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Duflot soutient Syriza
Ces articles de la rubrique « Ailleurs sur le web » sont publiés à titre d'information et n'engagent pas la Tendance CLAIRE.
(Le Monde) Les Verts participeront, lundi 19 janvier, à Paris, à un meeting favorable au parti de la gauche radicale grecque
L'image va susciter nombre de commentaires, en particulier à Europe Ecologie-Les Verts (EELV). Lundi 19 janvier, Cécile Duflot et Jean-Luc Mélenchon partageront une tribune, à Paris, à l'occasion d'un meeting de soutien aux Grecs de Syriza. Le parti de la gauche radicale, qui souhaite desserrer l'étau de l'austérité dans son pays, est présenté comme le grand favori des élections législatives anticipées qui doivent avoir lieu le 25 janvier dans la péninsule hellénique.
Mme Duflot et M. Mélenchon, auxquels se joindra Pierre Laurent, secrétaire national du Parti communiste, répondront ce soir-là à un appel signé, entre autres, par les différentes composantes du Front de gauche, les altermondialistes d'Attac ou encore quelques fédérations des syndicats CGT et SUD. " Il y aura aussi Guillaume Balas - député européen PS et frondeur affirmé - ", tient à préciser la députée de Paris, qui ne veut pas laisser penser qu'elle aurait brutalement changé de camp à gauche.
Début janvier, Cécile Duflot envisageait de se rendre en Grèce pour exprimer son soutien à Syriza. Des contacts avaient été pris avec des responsables du parti grec, mais aucune rencontre avec son chef de file, Alexis Tsipras, n'était au programme. " On va nous traiter de Mélenchon si on fait ça ", reconnaissait alors son entourage.
L'assassinat de 17 personnes par trois djihadistes et la mobilisation de quatre millions de Français dans la rue ont coupé court à ce projet de voyage. L'agenda de la députée ne lui permet désormais plus de se rendre à Athènes. Elle doit donc se contenter de l'estrade du gymnase Japy.
" Faire bouger les lignes "
" Je suis très contente qu'on fasse, en France, un meeting pour une élection qui se tient ailleurs en Europe ", explique la députée, qui rappelle que les Verts grecs sont alliés à Syriza. " Leur victoire serait une bonne chose pour les Grecs et pour l'Europe. Il faut faire bouger les lignes. La politique comptable et d'une froideur humaine terrible menée au niveau européen est une erreur ", juge-t-elle.
En parallèle, une motion est examinée samedi 17 et dimanche 18 janvier au sein d'Europe Ecologie-Les Verts, qui tient son conseil fédéral. Elle prône un soutien à Syriza et à Podemos, en Espagne, qui représenteraient, selon cette motion, " des partenaires de la réorientation européenne ".
Le texte enjoint par ailleurs " la direction d'EELV à travailler à tous les échelons avec les forces politiques françaises désireuses d'ouvrir une alternative politique semblable ". En clair, le Front de gauche et tous les mouvements de gauche critiques envers le PS. Fait suffisamment rare pour être souligné, Cécile Duflot a signé ce texte, qui a été rédigé à l'initiative de l'aile gauche d'EELV. Eva Joly émarge, elle aussi, parmi les signataires.
Depuis son départ du gouvernement, en mars 2014, l'ancienne ministre du logement multiplie les petits pas en direction du Front de gauche en général, et de Jean-Luc Mélenchon en particulier. La députée de Paris et le député européen, qui se sont rencontrés à plusieurs reprises depuis septembre dernier, ont affiché une certaine connivence le 4 décembre, sur France 2, à l'occasion d'un débat dans le cadre de l'émission " Des paroles et des actes ".
Officiellement, l'ancienne patronne des Verts assure ne pas souhaiter former une nouvelle coalition. " Je ne crois pas à l'alternative à la gauche de la gauche, dit-elle.La priorité, c'est un projet partagé, pour l'écologie et contre les inégalités. " Cela ne l'empêche pas de noter que " Jean-Luc Mélenchon a bougé, comme certains socialistes ", en particulier sur les sujets écologiques. " Le débat, ce n'est pas droite-gauche, mais productivistes contre antiproductivistes ", assure-t-elle. " Sur les questions écolos, Mélenchon est une des personnes les plus proches de nous ", ajoute un de ses proches.
Les deux responsables ont signé un texte – intitulé " Chantiers d'espoir " – visant à créer une plate-forme de débats commune à l'ensemble de la gauche critique pour faire émerger des propositions alternatives. " C'est un créneau à 15 %. Les idées sont intéressantes, mais il n'y a pas de débouchés ", critique Jean-Vincent Placé, qui plaide, lui, pour une alliance avec le PS.
" Cécile Duflot est en campagne interne, elle sait qu'elle gagnera en séduisant sa gauche, puisque sa droite est occupée par son rival du moment, Jean-Vincent Placé ",juge de son côté Jacques Boutault, maire du 2e arrondissement de Paris et représentant de l'aile gauche d'EELV. Le congrès du parti doit avoir lieu début 2016. L'élection présidentielle, elle, est distante de près de deux ans et demi. Ce qui laisse le temps de tester des recompositions.
Olivier Faye




