Agenda militant
Ailleurs sur le Web
![S’abonner au flux RSS [RSS]](images/rss.jpg)
- Comment sortir du capitalisme ? (14/09)
- Où vivent les plus pauvres ? (14/09)
- Solidarité avec la Palestine : France TV censure Adèle Haenel (12/09)
- La fabrique du mensonge et de la colère - Denis Robert (12/09)
- Les rebelles houthis du Yémen s’emparent de l’ensemble de la côte bordant la mer Rouge, dont le détroit stratégique de Bab el-Mandeb (12/09)
- Abel Quentin et son "appel citoyen à légitime défense" contre l’IA (11/09)
- Penser la dégradation du travail avec Harry Braverman (11/09)
- Lordon : Dollar détonateur ? (11/09)
- Matinale de France Info avec Clémence Guetté (11/09)
- Communiqué SNJ - CGT des journalistes de BFM (11/09)
- Recension de "Le capitalisme contre la mondialisation" de Benjamin Bürbaumer (10/09)
- Le "retournement de tendance" en Ukraine ne correspond pas "à la réalité militaire" (10/09)
- Michael Roberts : Contrôler ou remplacer le capitalisme ? (10/09)
- Deux matérialismes pour une histoire de la musique (10/09)
- Mathilde Panot au grand oral de BFMTV (06/09)
- "ON NE POURRA PAS TOUT SAUVER" : préparez-vous à choisir - Jean-Marc Jancovici (06/09)
- Mélenchon à la GRande Braderie de Lille (05/09)
- Lordon : IA, le mur (04/09)
- À QUOI RESSEMBLERAIT LE MONDE SANS CAPITALISME ? (04/09)
- Manu Bompard sur France Info ce vendredi (04/09)
- Les deux racismes qui ont assassiné Jason Arday (04/09)
- États-Unis : de l’explosion des inégalités économiques à la crise de la reproduction sociale (02/09)
- Septembre chaud (01/09)
- NON à la candidature Roussel, OUI à l’alliance de la gauche radicale ! (01/09)
- Lordon : Le frigo, l’euro et le plan B (31/08)
Liens
Sénégal: colère sur le campus de Dakar
Ces articles de la rubrique « Ailleurs sur le web » sont publiés à titre d'information et n'engagent pas la Tendance CLAIRE.
http://communismeouvrier.wordpress.com/2014/08/26/senegal-colere-sur-le-campus-de-dakar/
La tension qui régnait depuis des mois à l’université de Dakar est montée d’un cran, le 14 août, avec la mort d’un étudiant lors d’une intervention musclée des forces de l’ordre.
Bassirou a été tué d’une balle dans la tête alors qu’il tentait de fuir l’assaut de la police sur le campus de l’université Cheikh-Anta-Diop (Ucad), à Dakar, en ébullition depuis plusieurs mois en raison du retard de paiement des bourses universitaires. Le 14 août, Bassirou Faye, 21 ans, était dans sa chambre de la cité U tandis qu’au dehors une nouvelle vague de contestation opposait des étudiants en colère aux forces de l’ordre.
L’étudiant en sciences a quitté sa chambre en catastrophe quand les groupements mobiles d’intervention ont brutalement donné l’assaut, passant de pavillon en pavillon pour en déloger les occupants et saccageant les chambres et le matériel des étudiants. À peine était-il dehors qu’il était abattu d’une balle en pleine tête par un policier. L’opération a fait également plusieurs dizaines de blessés et vingt-sept étudiants ont été placés en garde à vue.
Risque de dérapage prévisible
En mai déjà, des affrontements entre les étudiants de l’Ucad et les forces de l’ordre avaient dégénéré. "Depuis le 21 novembre dernier, le recteur a autorisé la présence de la police de manière permanente dans l’université. Nous réclamons le retour des policiers dans leur caserne", rappelle Seydi Ababacar Ndiaye, le secrétaire général national du Syndicat autonome de l’enseignement supérieur (SAES) – majoritaire chez les enseignants.
L’affaire des bourses n’est que le dernier contentieux en date avec l’État.
Face à l’incapacité des autorités à régulariser le versement des bourses universitaires depuis la rentrée 2013, le risque de dérapage était donc prévisible. Mais dans un établissement public en crise depuis de longues années (sureffectifs, réductions budgétaires, augmentation des droits d’inscription, grèves à répétition, réforme contestée…), l’affaire des bourses n’est que le dernier contentieux en date avec l’État.
Au lendemain de ce drame, le collectif des étudiants et le SAES ont décrété une grève illimitée, réclamant comme préalable à toute discussion avec les pouvoirs publics la démission des ministres de l’Enseignement supérieur et de l’Intérieur. Rentré précipitamment de France, le président Macky Sall a appelé à l’apaisement tout en dénonçant "les forces tapies dans l’ombre" qui auraient attisé les braises de la révolte.
Une allusion transparente à ses opposants du Parti démocratique sénégalais et de Rewmi, qui se sont empressés de recevoir les leaders étudiants et de relayer leurs doléances.





