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Taïpi, un paradis cannibale
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https://npa2009.org/idees/culture/taipi-un-paradis-cannibale

D’après Hermann Melville, scénario de Stéphane Melchior et dessin de Benjamin Bachelier.
Gallimard, 2016, 20 euros.
«Chacun appelle barbarie ce qui n’est pas de son usage » Montaigne (Essais). Hermann Melville posait cette question humaniste dans son roman (disponible chez Folio), et le scénario de Stéphane Melchior n’élude pas le problème, renversant souvent les tables. L’intelligence change de bord, le ridicule se promène vêtu, et le sauvage n’est pas celui que l’on croit quand la grande aventure est au rendez-vous !
Après six mois sans toucher terre, Tom, jeune matelot à bord d’un baleinier dirigé par un capitaine autoritaire est lassé de naviguer. Il débarque avec l’équipage à Nuka-Hiva dans l’archipel des Marquises. Avec son ami Tom, ils sont bien décidés à ne pas réembarquer. Ils choisissent de déserter et de partir à la découverte de l’île. Les deux amis comptent joindre le territoire des pacifiques Hapaas et éviter les Taïpis réputés cannibales.
Déjà auteurs ensemble du somptueux Gatsby le magnifique, Stéphane Melchior et Benjamin Bachelier adaptent de nouveau un roman sans tomber dans les pièges de la transposition (lourdeur, dialogues pour mieux expliquer). Ils extraient le meilleur du roman pour accentuer les rebondissements et en retrouver la lumière.
Nous suivons les pérégrinations de nos deux héros, volontaires mais un peu perdus, entre excitation de la découverte et peur de ce qu’ils ne connaissent — et ne comprennent — pas. Tom, blessé à la jambe pendant le périple ne pourra fuir avec son camarade. Il sera adopté par les « sauvages » Taïpis et découvrira à quelle occasion ces derniers mangent rituellement la chair de leurs semblables.
Stéphane Melchior pose subtilement les questions humanistes tandis que le trait vif, accompagné de couleurs chaudes et froides, de Benjamin Bachelier illumine les pages de l’album. Nature luxuriante, vahinés à la beauté ensorceleuse, le lecteur prendra le parti des sauvages et comprendra la nostalgie de Tom de retour à la « civilisation ».
Sylvain Chardon




