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En Grèce, des Roms retranchés dans leur camp repoussent la police
Ces articles de la rubrique « Ailleurs sur le web » sont publiés à titre d'information et n'engagent pas la Tendance CLAIRE.
France 24, 30 septembre 2014 :
Depuis plus de 40 ans, ils sont installés sur une propriété privée de la ville d’Halandri. Une occupation illégale qui aurait dû prendre fin ce mardi avec la destruction prévue d’une partie des habitations. Mais les habitants du camp, soutenus pas le maire, s’y opposent farouchement. Retranchés à l’intérieur, ils organisent la défense.

L’opération de démolition prévue ce matin n’a pas eu lieu. Une quarantaine d’habitants du camp d’Halandri, situé dans le nord-est d’Athènes, ont réussi à bloquer l’arrivée des véhicules de police en installant des barrages sur la route principale d’accès, provoquant d’importants embouteillages à l’entrée de la capitale. Une benne à ordures et des pneus ont été incendiés à une autre entrée du camp forçant les équipes de démolition à faire demi-tour.
Solidaire des habitants, le maire de la ville, Simos Roussos, a qualifié dans la matinée cette démolition de "solution imposée de façon autoritaire" qui a "transformé la ville en zone de guerre."

Yannis Kemmos, photographe, a suivi les incidents en première ligne depuis le début de la matinée jusqu’à ce qu’un calme précaire ne revienne : "Les choses se sont calmées en milieu de matinée après que la police a choisi de se retirer. Elle a d’ailleurs totalement disparu. En revanche, l’accès du camp reste totalement bloqué. Seuls les médias ont le droit d’y accéder et uniquement à pied."

C’est le département du ministère de l’Intérieur en charge de l’Administration décentralisée qui est aux manettes de cette opération d’évacuation. Il devait en lancer ce matin la première phase prévoyant la destruction de 12 des 65 résidences du camp. L’objectif à terme est de déplacer les habitants dans un espace dédié dans la ville de Megara, à une quarantaine de kilomètres à l’ouest d’Halandri.

"L’argument des habitants est de dire que le site de Megara n’est absolument pas prêt à les accueillir, ce qui est vrai, explique Yannis Kemmos. J’ai vu des photos et les maisons ne sont même pas encore sur pied. [Selon le maire d’Halandri les infrastructures de base, comme l’eau et l’électricité, ne sont pas encore installées]. Mais ils refusent surtout parce que c’est une zone reculée. Ils ont leur vie ici. Ils sont dans des petits business, le plus souvent liés à la récupération de métal. Il y a beaucoup de mineurs qui protestent, des enfants qui sont nés ici et qui ne s’imaginent pas ailleurs."

La police aurait fait plusieurs nouvelles propositions à la communauté, retardant notamment leur date de départ. Toutes ont été refusées par les habitants du camp.




