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Grèce: vote d’une deuxième vague de mesures avec le soutien de Varoufakis
Ces articles de la rubrique « Ailleurs sur le web » sont publiés à titre d'information et n'engagent pas la Tendance CLAIRE.
Varoufakis explique son vote ici : http://www.okeanews.fr/20150723-varoufakis-pourquoi-jai-vote-oui-ce-soir
Les députés grecs ont adopté, dans la nuit du mercredi 22 au jeudi 23 juillet, un second volet de réformes préalable au déblocage d’un nouveau plan d’aide à la Grèce. Selon le décompte final, 230 députés — sur un total de 298 présents — ont voté pour l’adoption d’une réforme de la justice civile et la transposition d’une directive européenne sur les banques. 63 ont voté contre et cinq se sont abstenus.
Au total, 36 députés de la majorité ont fait défaut en votant contre (31) ou en s’abstenant (5). Les défections s’étaient élevées à 39 la semaine dernière, dont 32 non, lors du vote du premier train de mesures exigées par les partenaires européens. Le chef de l’exécutif a ainsi marginalement réduit les défections par rapport au précédent vote.
C’est le basculement du toujours imprévisible Yanis Varoufakis, l’ancien ministre des finances, passé du non mercredi dernier — sur des hausse de taxes et de cotisations — à un oui cette fois-ci, qui est notamment à l’origine de cette légère différence.
Continuer la « bataille »
Alexis Tsipras n’en demeure pas moins un premier ministre sans majorité parlementaire (Syriza et son partenaire de droite souverainiste ANEL totalisent 162 sièges sur 300), qui a de nouveau dû compter sur les voix de l’opposition pour faire passer ces mesures.
Avant le vote, Alexis Tsipras, pour qui cette échéance constituait un nouveau test, avait appelé ses troupes, lors d’un débat de plus de cinq heures qui s’est achevé vers 4 heures (3 heures en France), à « s’adapter aux nouvelles réalités » et à voter ce deuxième volet de mesures.
Mais il s’était également dit déterminé à continuer « la bataille » pour améliorer les conditions du plan d’aide conclu avec les créanciers auquel il a répété « ne pas croire ». « La présence de la gauche au gouvernement est un bastion pour la défense des intérêts du peuple et ce bastion, il n’est pas question que je l’abandonne volontairement », a-t-il déclaré. « Nous ne serons pas des lâches et nous mènerons avec détermination les batailles que nous avons devant nous. »

Rassemblement à Athènes
Devant le Parlement, plusieurs milliers de manifestants opposés aux conditions du nouveau plan d’aide s’étaient rassemblés dans le calme mercredi soir. Ils étaient environ 6 000 selon la police. Parmi eux, près de 5 000 étaient des militants du syndicat PAME, affilié au Parti communiste. Les manifestants étaient moins nombreux que la semaine précédente, selon l’une des journalistes du Mondeprésente à Athènes.
Le premier paquet de mesures voté la semaine dernière avait en effet été contesté dans les rues par quelque 12 000 personnes et des échauffourées avaient éclaté avec la police en fin de manifestation.
Leur ratification était un préalable des Européens et du FMI à la négociation des modalités du troisième plan d’aide à la Grèce d’environ 80 milliards d’euros, dont le principe a été acté dans la douleur le 13 juillet. Des représentants des créanciers du pays sont attendus à Athènes dans les prochains jours pour passer au crible l’économie grecque et y adapter cette nouvelle aide. Le commissaire européen chargé des Affaires économiques, Pierre Moscovici, a dit mercredi que Bruxelles souhaitait aboutir d’ici à « la deuxième quinzaine d’août ». Un calendrier que la Grèce a également en tête car le pays, dont les caisses sont vides, doit rembourser 3,19 milliards d’euros à la Banque centrale européenne (BCE) le 20 août, avant 1,5 milliard au FMI en septembre.




