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    À bas les capitulards de Syriza : Révolution socialiste !

    Grèce international

    Brève publiée le 22 juillet 2015

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    Les brèves publiées dans cette rubrique « Informations et analyses » le sont à titre d'information et n'engagent pas la Tendance CLAIRE.

    COMMUNIQUÉ DU 22 JUILLET 2015

    ARS Combat

    http://www.ars-combat.fr/actualites/breve-197.html

    En France comme en Grèce, les promesses des politiciens des cénacles institutionnels n’engagent que ceux qui veulent bien y croire.

    Tsipras et son équipe avaient gagné les élections sur la promesse de rompre avec les politiques austéritaires des gouvernements précédents.

    Au final, et comme nous l’attendions, le résultat de la politique de ce gouvernement Syriza est lamentable. Les plus piètres de ses engagements ne seront pas tenus.

    On ne peut ménager la chèvre et le chou, les intérêts de la majorité des travailleurs, de la jeunesse ouvrière et des retraités avec ceux de la minorité bourgeoise, la classe exploiteuse du patronat, des actionnaires nationaux et de l’usure financière internationale.

    Asphyxié par une dette de 320 milliards d’euros, sommés de rembourser 1,5 milliard, d’euros au FMI à l’échéance du 30 juin, puis 3,45 milliards à la BCE à celle du 20 juillet, puis encore 3,2 milliards à la BCE au 20 août, le gouvernement Syriza pensait peut-être que la Grèce allait trouver un arrangement avec ses créanciers et leurs représentants !

    Arrangement il peut y en avoir un bien sûr, avec la BCE et le FMI, leurs prêteurs et les gouvernements nationaux qui les couvrent ! Mais un accord pour le compte des propriétaires de la dette grecque, un accord pour les groupes financiers grecs et internationaux !

    Voilà le seul arrangement possible dans le cadre du maintien de la Grèce dans la zone Euro et de sa dépendance à l’égard des circuits de financement du grand Capital garantie par leurs États. Voilà le seul arrangement possible dans le cadre du régime capitaliste et de la domination de ses trusts !

    Les représentants des principales institutions et États de l’Union, Allemagne et France, en premiers, étaient pressés de trouver un accord, comme le gouvernement Syriza, oui, mais en passant sur la tête de la classe travailleuse et des intérêts de la majorité du peuple grec !

    Le chef du gouvernement Alexis Tsipras pensait-il se laver de la responsabilité d’une nouvelle politique austéritaire en soumettant les propositions de ses créanciers à référendum ? Plus de 60% des électeurs ont refusé les propositions de la Troïka qui voulait imposer l’augmentation de la TVA et une nouvelle casse des retraites.

    Les travailleurs grecs ne veulent plus payer. La majorité du peuple s’est suffisamment appauvrie ces dernières années pour accepter de nouvelles mesures de recul et de paupérisation.

    Le gouvernement de Tsipras a dû donc engager sa responsabilité propre et directe dans l’accord avec la Troïka autour du mal nommé « troisième plan d’aide à la Grèce » et cela, contre les vœux des électeurs exprimés le 5 juillet.

    Honte à Syriza et à ses politiciens de rechange pour défendre les intérêts des plus riches !

    Honte à tous les soutiens de Syriza du PCF et du Parti de Gauche en France ! Honte aux partis d’extrême gauche qui ont soutenu Syriza de l’intérieur et de l’extérieur ! Honte à tous les soutiens critiques de ce gouvernement ! Nous mettons tous leurs députés dans le même sac qui votent en faveur du plan de Tsipras « pour ne pas faire tomber le gouvernement » !

    Le parti qui n’est pas capable de proclamer ses intentions de rupture avec les intérêts capitalistes, le parti qui n’est pas capable de proclamer sa volonté de combattre la bourgeoisie et son système de gestion anarchique de marché et de pillage, ce parti ne peut en aucun cas être digne d’une quelconque confiance. Un tel parti est un nouvel exploiteur des illusions populaires. Rien de plus !

    Et la tâche des révolutionnaires est de lui faire face. Non pas d’alimenter les illusions dans son improbable politique « de gauche » !

    Mais les faits sont maintenant là et ils parlent d’eux-mêmes.

    Lundi 13 juillet, l’accord a été trouvé entre les chefs d’État de l’Union et le gouvernement grec.

    Il prévoit entre autres mesures, l’augmentation de la TVA, une nouvelle remise en cause des droits à la retraite, l’ouverture des commerces le dimanche, la privatisation des secteurs de l’énergie, la libéralisation des secteurs manufacturiers, la privatisation pour 50 milliards d’actifs via un fond supervisé par les autorités européennes, une remise en cause des conventions collectives, et seulement pour commencer ! Car ces mesures de régression sociale devraient en appeler de nombreuses autres dans les mois à venir !

    Même les gouvernements conservateurs précédents ne seraient pas allés si vite en besogne !

    Last but no least, signe de la méfiance des créanciers à l’égard de l’opinion grecque, signe de leur crainte d’une quelconque mobilisation électorale contre les diktats des gouvernements de l’UE, signe de la confiance rompue des institutions européennes à l’égard du gouvernement grec qui a pris la décision "inconsidérée" d’en appeler à un référendum, le gouvernement grec devra dorénavant « consulter les institutions (européennes) et convenir avec elles de tout projet législatif » !

    Ainsi le gouvernement Syriza troque contre de nouvelles lignes de crédit sa propre souveraineté !

    Ainsi le gouvernement de la gauche radicale et de ses alliés armateurs du parti populiste des Grecs indépendants participe encore un peu mieux à l’étranglement du peuple grec par la dette et le profit.

    Ainsi, une démonstration est faite de l’impasse du réformisme bourgeois de gauche qui prétend rompre avec les politiques d’austérité qui touchent la masse du peuple tout en conservant inchangées les règles de l’économie de marché et de profit.

    Nous disons :

    Pour conjurer le déclin économique et social du pays, le peuple travailleur grec doit viser une Révolution socialiste !

    Le pays n’est pas condamné à l’étranglement, les retraités à vivre sous le seuil de pauvreté, les patients à ne plus être soigné, la jeunesse à chômer, les grévistes à se faire attaquer par les nervis fascistes d’Aube dorée. Le pays peut se relever.

    Pour cela, les banques doivent être socialisées, l’épargne et les actifs des classes privilégiées doivent être saisis, la dette contractée auprès des possédants ignorée.

    La production doit être relancée par la reprise en gestion collective des travailleurs, le patronat exproprié.

    Les chômeurs doivent être mobilisés sur le front du travail et de la réorganisation économique.

    Le personnel qualifié doit former les recrues, les écoles et les universités se mettre au service du relèvement économique.

    En vue de la satisfaction des besoins populaires, les travailleurs, habitants et usagers doivent constituer leurs propres institutions de démocratie directe, trouvant leurs bases dans les entreprises et les secteurs d’habitation.

    Les richesses sociales doivent être redistribuées selon un principe d’égalité sociale.

    Le gouvernement de Syriza doit sauter à la faveur de l’ascension révolutionnaire du peuple travailleur seul souverain !

    Le gouvernement qui représentera les intérêts des salariés grecs et de leurs familles, le gouvernement qui représentera le futur de la Grèce et des travailleurs des autres pays d’Europe sera un gouvernement des conseils des industries et des régions, un gouvernement des délégués mandatés et révocables en permanence par le peuple travailleur organisé.