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Message d’un camarade d’Antarsya en Grèce
Ces articles de la rubrique « Ailleurs sur le web » sont publiés à titre d'information et n'engagent pas la Tendance CLAIRE.
Des elements sur la journee ecoulee, en vrac et sans recul.
Depuis hier le climat s'est extremement tendu. La campagne pour le oui atteint un tres haut niveau d'agressivite et d'intimidation, avec des pressions y compris sur les lieux de travail. J'ai entendu aujourd'hui des cas d'employes sommes par leur hierarchie de dire ce qu'ils allaient voter, que si le non l'emporte la boite fermera... Demain trois rassemblements sont organises devant des entreprises ou des cas de ce type ont ete releves (info par les jeunes de Syriza). Le propagande des medias prives pour le oui retrouve les niveaux des elections de 2015, si elle ne les depasse pas.
Anecdote : L'union professionnelle (corpo) des avocats a tente avant-hier (son CA) de faire adopter une motion d'appel a voter oui, ce qui est illegal compte tenu de devoir de reserve (je ne connais pas la formulation officielle). Des avocats qui s'y opposaient (presentes par les medias comme des nervis de SYRIZA et ANTARSYA), ont occupe la reunion en protestation.
La GSEE (direction des tendances du PASOK et de la ND soutiennent de fait le oui, l'ADEDY penche nettement pour le non.
Du cote du non : la campagne est bien lancee, des appels a des rassemblements ont lieu en grand nombre, les sections locales de SYRIZA tractent regulierement, et ANTARSYA (de l'avis meme de copains de SYRIZA) fait une tres bonne campagne, et montre enfin qu'elle existe. Rien qu'aujourd'hui dans le centre d'Athenes : nombreux rassemblements de quartier a l'initiative des sections de SYRIZA sur les places, avec intervention des deputes ; dans mon quartier, intervention du secretaire general de SYRIZA et d'un eurodepute de PODEMOS ; parallèlement, manif centrale d'ANTARSYA (pas d'idee du nombre, se sont fait gazer) ; et rassemblement central du KKE a Syntagma.
Demain, un rassemblement pour le oui dans un stade proche de Syntagme et rassemblement du non avec prise de parole de Tsipras.
Samedi, manif centrale pour le non.
La campagne : PASOK-POTAMI-ND (et les medias) ont pour axe "on vote pour ou contre l'appartenance a l'Euro et a l'UE, en cas de non la Grece devient l'Albanie du Sud (entendu ce jour)". En reponse l'axe central (defensif) de SYRIZA est "on ne vote QUE sur l'accord des creanciers, mais l'objectif reste un accord avec ces derniers pour rester dans l'Euro et l'UE, personne ne veut en sortir..."
La pression est tres forte, ce matin quatre deputes d'ANEL ont bascule et appele publiquement a voter oui (alors qu'ils avaient vote pour la tenue du referendum. La position d'ANEL reste non). De plus, on entend tout et surtout le plus droitier de la part des membres du gouvernement (Dragasakis, Tsipras, et autres...)
Ce soir, la nouvelle est que le FMI vient de declarer la dette non viable, et que 53 milliards doivent etre annules par l'Europe (je suis approximatif, je l'ai entendu a la radio cet aprem). C'est un argument qui vient plutot renforcer le gouvernement, apres une journée defensive, ou Varoufakis a declare qu'en cas de victoire du oui il démissionnait.
Bref, en un temps tres ramasse, toute sorte de nouvelle ou de declaration vient modifier le climat. Ce soir et a cette heure, je pense encore qu'on va vers le non...




