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    Grèce : malgré Samaras, des législatives à l’arrache ?

    Grèce international

    Brève publiée le 26 décembre 2014

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    Les brèves publiées dans cette rubrique « Informations et analyses » le sont à titre d'information et n'engagent pas la Tendance CLAIRE.

    http://npa2009.org/actualite/grece-malgre-samaras-des-legislatives-larrache

    La tentative de (mal) jouer le sauveur de la patrie n'a pas donné l'impulsion voulue par le 1er ministre Samaras pour rapprocher le vote parlementaire des 180 voix qui seront nécessaires pour élire au 3ème tour le président de la république. Certes, l'objectif n'était pas l'élection au 2ème tour (200 voix nécessaires), certes le score pour Dimas, le candidat du pouvoir, passe de 160 à 168, mais l'effet seuil espéré à 170 voix ou plus n'est pas atteint. Et surtout, les voix nouvelles étaient attendues : des députés ''indépendants'' angoissés de devoir bientôt perdre la belle retraite cadeau qu'ils attendaient d'un mandat législatif mené jusqu'en 2016, et 2 députés nazis tentant de se faire passer pour des moutons bruns sans plus aucun rapport avec Chryssi Avgi.

     Bien sûr, toute la gamme des manoeuvres est attendue jusqu'au vote crucial du lundi 29, et même si la justice s'est bizarrement dépêchée de classer l'affaire du député approché pour un deal argent contre son vote pour Dimas (comme il y avait doute, la procédure judiciaire devait se poursuivre, estiment des juristes connus), on peut penser que le pouvoir va encore tenter de jouer le père Noël auprès de certains députés. Néanmoins, beaucoup à droite estiment que l'affaire est pliée et qu'on va donc vers des législatives fin janvier, du fait que le président n'aura pas été élu.

     En tout cas, la réaction de Samaras mardi après l'annonce des résultats du 2ème tour donnait un avant goût de la sympathique ambiance que cet ultra nationaliste proche de l'extrême droite donnera à la campagne : lourd de menaces qui en Grèce ne sont jamais à prendre à la légère quand il déclare qu'on se souviendra des noms de tou-te-s les député-e-s qui n'auront pas voté pour le candidat Dimas ! Et sa charge contre Tsipras, dirigeant de Syriza, qu'il associe à son ''jumeau'' Kammenos, dirigeant d'un groupe de droite qui dit non à la troïka et aux memorandums, relève du langage de guerre civile, quand il dit qu'ils emploient tous les deux la boue et le terrorisme... Son appel à obtenir les 180 voix du 3ème tour est un appel à ''refuser que la nation soit jetée dans l'aventure et le danger''. Comme si l'aventure et le danger, on ne les vivait pas quotidiennement depuis quatre ans, entre chute dans la pauvreté, suicides, et quotidien sordide comme ce que vient de vivre la famille d'un jeune soldat de 19 ans tué lors de manoeuvres d'exercices : une partie de la presse a relaté que l'état, responsable de sa mort, accordait à sa famille un dédommagement de 13 000 euros, sur lesquels il prélevait 3000 euros d'impôt, et l'EDF grecque (DEI) enlevait à la famille le tarif allégé accordé aux familles nombreuses, du fait qu'ils avaient un enfant en moins... C'est dire l'urgence de mettre fin à cette logique morbide …

     En tout cas, un des enjeux du 3ème tour sera le comportement des nazis, dont les chefs sont sortis de prison pour le vote : vont ils se déclarer simplement ''présents'' ou vont-ils voter pour Dimas, avec éventuelles promesses de libération ?... Quelques députés de droite viennent d'indiquer que dans ce cas , ils ne voteraient pas pour Dimas. Certes, ce réflexe ''démocratique'' est un fruit de la guerre interne que se livrent à droite Samaras et le camp du vieux dirigeant Mitsotakis, mais cela constitue peut être aussi une indication de l'attitude d'union nationale qu'une partie de la droite pourrait essayer de jouer avec la direction Tsipras en cas de victoire législative de Syriza …

     Athènes, le 24 décembre 2014

    A. Sartzekis