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Censure du Conseil constitutionnel: un trompe l’œil s’effondre

NPA

Brève publiée le 7 août 2014

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Les brèves publiées dans cette rubrique « Informations et analyses » le sont à titre d'information et n'engagent pas la Tendance CLAIRE.

Communiqué du NPA

Censure du Conseil constitutionnel : un trompe l'œil s'effondre.

Le Conseil Constitutionnel vient de censurer la baisse des cotisations dites "salariales" du "pacte de responsabilité". Au delà des arguties juridiques et des arrières pensées politiques, c'est l'effondrement d'une mesure en trompe l'œil destinée à faire avaler aux salariés le vrai cadeau de 30 milliards annuels aux patrons ...qui lui n'est bien sûr pas "censuré".

Les cotisations sociales (qu'elles soient "salariales" ou "patronales") sont une partie du salaire, elles vont aux salariéEs actifs ou retraités pour payer leurs retraites, leurs soins, l'éducation de leurs enfants, ou leurs allocations chômages quand ils (elles) sont privés d'emploi.

Baisser les cotisations c'est tout simplement baisser les salaires. Faire croire aux salariés qu'on leur redonne du "pouvoir d'achat" en transformant en salaire direct la partie de leur salaire qui sert à financer la Sécurité sociale est une duperie dont ils s'aperçoivent très vite : moins de cotisations sociales, c'est moins de médicaments et de soins remboursés, l'augmentation des mutuelles, moins d'allocations pour élever leurs enfants, moins de retraites, ou la baisse de l'indemnisation du chômage. Ce qui est "gagné" d'un coté, est perdu de l'autre.

Par contre, pour les employeurs, 30 milliards de cotisations sociales "patronales" en moins, c'est 30 milliards de moins dans la masse salariale, c'est à dire 30 milliards de profits en plus : bénéfice net!

Le NPA ne pleurera donc pas le passage à la trappe de cette fausse mesure sociale, il exige l'augmentation immédiate des salaires de 300€ pour tous (et des cotisations sociales qui l'accompagnent) pour l'ensemble des salariés, la fin de toutes les exonérations de cotisations qui sont la véritable cause du prétendu déficit de la Sécurité sociale, le financement exclusif de la protection sociale par des cotisations, ce qui commence par l'abrogation de l'ensemble du "pacte de responsabilité".

Montreuil, le jeudi 7 août 2014