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Paris: après les week-ends, la grève des piscines s’étend aux mercredis
Ces articles de la rubrique « Ailleurs sur le web » sont publiés à titre d'information et n'engagent pas la Tendance CLAIRE.
Le Parisien, 20 mars 2015 :
Nouvelle escalade dans l’interminable grève perlée des agents parisiens des piscines, gymnases et stades qui réclament depuis un an une revalorisation de leur prime dominicale. Réunis ce vendredi matin en assemblée générale pour se prononcer sur les dernières propositions de la Ville, ils ont décidé d’étendre leurs débrayages… aux mercredis.

Et ce, dès le 1er avril. En février, ils avaient déjà décidé d’étendre leur mouvement du dimanche aux samedis.
« La mairie nous propose une indemnité d’environ 30 € par mois : ce n’est pas sérieux ! réagit William Bouffé, porte-parole de l’intersyndicale (CGT, FO, SUPAP-FSU, SUD-CT). Nous avons prévenu que nous ne descendrons pas en dessousde 90 € et il n’est pas question de baisser les bras ». La Ville, elle n’a pas tardé à réagir en durcissant le ton à son tour. Elle annonce qu’elle mobilisera dès le 28 mars des agents municipaux volontaires et des vacataires pour remplacer les grévistes. « En février, nous avions commencé à redéployer les agents non-grévistes qui travaillaient le dimanche afin d’ouvrir les équipements prioritaires. Cette fois-ci, on renforce les effectifs pour que l’essentiel des équipements puisse être accessible » précise un porte-parole de l’exécutif parisien.
Selon la Ville, une centaine d’agents se mettent en grève chaque dimanche dans les 287 piscines, gymnases et stades ouverts ce jour-là. Conséquence : la fermeture de 50 % de piscines et de 20 % des autres équipements en moyenne. Une situation devenue insupportable pour la Ville pour qui les Parisiens et les clubs sportifs sont pris en « otage ». « Nous consentons un effort conséquent mais l’intersyndicale refuse le dialogue et s’enlise dans le conflit, regrette son porte-parole. Nous sommes arrivés à un stade où, par équité pour les autres directions, nous ne pouvons aller plus loin ».
Difficile à entendre pour les syndicats. « Les usagers en ont marre mais nous aussi car la maire joue le pourrissement, dénonce William Bouffé. On nous a fait lanterner des mois en prétextant les municipales, puis européennes, les vacances puis les élections professionnelles. Cela fait 15 ans qu’on attend une revalorisation : pas question d’abandonner ».




