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Le directeur de Sciences Pô retrouvé mort à New York
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Agé de 53 ans, ce diplômé de l'ENA dirigeait l'IEP depuis 1996. Il avait été nommé en 2000 conseiller d'Etat. En 1991, il avait travaillé comme conseiller au cabinet du ministre délégué au Budge, Michel Charasse. L'année suivante, il avait été chargé de mission pour le ministre de l'Education nationale et de la Culture d'alors, Jack Lang.
Nicolas Sarkozy avait chargé début 2009 Richard Descoings d'engager une concertation pour préparer une réforme des lycées. Descoings avait remis en juin 2009 son rapport à l'Elysée, qui fut à l'origine de la réforme appliquée à la rentrée 2010.
Le président Sarkozy a salué la "carrière exceptionnelle d'un grand serviteur de l'Etat".
"Le président de la République tient à rendre hommage à la carrière exceptionnelle d'un grand serviteur de l'Etat, qui aura consacré toute sa vie à la cause qu'il s'était choisie et dont rien ne l'avait détourné: l'éducation", lit-on dans un communiqué de l'Elysée.
Le ministre français des Affaires étrangères Alain Juppé a dit avoir appris "avec une très vive émotion" le décès de Richard Descoings.
"La France a perdu aujourd'hui un éminent représentant de l'école française de sciences politiques, un infatigable acteur du rayonnement universitaire de notre pays dans le monde, un remarquable artisan du renouveau d'une institution phare de l'universitaire française", ajoute Alain Juppé, qui "rend hommage à la mémoire d'un homme de passion qui n'a eu de cesse de s'engager en faveur de l'égalité et l'accès de tous au savoir".
PAS DE SIGNE D'EFFRACTION
Jean-Claude Casanova, président de la Fondation nationale des Sciences politiques, et Michel Pébereau, président du conseil de direction de l'IEP de Paris, ont parlé d'une "perte irréparable" à l'annonce du décès de Richard Descoings.
"En 16 années de direction, Richard Descoings a accompli une oeuvre extraordinaire qui a profondément transformé Sciences Po", estiment-ils dans un communiqué commun.
Richard Descoings se trouvait à New York pour une conférence de présidents d'université organisée sous l'égide des Nations unies. Il ne s'est pas présenté mardi matin à l'ouverture de cette conférence, a-t-on dit de source proche de la police.
Des collègues ont alors téléphoné à son hôtel. Lorsque des employés du personne se sont rendus à sa chambre une première fois, ils ont cru l'entendre ronfler et n'ont pas insisté.
Richard Descoings n'apparaissant toujours pas à la conférence, les employés se sont présentés de nouveau devant sa chambre et, cette fois-là, ont ouvert la porte. A l'intérieur, ils ont découvert le corps du haut fonctionnaire, nu. Une source policière a tout d'abord parlé de circonstances "suspectes" concernant le décès, en partie parce que la chambre de Descoings, à l'hôtel Michelangelo sur la 51e rue, était en désordre quand les enquêteurs sont arrivés.
Mais par la suite, Paul Browne, porte-parole de la police newyorkaise, a déclaré que les enquêteurs pensaient maintenant que le désordre en question avait été causée par les secouristes lorsqu'ils ont tenté de ramener Richard Descoings à la vie.
Il n'y avait aucun signe d'effraction mais des éléments laissant penser que de l'alcool avait été consommé, et qu'il avait pu y avoir quelqu'un d'autre dans la chambre à un certain moment, a-t-on indiqué de même source.
Une famille séjournant dans la chambre voisine au 7e étage de l'hôtel a dit avoir entendu les voix de plusieurs personnes provenant du côté de la chambre de Descoings, tard lundi soir.
Ray Ciesinski a expliqué que sa famille et lui-même avaient entendu au moins deux personnes parlant dans le couloir alors qu'elles quittaient la chambre de Descoings mardi matin, entre huit heures et neuf heures.
Mark Hosenball; Eric Faye à Paris




