le PCF et le PS lors de la campagne pour les municipales.
Car pour lui, le fond du problème du Front de gauche, qu'il a contribué à créer en 2008, réside bien là: "l'ambiguïté depuis le début" sur l'attitude à avoir à l'égard du Parti socialiste. Les communistes estiment, selon lui, qu'on "peut rectifier le tir du PS" tandis que d'autres, comme le PG, considèrent qu'il faut l'autonomie par rapport au parti de la rue de Solférino.
"A un moment, il faut s'arrêter de courir. Parce que si on court tout le temps, on va finir par se mettre dans le vide. Et là, j'ai besoin de dormir, de ne rien faire, de bayer aux corneilles", dit-il dans cette interview où perce souvent une réelle lassitude.
"Et puis après, il y aura à travailler pour donner un contenu concret à des idées assez générales (...) La question pour nous n'est pas de faire un parti révolutionnaire, c'est d'aider à la naissance d'un peuple révolutionnaire. Vu ce qu'on a à faire, il faut tout changer en profondeur", poursuit Jean-Luc Mélenchon.
- "Je ne peux plus continuer comme ça" -
Le responsable du Parti de gauche exprime d'autre part son souhait de prendre un certain recul.
"J'aspire à ce que le niveau de pression sur moi baisse. Ca fait cinq ans que ça dure et ce n'est pas bon. On finit par ne plus raisonner aussi tranquillement qu'on le devrait", déclare le responsable politique.
Souhaitant que les "nouveaux visages" ayant émergé au sein du PG disposent de leur "espace politique", Jean-Luc Mélenchon déclare vouloir "(s')utiliser dans ce que je crois être capable de faire: la transmission idéologique, le travail intellectuel et culturel. Et j'ai besoin de reconstituer la couche du terreau".
"Pour moi, ce n'est pas de me mettre en retrait, c'est m'utiliser autrement", insiste-t-il avant de conclure: "J'ai besoin de temps, je ne peux plus continuer comme cela".
On indiquait peu après dans son entourage qu'il ne s'agissait en aucun cas d'une volonté de retrait de la vie politique. Il était d'ailleurs annoncé mardi qu'il participerait le lendemain à la manifestation propalestinienne à Paris.
"Il y a chez lui (l'envie) d'être peut-être moins au premier plan d'un point de vue opérationnel mais ce n'est en aucun cas un retrait politique", a confirmé à l'AFP Eric Coquerel, secrétaire national du PG.
"Il a une envie normale de souffler pendant quelque semaines après avoir mené tambour battant" ses activités depuis la création du FG, ajoute-t-il.
Eric Coquerel partage le verdict de Jean-Luc Mélenchon sur "l'échec" du FG. Et pour lui, il y a urgence. "Soit le FG est vraiment capable de se transformer, soit il faudra inventer autre chose".
"On doit être capables, très vite, de décider, sans tarder qu'on revient" à la stratégie de l'"autonomie" vis-à-vis du PS, a poursuivi Eric Coquerel en qualifiant d'"erreur" la présence du numéro un communiste, Pierre Laurent, à l'université d'été du PS, à La Rochelle, fin août. "On a un gouvernement avec lequel personne à gauche ne peut se retrouver".
La réunion de rentrée du FG, le 6 septembre, paraît déterminante.
Du côté du PCF, on ne voulait pas réagir aux déclarations de Jean-Luc Mélenchon. "Ce n'est pas le moment. Il y a besoin de réfléchir, de faire le point" et la réunion du 6 septembre permettra de "réfléchir tous ensemble. Chacun aura pris son temps".




