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Argentine. Interview de Del Caño, "nous incarnons le renouveau"
Ces articles de la rubrique « Ailleurs sur le web » sont publiés à titre d'information et n'engagent pas la Tendance CLAIRE.
Dans les colonnes du quotidien conservateur argentin La Nación, le journaliste Iván Ruiz interroge Nicolás Del Caño, tête de liste de « Renouveler et Renforcer le Front de Gauche et des Travailleurs », animée par le PTS, à propos des enjeux des élections primaires argentines du 9 août ainsi que vis-à-vis des débats au sein de l’extrême gauche. Le jeune député aura, en effet, à affronter, en interne, Jorge Altamira, emblématique dirigeant du PO, soutenu par le PO et Izquierda Socialista, les deux autres principales composantes du FIT.
Ce dirigeant du Parti des Travailleurs Socialistes (PTS) aura à relever un gros défi, le 9 août prochain : déplacer les anciennes figures traditionnelles de l’extrême gauche pour que le trostkysme respire un air de rénovation. Dans le cadre des élections internes au sein du FIT pour le ticket présidentiel, il aura à affronter, à cette occasion, l’emblématique Jorge Altamira, qui, lui, a le double de son âge. (…)
Peu importe qui gagne [lors des élections présidentielles d’octobre 20015], que ce soient Scioli [dauphin de la présidente], Macri [droite] ou Massa [droite péroniste], cela ne changera rien pour le pays ?
Il y a des nuances entre eux, bien entendu. Mais pour le monde du travail, non, ça ne changera rien. L’establishment serait bien content que Macri gagne, mais il s’accommodera également d’une victoire de Scioli. La question fondamentale, c’est que tous deux ont l’appui [d’une fraction de] la bureaucratie syndicale, et c’est elle qui est appelée à contenir la contestation lorsque va être appliqué le plan austéritaire [que le prochain président, quel qu’il soit, aura à mettre en œuvre]. Sur le fond, leurs lignes politiques sont identiques.
Pourquoi une force minoritaire telle que le FIT ne peut pas se présenter aux PASO avec une formule unitaire ?
Nous avons défendu la perspective d’une liste unitaire, mais le Parti Ouvrier en a refusé les conditions. C’est une erreur grave, de la part des camarades, de ne pas voir qu’il existe de nouvelles générations de dirigeants [d’extrême gauche] qui ont réussi à conquérir davantage de soutiens, dans plusieurs provinces, que les dirigeants traditionnels. Ce que l’on veut, c’est renouveler l’extrême gauche.
Une personne de 35 ans est-elle réellement capable d’être président ?
Bien entendu. Ce n’est pas une question d’âge. Nous comptons sur l’expérience de longues années de militantisme. Et nous nous appuyons sur des milliers de camarades pour arriver à mettre en place une démocratie directe du monde du travail.
Pourquoi vous a-t-on choisi pour incarner cette rénovation ?
Je suis un jeune dirigeant de l’extrême gauche trotskyste, qui s’est caractérisée par le fait d’avoir mené un travail patient, à l’époque où [l’extrême gauche] avait peu de poids électoral. Dans les années 1990, être d’extrême gauche, c’était un peu comme être à côté de la plaque.
Vous allez débattre publiquement avec Altamira ?
Nous espérons bien que les camarades du PO vont répondre positivement à notre requête, en ce sens, avant le 9 août. Ils pensent que les discussions d’extrême gauche doivent se limiter à de petits cercles [militants], mais ils se trompent. Nous sommes persuadés que ce devrait être un débat pour le million et quelque de personnes qui ont voté pour nous [en 2013].
Après le bon score du FIT en 2013, lorsque vous avez fait 6% [des voix a niveau national lors des élections de mi-mandat], quel est l’objectif du FIT pour le prochain scrutin ?
Nous allons nous renforcer en tant que force politique. Nous avons un indice de cela si l’on regarde ce qu’il s’est passé dans plusieurs provinces. Nous pouvons dépasser les 1,2 millions de voix que nous avions obtenues en 2013. Nous entendons porter un message de rénovation, ce qui nous a donné de bons résultats, à Mendoza par exemple. Nous voulons généraliser cela au reste du pays.
Quelles seraient vos premières mesures ?
Mettre en place un plan d’urgence avec augmentation de salaire, mettre fin à la précarisation de l’emploi, mettre en œuvre un programme de construction de logements, une fiscalité progressive sur les grandes fortunes, sur les multinationales du secteur minier et pétrolier, la nationalisation du secteur bancaire et du commerce extérieur. Un plan menant vers un gouvernement des travailleurs.




