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Valenciennes: les métallos dans la rue contre l’austérité et les licenciements

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Brève publiée le 10 juin 2015

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Les brèves publiées dans cette rubrique « Informations et analyses » le sont à titre d'information et n'engagent pas la Tendance CLAIRE.

La Voix du Nord, 9 juin 2015 :

Les métallos de la région se sont fait entendre ce lundi dans les rues de Valenciennes. Ils étaient un millier à manifester pour la défense de l’emploi et contre les reculs sociaux et notamment la renégociation des conventions collectives. Avec une pensée pour les copains de Vallourec présents en nombre.

Alexis Plumecocq est retraité de Vallourec mais il est de toutes les manifestations : le 1er Mai, la marche de Vallourec et hier l’appel à manifester de l’USTM-CGT. « Je suis né ouvrier. En étant ici, je pense à l’avenir de nos jeunes et de mes petits-enfants. J’ai connu la mobilisation pour Vallourec Anzin mais on a plus de mal à mobiliser le site de Saint-Saulve. Je pense qu’ils ne prennent pas conscience de l’avenir morose », dit-il, accroché à la bannière de la tuberie.

Quelques mètres plus loin, Christophe Aubry de l’aciérie est venu « pour défendre mon bifteck. Si on était plus nombreux, ça serait encore mieux. Il faut montrer notre ras-le-bol ». Arnaud Carré, de la tuberie, dix ans de Vallourec, aurait voulu plus de monde aussi face à « cet avenir incertain. Mon frère travaille à l’aciérie. J’ai déjà connu un licenciement et je ne voudrais pas revivre ça ». La crainte de l’avenir, c’est aussi ce qui a motivé Ludovic Papin, six ans d’aciérie, « il faut marquer le coup et que la direction prenne enfin les bonnes décisions ».

« La métallurgie mise à mal »

Les Vallourec étaient nombreux mais il y avait aussi des salariés de pas mal d’entreprises du Hainaut. Dans la foule, Patrick Dufour d’Outinord, à Saint-Amand : « Si les métallos ne sont pas dans la rue aujourd’hui, c’est le patronat qui va gagner et on n’a pas envie qu’on nous refasse le coup d’Usinor. La métallurgie du Valenciennes est mise à mal. »

Jean-Philippe Ducarne, délégué syndical d’Alstom, était en tête de cortège pour dire aux actionnaires de ne pas laisser « des miettes aux salariés ». Chez Alstom, la lutte pour les salaires continue : « Le mouvement est suspendu. Pas arrêté. »

Grégory Galan, de la CGT PSA, tout juste réintégré, était là « en soutien aux Vallourec et pour défendre les conditions de travail et les salaires ». Son collège Éric Pecqueur de Toyota compte bien « se défendre pour mettre un frein aux attaques du patronat. Les gens ont peur du chômage et les patrons utilisent l’arme de la peur ». Il a profité de la manifestation pour « dénoncer les conditions de travail chez Toyota. C’est un bagne où on produit des voitures ».

Pas que des métallurgistes

Eux ne sont pas métallos mais ils avaient tenus à en être. Comme les hospitaliers, « les plans d’austérité touchent aussi l’hôpital où nous allons avoir deux plans d’économie au service de soins de suite et réadaptation et à la fondation Serbat », dixit Delphine Schiadeli, ou les finances publiques, « solidaires de la lutte » et opposés au prélèvement à la source ou au « maillage territorial ».

Après une heure et demi de marche dans les rues de Valenciennes, la manifestation s’est disloquée au son de L’Internationale, le chant de luttes sociales.