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Grèce : nouvel accord avec les créanciers
Ces articles de la rubrique « Ailleurs sur le web » sont publiés à titre d'information et n'engagent pas la Tendance CLAIRE.
Athènes et ses créanciers se sont accordé sur le détail des 13 mesures nécessaires pour libérer 1 milliard d'euros avant la fin de la semaine. Prochaine étape : la réforme des retraites.
Encore un accord entre la Grèce et ses créanciers ! Vendredi 11 décembre dans la soirée, le ministre grec des Finances Euclide Tsakalotos a annoncé avoir trouvé un terrain d'entente avec les représentants du « quartet » qui regroupe le FMI, la commission européenne, la BCE et le Mécanisme européen de Stabilité (MES).
13 mesures
Il s'agissait de se mettre d'accord sur le détail des 13 mesures que le groupe technique de l'Eurogroupe, l'Euro Working Group, avait exigé de la Grèce pour autoriser la libération de la prochaine tranche de 1 milliard d'euros du programme de soutien financier au pays. Le principal point d'achoppement entre Athènes et les créanciers portait sur les créances douteuses qui encombrent les bilans des banques grecques. Le gouvernement refusait que ces créances fussent vendues à des fonds spécialisés.
Le problème des créances douteuses
Finalement, les banques seront bien autorisées à vendre ces créances à des fonds, pourvu qu'elles concernent des grandes entreprises et des résidences non principales pour les prêts immobiliers. Au total, ce seront des prêts d'une valeur nominale de 56 milliards d'euros qui seront cédées par le secteur financier hellénique. En revanche, les petites et moyennes entreprises seront épargnées. Du moins jusqu'à fin février, pas davantage. Elles ne devront pas faire face à des fonds désireux de récupérer à tout prix les capitaux de leurs emprunts. Quant aux propriétaires de résidences principales, ils ont fait l'objet d'un accord précédent et tout dépendra de leurs revenus.
Le problème des privatisations
Un autre sujet de discorde avait été réglé auparavant concernant la privatisation de la compagnie d'électricité ADMIE. Le gouvernement d'Alexis Tsipras avait obtenu que seulement 49 % des parts de cette société soit vendu au secteur privé, l'Etat conservant la majorité des parts. Une mesure là aussi provisoire puisque Athènes doit lancer la construction du « Fonds de privatisation » qui devra être rempli par les fruits des privatisations à hauteur de 50 milliards d'euros. Si ce chiffre très ambitieux n'est pas atteint, il faudra revoir les processus de privatisation.
Vote mardi
Enfin, le gouvernement a accepté l'unification de la grille salariale dans la fonction publique grecque. L'ensemble des 13 mesures fera l'objet d'une loi unique appelée « omnibus » qui sera soumise dès ce samedi aux députés helléniques. Le parlement grec, la Vouli, devrait l'adopter mardi pour que la Grèce puisse recevoir les fonds dès vendredi.
Contrôle étroit
Mais le troisième mémorandum est un marathon. Depuis le 1er octobre, le gouvernement grec a multiplié les accords et les lois tous les mois pour obtenir les différentes tranches de « l'aide. » Les créanciers tiennent la politique économique et financière du pays sous un étroit contrôle, même si Alexis Tsipras peut se vanter de quelques succès ponctuels pour protéger les plus fragiles, comme sur les résidences principales. Mais cette fois encore, l'accord a été arraché sous la pression des créanciers qui avait menacé de ne pas libérer les fonds si les mesures n'étaient pas voté avant le 15 décembre.
Nouveau défi
Désormais, le nouveau défi sera la réforme des retraites. Athènes souhaite éviter des baisses des petites pensions dans l'unification du système que demandent les créanciers. Le gouvernement voudrait relever les cotisations pour financer ce maintien. Les négociations s'annoncent très serrées, alors que celles sur la dette devraient, parallèlement, débuter et qu'Athènes semble avoir renoncé à obtenir une coupe dans le stock de dettes, se contentant d'un aménagement des remboursements.




