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Le paiement tardif des bourses pénalise les étudiants
Ces articles de la rubrique « Ailleurs sur le web » sont publiés à titre d'information et n'engagent pas la Tendance CLAIRE.
Warren Fromont, étudiant en philosophie à l'université de Reims, est parti le coeur léger étudier à Bochum, en Allemagne. Ce boursier a pu envisager ce séjour grâce à un complément de bourse dite de mobilité que lui a accordée son université, payée sur des fonds d'Etat et dont le versement transite par le Crous (Centre régional des oeuvres universitaires et scolaires). Ce coup de pouce financier est significatif car il s'élève à 400 euros mensuels pour les sept mois que dure son séjour, de septembre 2011 à mars 2012. Hélas, si le premier versement est arrivé, il a été le seul en 2011, et pour 2012 l'aide est incertaine, comme le lui confirme une lettre du vice-président de l'université de Reims, Guillaume Gellé, le 14 décembre 2011. "Mes parents ne peuvent m'aider, heureusement en Allemagne les transports sont gratuits pour les étudiants", dit-il. L'université de Toulouse Le Mirail n'a, elle, reçu du Crous qu'un tiers de la somme attendue pour ses 135 boursiers et les a prévenus qu'elle ne pourrait leur verser que deux des trois mois du dernier trimestre 2011.
A Cergy-Pontoise (Val-d'Oise), l'université a dû piocher dans les fonds de la région Ile-de-France pour compenser les retards des bourses d'Etat. "Pour 2012, j'envisage un scénario catastrophe avec 30 % de budget en moins en modulant les montants entre 250 et 400 euros mensuels", anticipe Hélène Thébault du service relations internationales, "d'autant qu'en 2012 le département du Val-d'Oise supprime sa subvention de 120 000 euros". D'autres établissements à Paris, à Lyon ou à Montpellier, dressent le même constat. A la Rochelle la situation s'est régularisée les derniers jours de décembre mais l'université a dû avancer les fonds pour éviter des ruptures de paiement aux étudiants.
Ces retards sur l'aide à la mobilité sont d'autant plus gênants qu'ils touchent des étudiants peu argentés, seuls les boursiers sur critères sociaux y ayant accès. Ils font aussi suite aux ruptures de paiement de bourses, qui ont eu lieu fin novembre, mais désormais régularisés. "Il y a eu quelques problèmes ponctuels, en fin d'année, Bercy est attentif à la dépense", note Charline Avenel, directrice adjointe au cabinet de Laurent Wauquiez, mais qui dit que "2011 est la première année où les boursiers perçoivent dix mois de bourse (au lieu de 9 puis 9,5 les années précédentes). Cela représente un effort budgétaire de 160 millions d'euros. Quant à l'enveloppe sur la mobilité, elle est portée de 23,5 millions en 2011 à 25,7 millions pour 2012, 2 millions de mieux."
"Un circuit trop complexe"
Le Conseil national des oeuvres universitaires et scolaires (Cnous) souligne les progrès accomplis dans la ponctualité. "95 % des étudiants éligibles reçoivent leurs bourses avant la fin de l'année", plaide son directeur François Bonaccorsi. Le système est complexe car ce sont les universités qui désignent les bénéficiaires des bourses de mobilité et le nombre de mois alloués - entre deux et neuf mois. Mais c'est le ministère qui paie par le biais des rectorats puis des Crous, à qui l'université doit fournir la liste des bénéficiaires. "Un circuit trop complexe, que le gouvernement a décidé de raccourcir en confiant désormais l'enveloppe aux universités qui elles se chargeront de la répartir, pour plus de fluidité", note Mme Avenel.
Il s'agit en fait d'un retour aux pratiques qui avaient cours avant 2008. "A l'époque, 0n nous avait vanté le guichet unique pour faciliter la vie des étudiants", remarque Emmanuel Zemmour, le président de l'UNEF, qui regrette cette décision "nous préférons un service public qui traite à égalité les étudiants et dont les fonds sont fléchés sur des actions précises".
Thibaut Servant de la Fédération des associations générales étudiantes (Fage) s'inquiète des dysfonctionnements qui risquent d'être de plus en plus fréquents, dans les Crous, car "quelque 430 000 apprentis viennent d'obtenir le statut d'étudiant avec ses avantages, notamment l'accès aux résidences et aux restaurants universitaires."
Cette réforme, voulue par Nadine Morano, ministre de l'apprentissage et de la formation professionnelle, est entrée en vigueur au 1er janvier. "La ministre s'est engagée à rembourser aux Crous, à l'euro près, les surcoûts entraînés par cet afflux de bénéficiaires, dans une enveloppe maximale de 20 millions d'euros", précise Mme Avenel.




