[RSS] Twitter Youtube Page Facebook de la TC Articles traduits en castillan Articles traduits en anglais Articles traduits en allemand Articles traduits en portugais

Agenda militant

    Newsletter

    Ailleurs sur le Web [RSS]

    Lire plus...

    Twitter

    Populariser des solutions communistes partielles de façon transitoire

    Nous devons éviter deux écueils :

    - défendre seulement des mesures d’urgence qui ne remettent pas en cause l’ordre capitaliste et qui sont séparées de notre projet communiste

    - refuser de défendre la moindre revendication sous prétexte que cela donnerait l’illusion qu’on pourrait les satisfaire dans le cadre du capitalisme

    Pour populariser notre projet communiste, il est important de mettre en avant des revendications partielles qui remettent en cause directement la logique capitaliste. Non pas pour faire croire qu’on pourrait construire, pas à pas, le mode de production communiste, mais pour expliquer que ces brèches amplifieraient la crise du capitalisme et poseraient très rapidement l’alternative entre un retour à l’austérité capitaliste et une révolution communiste.

    Pour convaincre de notre projet politique d’ensemble, nous devons expliquer ce que serait une solution communiste pour les questions de l'alimentation, du logement, de la presse, ou de tout autre besoin essentiel de la population. Ainsi :

    - On pourrait mettre en place une cotisation versée par les les unités de production, qui serait versée à des caisses sectorielles de Sécurité sociale, commes celles existant aujourd’hui pour les retraites, la maladie, les accidents du travail ou les allocations familiales ; ce programme est indissociable de la reprise du combat pour que toutes ces caisses soient gérées par les représentant-e-s des travailleurs/ses, comme c’était prévu dans le projet initial de la Sécurité sociale, conçue comme institution de la classe ouvrière.

    - Les caisses sectorielles utiliseraient ces fonds pour deux choses : subventionner l'investissement de producteurs « conventionnés » (qui respecteraient le cahier des charges défini par les caisses) et verser des prestations aux ménages, que ces derniers ne pourraient dépenser qu'en achetant la production des producteurs agréés.

    - Les producteurs agréés ne seraient pas des entreprises capitalistes : ce serait des unités de production, sous la forme de travailleur/se-s indépendant-e-s ou de travailleur/se-s rassemblé-e-s en coopératives. Ces unités de production non capitalistes seraient viables, car elles ne seraient pas mises en concurrence avec les entreprises capitalistes, et elles auraient une demande garantie par l'attribution de « chèques » alimentation, logement ou presse aux ménages. Ainsi, le « salaire » de ces producteurs serait garanti grâce au système socialisé mis en place pour satisfaire le besoin.

    Ces solutions ne viseraient pas simplement à donner un chèque aux ménages pour les aider à couvrir un besoin fondamental. Elles viseraient à satisfaire ce besoin en organisant un autre mode de production et en développant de nouvelles unités de production (non capitalistes). Voilà pourquoi on peut caractériser ces solutions de « communistes », à la fois comme formes nouvelles de production et dans le sens de la transition vers la société communiste.

    Il ne s'agit pas de faire croire que ces solutions partielles peuvent être mises en œuvre dans le cadre du capitalisme, notamment en situation de crise aigüe comme aujourd'hui. Satisfaire les besoins en élargissant le champ de la cotisation ne peut qu'accroître la crise de rentabilité du capital car la cotisation est un prélèvement sur la plus-value. Nous devons l’expliquer, nous devons l'assumer politiquement pour en tirer la conclusion que le capitalisme doit être renversé puisqu'il empêche la mise en place de solutions rationnelles et émancipatrices.

    C’est pourquoi ce projet de nouvelles caisses de sécurité sociale va de pair avec le combat pour la conquête du pouvoir politique par les travailleur/se-s, qui n’est pas un but en soi, mais un moyen d’aller vers la société communiste en engageant la transformation révolutionnaire des structures économiques.

    Télécharger au format pdf

    Ces articles pourraient vous intéresser :

    Economie

    Développer une analyse marxiste de la crise face au postkeynésianisme hégémonique dans la "gauche radicale"

    Le réformisme a une très grande faculté à se renouveler en surface pour nous vendre la même camelote. Alors que nous sommes à nouveau plongé·e·s dans une crise sévère du capitalisme (dont le déclencheur est le Covid mais dont les racines sont bien plus profondes), des économistes postkeynésiens nous expliquent qu’ils et elles ont trouvé la solution magique pour sortir de la crise, réduire les inégalités et atteindre le plein-emploi dans le cadre du capitalisme : créer suffisamment de monnaie pour financer les dépenses publiques qui permettront de « garantir un emploi » à chacun·e. La théorie à la mode est la « théorie monétaire moderne » (Modern Monetary Theory - MMT en anglais) qui prétend fonder scientifiquement ce type de proposition politique. Lire la suite...

    Télécharger en pdf Tweeter Facebook

    Théorie

    Intégrer la "garantie économique générale" (Lordon) ou le "salaire à vie" (Friot) à notre programme communiste

    Notre parti n’est pas à la pointe de la discussion sur le projet communiste, c’est le moins qu’on puisse dire ! Les discussions ont lieu en dehors du parti, autour des idées de Lordon et de Friot. Notamment sur la défense d’un statut qui permettrait à chacun·e de bénéficier d’un « salaire à vie » ou d’une « garantie économique générale » : un revenu qui ne dépendrait pas du travail concret de chacun·e, mais de la « qualification » attachée à la personne.

    Lire la suite...

    Télécharger en pdf Tweeter Facebook

    NPA

    Conf nationale du NPA - Pour un communisme désirable

    Afin d’affronter la situation correctement, le NPA doit se doter d’un programme politique, intégrant lui-même un projet de société. Un parti sans programme est un bateau sans gouvernail : il est condamné à naviguer sans savoir ou il va, puisqu’il n’a pas de cap à garder. Cela se vérifie dans notre intervention, le NPA est un parti qui, malgré ses qualités d’élaboration (oppressions systémiques, féminisme et questions LGBTI, intervention politique) n’arrive pas à dépasser le stade de la réaction, du témoignage et de la participation à des cadres plus ou moins larges de “critique du système”. Lire la suite...

    Télécharger en pdf Tweeter Facebook