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    La justice suspend l’autorisation d’exploiter une "ferme des mille veaux" dans la Creuse

    écologie

    Brève publiée le 29 juillet 2016

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    Les brèves publiées dans cette rubrique « Informations et analyses » le sont à titre d'information et n'engagent pas la Tendance CLAIRE.

    (Le Monde) La justice a suspendu vendredi 29 juillet l’exploitation d’un centre d’engraissement bovin dans la Creuse, donnant raison aux opposants à cette « ferme des mille veaux ». Ceux-ci considèrent que l’autorisation d’exploiter est « caduque », car le délai imparti de mise en service dans les trois ans est dépassé.

    Le tribunal administratif de Limoges, saisi en référé par le collectif le L-PEA (Lumière sur les pratiques d’élevage et d’abattage), « a enjoint au préfet de la Creuse de constater la caducité » d’un arrêté du 8 janvier 2013 qui autorisait l’exploitation du centre, à Saint-Martial-le-Vieux, à la SAS Alliance Millevaches.

    Malgré cette procédure, le chantier du centre d’engraissement s’est poursuivi ces derniers mois et de premiers veaux y sont arrivés ces derniers jours, au moins dix, selon L-PEA, qui a fait constater leur présence par huissier.

    Le tribunal pourrait statuer sur le fond dans quelques mois à un an et demi, délai pendant lequel le centre ne pourra pas être exploité, et les quelques veaux qui s’y trouvent devront être retirés, affirme L-PEA.

    « Première victoire »

    L’atelier d’engraissement bovin de Saint-Martial est un projet porté depuis plusieurs années par une cinquantaine d’éleveurs de Creuse et Corrèze, soutenu par les chambres d’agriculture et la communauté de communes locale.

    Il a déjà reçu plusieurs subventions de l’Etat (au titre notamment de reconversion d’un ancien site militaire) et des collectivités locales : à la fin de 2015, encore 325 000 euros de l’ex-région Limousin, pour une unité de méthanisation attenante au centre d’engraissement.

    D’une capacité de 1 000 places, il doit accueillir des broutards, veaux de 8 à 9 mois, engraissés sur place plusieurs mois avant abattage. Le collectif a salué une « première victoire » contre la ferme-usine, « un projet d’élevage intensif (…) qui ne correspond plus aux besoins de la société ».


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