[RSS] Twitter Youtube Page Facebook de la TC Articles traduits en castillan Articles traduits en anglais Articles traduits en allemand Articles traduits en portugais

Agenda militant

    Actualités et analyses [RSS]

    Lire plus...

    Newsletter

    Twitter

    Tsipras à genoux devant le FMI

    Grèce international

    Brève publiée le 6 avril 2015

    Tweeter Facebook

    Les brèves publiées dans cette rubrique « Informations et analyses » le sont à titre d'information et n'engagent pas la Tendance CLAIRE.

    http://www.lefigaro.fr/conjoncture/2015/04/06/20002-20150406ARTFIG00026-la-grece-n-obtient-aucune-indulgence-du-fmi.php

    Après la rencontre entre Yanis Varoufakis et Christine Lagarde, à Washington, la Grèce promet de rembourser les 450 millions d'euros dus au FMI, jeudi 9 avril.

    De notre correspondant à Washington

    La Grèce remboursera bien sa dette au FMI, de 494 millions de dollars - 450 millions d'euros - en temps et en heure, jeudi 9 avril, en numéraire et non sous forme d'obligations comme le laissaient croire certains à Athènes. Au terme d'une visite de dernière minute à Washington au Fonds Monétaire International (FMI) le jour de Pâques, Yanis Varoufakis a proclamé que la Grèce «a l'intention d'honorer tous ses engagements ad infinitum».

    Son entretien extraordinaire avec Christine Lagarde lui a peut-être ouvert les yeux sur l'extrême urgence d'aboutir à un accord sur des réformes économiques radicales avec le FMI, les pays de la zone euro et la Banque Centrale Européenne. On pouvait conclure du chaud et froid sans cesse soufflé par le gouvernement grec que l'option d'un défaut partiel de paiement au FMI faisait partie des options qu'il envisageait.

    L'institution monétaire tient à préserver son statut de créancier privilégié, clé de voute du système monétaire international. À ce titre elle ne saurait renoncer à ses créances. Les rares cas d'arriérés de paiement avec le FMI concernent des pays devenus immédiatement parias du monde de la finance, car déchirés par des crises gravissimes, comme l'Afghanistan, le Zimbabwe et Haiti.

    Ambiguïtés dissipées

    La Directrice générale du FMI a publié un communiqué visant également à dissiper les ambiguïtés distillées par Athènes: «Le ministre Varoufakis et moi-même avons échangé nos vues sur les développements actuels et nous sommes tombés d'accord sur le fait que la coopération est dans l'intérêt de tous. Nous avons noté que la poursuite de l'incertitude n'est pas dans l'intérêt de la Grèce et j'ai bien accueilli la confirmation par le ministre que le paiement dû au Fonds serait effectué le 9 avril».

    Christine Lagarde espère avoir convaincu son interlocuteur de la nécessité de ne plus perdre de temps dans ses négociations avec le FMI, l'Eurogroupe et la BCE: «J'ai exprimé mes remerciements au ministre pour son engagement à améliorer la capacité des équipes techniques à travailler avec les autorités (...) à Athènes et à renforcer les discussions politiques avec les équipes à Bruxelles qui doivent reprendre promptement lundi» a précisé la Directrice générale.

    Yanis Varoufakis a promis on gouvernement entendait «réformer la Grèce profondément» et chercherait à améliorer «l'efficacité des négociations» avec ses créanciers. Ces derniers continuent de conditionner toute nouvelle aide à la Grèce à un accord dans les prochains jours sur un paquet de réformes économiques difficiles à accepter par le gouvernement d'extrême gauche en place depuis janvier à Athènes. Le ministre des finances sera par ailleurs reçu tout à l'heure à Washington au Trésor, par son homologue américain, Jack Lew.