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Marseille : un camp de Roms attaqué au cocktail molotov
Ces articles de la rubrique « Ailleurs sur le web » sont publiés à titre d'information et n'engagent pas la Tendance CLAIRE.
Trois personnes ont été interpellées à Marseille après que des assaillants s'en sont pris à un squat. Sept personnes ont été hospitalisées.
Sènes de guerre ou presque au 31 boulevard Magallon, dans le 15e arrondissement de Marseille. Depuis le mois de février, ces bâtiments industriels désaffectés accueillent près de 160 Roms et sont devenus le plus gros squat de la cité phocéenne. Ce camps est visé par un arrêté d'expulsion, acté depuis le 21 juillet mais qui n'a toujours pas été appliqué. Une respiration pour les habitants du bidonville, avant que la situation ne s'envenime.
Dans la nuit de mardi à mercredi 17 août, entre 21h30 et 22 heures, une altercation éclate "entre des jeunes du quartier et des membres de la communauté rom", selon Jean-Jacques Fagni, procureur de la République adjoint de la ville, contacté par "l’Obs". "Un des membres du camp, âgé de 40 ans, est blessé au bras par ce qui semble être un 'katana', un sabre japonais, selon les premiers éléments de l’enquête".
Andrada, une Rom de 15 ans interrogée par l’AFP, raconte :
"On a tous eu très peur. Une première fois, ils sont venus et ils nous ont dit 'Fermez vos gueules tous les Roumains', ils nous ont dit de partir."
Peu après minuit, sans que le lien avec le premier incident n’ait encore été établi par les policiers de la sûreté départementale de Marseille, les Roms sont de nouveau pris à partie. Des assaillants auraient lancé des cocktails Molotov en direction de ce camp de fortune. Des jeunesRoms ont expliqué à "La Provence" que ces personnes "avaient des fusils" tandis que des riverains ont assuré avoir entendu "des coups de feu" au cours de la soirée. Un témoincité par "La Marseille" avance que les assaillants étaient une quinzaine lors de la deuxième vague.
Des zones d'ombre
S’il est vrai que six membres du squat ont été légèrement blessés par "du petit plomb, de la grenaille", Jean-Jacques Fagni appelle à la prudence :
"Les victimes ont expliqué qu’elles avaient été blessées par un membre de leur communauté, qui, en manipulant une arme, les auraient blessées accidentellement. Quant à la bouteille lancée de type cocktail Molotov, elle n’aurait pas explosé".
Pourtant, dans une capture d’écran d’une vidéo de la scène filmée par un voisin, que "La Provence" a pu consulter, une explosion semble bel et bien avoir eu lieu. Depuis, la vidéo a été supprimée de YouTube et constitue une pièce de l'enquête de police. Le mystère reste donc toujours entier.
Image présentée comme un extrait de la vidéo par "La Provence". (Capture d'écran/La Provence)
Seule certitude : sept personnes ont dû être hospitalisées. Deux d'entre elles l'étaient encore mercredi matin, dont un adolescent de 14 ans. Par ailleurs, depuis cette vague de violence, trois interpellations ont eu lieu, dont deux pour des jets de pierre survenus mardi.
Pour Laurie Bertrand, coordinatrice technique de la Mission bidonvilles pour Médecins du monde, contactée par "l'Obs", c'est la mairie de Marseille qui est responsable de cette tension :
"La situation s’est dégradée petit à petit du fait d'un manque d'action politique de la part de la ville. Ils vivent dans des conditions indécentes. Une cinquantaine de famille doivent se partager un seul point d’eau, qui a notamment été coupé pendant trois jours en juin dernier. C'est précaire et le voisinage en pâtit".
L'enquête doit désormais permettre de savoir si ces incidents sont liés. En attendant, aucune présence de police permanente n’a été mise en place devant le camp, mais "des instructions ont été données pour que plus de patrouilles circulent et éviter que la situation en cours ne dégénère", selon le parquet.
J.B. avec AFP




