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Sur les débats dans Syriza: Kouvelakis et Sotiris
Ces articles de la rubrique « Ailleurs sur le web » sont publiés à titre d'information et n'engagent pas la Tendance CLAIRE.
https://www.facebook.com/stathis.kouvelakis/posts/10153057214740470?fref=nf
Grèce: brillant succès de la "Plate-forme de gauche" de Syriza à la session du Comité central ce week-end!
(traduction de Pierre Ternera)
L'amendement (voir texte intégral ci-dessous) présenté par la plate-forme de gauche rejetant l'accord de l'Eurogroupe et la "liste de réformes" présenté par le gouvernement a obtenu 41% des voix, avec 55% contre et 4% d'abstention ou de vote blanc (les votes étaient : 68 en faveur, 92 contre, 6 abstentions / votes blancs). La plate-forme de gauche a maintenant étendu son influence de manière significative, en incorporant dans les votes stratégiques Les maoïstes du KOE et le groupe autour de la (désormais ex) chef du département économique de la partie John Milios.
Tous les médias rapportent que le parti est désormais clairement divisé sur la ligne suivie jusqu'à présent par le gouvernement et que le comité central "a émis un avertissement au gouvernement", pour citer l'article du principal journal pro-système To Vima.
Dans le même sens, le nouveau secrétaire du parti, Tassos Koronakis, a été élu par une majorité très étroite (102 sur 199), le candidat de la Plate-forme de Gauche, Alekos Kalyvis, obtenant 64 votes, un candidat indépendant 1 vote, et avec 32 membres du Comité Central s'abstenant.
Lors du vote pour le nouveau secrétariat politique de 11 membres, la liste du bloc majoritaire a obtenu 110 votes (6 sièges), la plate-forme de gauche 63 (4 places), les maoïstes (KOE) 21 (1 siège), une liste indépendante 2 votes (0 siège), + 3 abstentions.
La conclusion est assez simple: le débat crucial sur la future stratégie est maintenant entièrement ouvert et la gauche du Parti est dans une position très forte pour mettre en avant sa stratégie en faveur d'une approche alternative et un «plan B».
Le texte intégral de l'amendement de la Plate-forme de gauche
"" Nous exprimons notre désaccord avec l'accord et la liste des réformes convenues avec l'Eurogroupe.
Les deux textes représentent un compromis non-souhaitable pour notre pays et l'oriente dans des directions, dans leurs points essentiels, éloignées ou en contraste clair avec les engagements programmatiques de SYRIZA.
Dans l'avenir immédiat, SYRIZA, en dépit des accords de l'Eurogroupe, devrait prendre l'initiative de mettre en œuvre progressivement et comme une question de priorité ses engagements et le contenu de sa déclaration gouvernementale programmatique.
Pour aller dans cette voie, nous devons nous appuyer sur les luttes puvrières et populaires, contribuer à leur revitalisation et à l'expansion continue du soutien populaire pour résister à toute forme de chantage et promouvoir la perspective d'un plan alternatif visant à la pleine réalisation de nos objectifs radicaux.
La principale conclusion des derniers développements est la nécessité, qui est d'une importance décisive pour la voie que nous allons suivre, que les décisions soient prises à la suite d'une discussion dans les instances dirigeantes du parti, qui doivent, conjointement avec le parti et les sections du parti dans son ensemble, revaloriser leur fonctionnement et jouer un rôle de premier plan dans le nouveau cours progressiste de notre pays ".
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A small comment regarding SYRIZA's central committee (without claiming to have any special knowledge other that what one can read in the press)
- The degreee of condemnation of the dangerous turn of the leading group is indeed impressive. It shows that within the SYRIZA as a party and in general among left-wing militants, people from the movement etc there is indeed a feeling of rejection of the agreement and strong opposition to a new loan agreement (which is what the government will negotiate in the next months and which means austerity, even 'with a human face)
- At the same time, the leading group still enjoys an impressive degree of positive poll ratings as the result of a combination of reduced expectations from the part of the popular strata and the total total disarray of the pro-austerity opposition.
- The decision process of the SYRIZA-led government is not based upon the actual party process, but on the workings of the inner circle around Tsipras, Flabouraris, Pappas, Dragasakis (the true leadership). So this division of the organized party willl not automatically translate into a change of course regarding the negotiation of the new loan agreement.
- Moreover, the main current of opposition in SYRIZA, namely the Left-current segment of the Left platform has a long tradition of party loyalty, something evident in Lafazanis' long-time reluctance to challenge party unity. This was evident in the distance between the most vocal opponents of the course of the governemnt (such as Statis Kouvelakis and Dimitris Belantis) and most cadres of Left Current, in terms of public discourse. Even the choice of the Platform's proposal for the position of general secretary, Alekos Kalyvis, is symbolic: a ex-union bureaucrat, with a long history of simply being the colourless bureaucrat representative of Synaspismos in the leadership of the Trade union confederation.
- However, on the more positive side indeed it is important that the debate has opened. And the four months of the 'negotiation' can indeed be put to good use if they are a preparation for the necessary rupture and break with the embedded neoliberalism of the Eurozone. But this goes far beyond simply articulating disagreements. Whan is needed is a strategy - and technique - of rupture. This is the challenge facing all currents of the Left that insist on the possibility of a radical alternative.




