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Sur la privatisation des autoroutes
Ces articles de la rubrique « Ailleurs sur le web » sont publiés à titre d'information et n'engagent pas la Tendance CLAIRE.
Hier, c’était le dernier grand week-end de retour de vacances d’été, comme l’ont noté les informations qui ont rapporté le traditionnel spectacle de bouchons et de vacanciers sur les aires d’autoroutes. Mais certains ont aussi rapporté les prix extravagants de ces routes devenues des rentes.
Jackpot pour les exploitants
Le journal de TF1 notait hier que le prix de l’essence est 20 centimes plus élevé sur les autoroutes que dans le reste des stations-services et que le prix de tous les produits vendus dans les stations services, de l’eau minérale au sandwiches, est aussi bien supérieur au prix des supermarchés. Mais ce qui est dommage, c’est que le reportage n’ait pas fait le parallèle avec les profits extravagants réalisés par les entreprises qui ont les concessions autoroutières. Vinci, par exemple, réalise 13,9% de son chiffre d’affaire avec les concessions et 58,8% de son résultat opérationnel. En clair, les concessions affichent une rentabilité 9,4 fois supérieure à celle des contrats de construction classique, dont il n’a jamais semblé qu’ils étaient mal payés par l’Etat ou les collectivités territoriales. Et que penser des tunnels et autres parkings ?
Une défaite pour la collectivité
En outre, ce qui est frappant, c’est à quel point les péages des autoroutes se sont automatisés. Pour avoir beaucoup circulé cet été, je peux témoigner qu’il ne semble presque plus y avoir de cabines de péages où il est possible de rencontrer une personne humaine. Bien sûr, on peut penser que cela est plus efficace et que ces emplois ne sont pas les emplois les plus valorisants. Néanmoins, à une époque où pas moins de 6 millions de personnes recherchent un travail si on prend en compte toutes les catégories de demandeurs d’emploi, il semble aberrant d’avoir laissé faire ses suppressions de poste qui n’ont servi qu’à enrichir les actionnaires et les dirigeants des sociétés qui exploitent les autoroutes.
Non seulement, la France a probablement vendu à des conditions trop favorables pour les acheteurs les concessions des autoroutes. Mais la collectivité y perd doublement ensuite puisque les usagers paient sans doute des prix encore plus élevés qu’avant dans les stations services et aux péages, comme le rapportent de nombreuses associations de consommateurs. Mais en plus, l’Etat indemnise toutes les personnes qui ne sont plus employées aujourd’hui pour faire payer aux péages. Tout ceci montre à nouveau à quel point la privatisation des autoroutes, mise en place pendant le quinquennat de Jacques Chirac est une mauvaise affaire pour les français, qui y perdent bien plus qu’ills y gagnent.
Le service public doit rester public. Il est totalement aberrant de privatiser des monopoles comme celui des autoroutes car cela revient à accorder des rentes juteuses à des entreprises au détriment de l’ensemble des Français. Mais de cela, les « socialistes » ne se soucient plus depuis longtemps.





