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Situation explosive à Athènes ! Une majorité du comité central se positionne contre l’accord !
Ces articles de la rubrique « Ailleurs sur le web » sont publiés à titre d'information et n'engagent pas la Tendance CLAIRE.
Déclaration de 107 (sur 201) membres du comité central du Syriza
Le 12 juillet à Bruxelles, un coup d'état a eu lieu à Bruxelles, qui a montré que le but des leaders européens était d'infliger une punition exemplaire à un peuple qui avait imaginé un autre chemin, différent du modèle néolibéral d'austérité. C' est un coup d'État dirigé contre toute notion de la démocratie et de la souveraineté populaire.
L'accord signé avec les "institutions" a été le résultat de menaces de l'étranglement économique immédiat et représente un nouveau protocole imposant des conditions humiliantes, odieuses et une tutelle qui sont destructrices pour notre pays et notre peuple.
Nous sommes conscients de l'asphyxie des pressions qui ont été exercées sur la partie grecque, nous considérons néanmoins que la fière avancée des travailleurs lors du référendum n'autorise pas le gouvernement à renoncer sous les pressions exercées par les créanciers.
Cet accord n'est pas compatible avec les idées et les principes de la gauche, mais, au-dessus de toute autre chose, n'est pas compatible avec les besoins de la classe ouvrière. Cette proposition ne peut être accepté par les membres et les cadres de Syriza.
Nous demandons au comité central de nous réunir immédiatement et nous invitons les membres, les cadres et les députés de Syriza à préserver l'unité du parti sur la base de notre conférence, des décisions et de nos engagements en matière de programme.
Athènes, 15 juillet 2015
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Un message de Stathis Kouvélakis sur sa page Facebook, publié en début d'après midi (traduction)
Athènes aujourd'hui : une situation explosive !
Grand meeting ce soir devant le parlement !
La majorité du comité central de Syriza rejète l'accord !
1. Les discussions au Parlement sur l'accord ont commencé et le vot est attendu tard dans la soirée. Tsipras a déclaré dans son interview devant les médias publics hier que l'accord était mauvais, qu'il “ne croyait pas en lui” mais qu'il n'y avait simplement pas d'autre solution. Il a aussi dit qu'il n'allait pas quitter le navire.
2. Une grès contre l'accord a été annoncée aujourd'hui par la confédération des fonctionnaires ADEDY. Il s'agit du premier test sur le front social. La participation à cette grève sera sans doute faible mais le véritable sommet sera le rassemblement du soir devant le Parlement, quand le vote aura lieu.
3. Une vague impressionnante de déclaration émerge de branches locales et régionales de Syriza, rejetant l'accord et appelant la direction à l'annuler, même au dernier moment. Ces déclarations sont soutenues par une écrasante majorité, habituellement si peu homogène. Un texte rejetant l'accord a déjà été signé par la majorité absolue des membres du comité central. A la dernière réunion du secrétariat politique du parti, seule une petite minorité était favorable à l'accord et au soutien au gouvernement. Euclid Tsakalotos, qui a présenté l'accord, a dit qu'il n'était pas assumable politiquement. Le secrétaire du parti, Tassos Koronakis, soutenu par d'autres, a demandé au gouvernement de renoncer et qu'un “équipe spéciale” du gouvernement soit constituée de façon transitoire jusqu'au déclenchement d'élections anticipées en novembre, au moment des élections en Espagne. La Plate-forme de gauche a exprimé son désaccord avec cette proposition, en expliquant que cela signifierait les députés de Syriza pourrait fermer les yeux pendant plusieurs mois sur un cabinet technocratique appliquant l'austérité et elle a appelé le gouvernement à annuler l'accord immédiatement.
4. La Plate-forme de gauche a annoncé qu'elle ne voterait pas l'accord aujourd'hui. Dans une réunion interne, avec une audience impressionnante hier et reportée du fait des médias (les journalistes sont venus en masse alors qu'il était clair qu'ils n'étaient pas les bienvenus…), Panagiotis Lafazanis a catégoriquement rejeté l'accord, expliqué qu'un Grexit était la seule solution et que le gouvernement devait le préparer. La Plate-forme de gauche tiendra un meeting lundi prochain à Athènes pour présenter ses propositions alternatives et a appelé au Grexit. Les syndicats du parti, très largement influencés par la Plate-forme de gauche, jouent un rôle dirigeant dans l'organisation de la protestation contre l'accord.
Stathis Kouvélakis, Athènes, 15 juillet, 14h.
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ATHENS NOW: AN EXPLOSIVE SITUATION!
MASS RALLY THIS EVENING IN FRONT OF THE PARLIAMENT!
THE MAJORITY OF SYRIZA'S CENTRAL COMMITTEE MEMBERS REJECT THE AGREEMENT!
1. The discussion in Parliament on the agreement has started and the vote is expected for late this evening. Tsipras has declared in his interview to the public broadcast yesterday that the agreement was bad, that he "didn't believe in it" but, basically that there was no other solution. He also said that he was not going to jump out of the boat.
2. A strike against the agreement was announced today by the confederation of civil servants ADEDY. This is the first test on the social front. The participation in the strike seems rather low but the real peak is this evening's gathering in front of the Parliament, when the vote will happen.
3. An impressive wave of statements are issued by Syriza's local and regional branches rejecting the agreement and calling the leadership to withdraw it even at the last moment. These statements are vote by overwhelming majorities and usually near-unanimously. A text rejecting the agreement has already been signed by an absolute majority of central committe members (see next post). In the last meeting of the political secretariat of the party only a small minority were in favour of the agreement and for supporting the government. Euclid Tsakalotos who reported on the agreement said that it wasn't politically sustainable. The secretary of the party, Tassos Koronakis, supported by others, asked for the government to resign and a "special task" government to be constituted as a transition to snap elections in November, at the time of elections in Spain. The Left Platform disagreed with this proposal explaining that this would mean that Syriza MPs would condone a for months technocratic cabinet applying austerity and called the government to withdraw the agreement immediately.
4. The Left Platform annnounced that it will not vote the agreement today. In an internal meeting, impressively attented yesterday and widely reported by the media (journalists came en masse although it was made clear that they were not welcome...), Panagiotis Lafazanis categorically rejected the agreement, explained that Grexit was the only solution and that the government should prepare it. The LP will hold a public meeting next Monday in Athens to present its alternative proposal and called for the Grexit. The trade-union sector of the party, overwhelmingly controlled by the LP, is playing a leading role in organizing protests againts the agreement.
Athens, July 15, 2 pm.




