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Faire face aux nazis, royalistes, fachos, identitaires, racistes...
Ces articles de la rubrique « Ailleurs sur le web » sont publiés à titre d'information et n'engagent pas la Tendance CLAIRE.
De tout temps les groupuscules d’extrême droite servent de milices contre le mouvement ouvrier, au service du patronat. Trop souvent les militants CGT furent contraint à de vigoureuses méthodes pour défendre une manif, une réunion, une grève, une occupation d’usine. Sans parler du long combat chez Simca et Citroen pour mettre en échec la CFT, syndicat facho maison dans l’automobile.
A Lyon une provocation hélas habituelle depuis des années dans cette ville se termine par le décès, dont nul ne se réjouit, d’un jeune fasciste. Lyon est gangrenée de groupuscules fachos, régulièrement dissous sans que cela ne ralentisse leurs exactions.
Le communiqué confédéral du 16 février 2026 met dos-à-dos fascistes et antifascistes. C’est franchement inacceptable :
« Face aux violences, la CGT appelle au respect de l’Etat de droit. La CGT condamne les violences ayant entraîné la mort de Quentin D. , militant d’extrême droite à Lyon. Le travail d’enquête doit pouvoir être fait sereinement dans le respect de l’Etat de droit pour que justice soit faite. »
Heureusement de nombreuses structures CGT ne sombrent pas devant l’offensive qui fait du jeune fasciste un héros national, dont la mémoire est saluée par une minute de silence au Parlement. Minute suivie par les députés « de gauche » !
Ci-dessous nous reproduisons l’excellente déclaration de la CGT 93 co-signée avec la FSU, Solidaires, le SAF, la FSE et la CNT sous le parrainage de Visa 93 :
Contre la criminalisation de l’antifascisme !
Pour un front unitaire antifasciste !
Depuis les affrontements survenus à Lyon, avec la mort d’un jeune néo-fasciste, pour laquelle désormais la justice approfondit ses investigations, une véritable campagne médiatico-politique s’est déployée pour criminaliser l’antifascisme. Dans une totale inversion des valeurs, cette instrumentalisation glorifie les nervis fascistes, criminalise l’antifascisme, et une certaine vulgate excluent de « l’arc républicain » la première organisation parlementaire de gauche, LFI pour dans le même mouvement coopter le FN-RN « dans le cercle de la raison », si cher aux libéraux de toutes obédiences.
La banalisation de l’extrême droite connaît donc une nouvelle accélération.
Il est désormais clair qu’une frange de plus en plus importante de l’élite patronale, médiatique, et politique a décidé de pactiser avec l’extrême droite. Les avocats du Capital, dont le premier d’entre eux Emmanuel Macron, ne font passer leurs régressions sociales qu’à l’aide d’autoritarisme et de passage en force institutionnel qui piétine l’esprit de notre démocratie. Les résistances ouvrières, sociales et populaires, bien que trop souvent éparses, arrivent tout de même à freiner ces régressions néolibérales. Cela est manifestement trop pour un capital aux abois prêt à l’ultime compromission pour maintenir son système, ses prérogatives, ses privilèges et ses profits !
Il s’agit ainsi de faire porter la responsabilité de la violence aux franges les plus combatives de la gauche politique et sociale, dans un inversement de valeurs totalement grossier, mais qui peut bénéficier de la puissante caisse de résonance des médias de milliardaires d’extrême droite et de droite extrême, et de la connivence de trop nombreux médias de masse. Nous refusons toute remise en cause des libertés publiques et syndicales. Le droit de manifester, de s’organiser, de se syndiquer, de contester et de critiquer le pouvoir est au cœur de toute démocratie réelle. Criminaliser l’antifascisme ou assimiler les mobilisations sociales à des menaces pour l’ordre public constitue une atteinte grave à ces libertés fondamentales.
Or la réalité indéniable, c’est la recrudescence de violences de groupe d’extrême droite pouvant aller jusqu’aux homicides comme ce fut le cas pour Clément Meric, Martin Aramburu, Angela Rostas, Hichem Miraoui … En Seine-Saint-Denis, ces dernières années, des groupuscules fascistes de plus en plus désinhibés ont organisé différentes provocations visant à stigmatiser et insulter les habitants du département. Banderole xénophobe sur le toit de la CAF 93 en 2019, attaque sexiste et raciste de photos de femmes voilées séquano-dyonisiennes lors d’une exposition à la basilique st-Denis, tags pro-Algérie française et incendie d’un édifice départemental portant le au nom d’une militante féministe et anticoloniale en 2025 …
L’Action française, organisation qu’a fréquenté Quentin Deranque, a été créée lors de l’affaire Dreyfus par des antidreyfusards antisémites, et continue aujourd’hui de propager son antisemitisme. Ces provocations, ce verbe de la haine et du racisme, ces violences, ces crimes, sont actuellement totalement invisibilisés pour faire place à une propagande qui alimente la fascisation du pays. Nous vivons un processus qui prépare, idéologiquement et matériellement, la construction d’un État de guerre ouverte contre l’ensemble des mouvements d’émancipation pour l’égalité et contre le racisme, le patriarcat, l’exploitation et la destruction de l’environnement. Un État cherchant plus profondément à anéantir toute forme de dissidence et tout espace de contre-pouvoir. Un État atomisant ainsi sa population et l’encadrant idéologiquement, afin de tenter de relancer l’accumulation du capital.
Au-delà des divergences, les forces du mouvement social, syndical, associatif et politique doivent faire front commun. C’est dans le rassemblement du camp social, dans la solidarité active, que nous pourrons faire obstacle à la banalisation de l’extrême droite.
Nous ne nous résignerons jamais à l’avènement du fascisme !
Nous continuerons à revendiquer nos engagements antifascistes.
L’antifascisme c’est l’auto-défense, politique, sociale, syndicale, contre la bête immonde !
L’antifascisme c’est défendre nos conquêtes, nos libertés, nos vies !
Aujourd’hui plus que jamais Siamo Tutti antifascisti !




