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Italie : percée des petits partis opposés à Monti aux élections municipales
Ces articles de la rubrique « Ailleurs sur le web » sont publiés à titre d'information et n'engagent pas la Tendance CLAIRE.
Les Italiens ont envoyé un signal de défiance très fort aux partis politiques traditionnels majoritaires au Parlement et qui soutiennent le gouvernement technique de Mario Monti depuis son installation en novembre, à l'occasion des élections municipales partielles qui se sont tenues dimanche et lundi dans la Péninsule. Les résultats doivent être considérés avec une certaine prudence, car le taux de participation s'est révélé décevant (67%, contre 74% la fois précédente) et le vote, dans bien des cas, a répondu avant tout à des problématiques très locales. Il n'empêche... Dans les grandes villes concernées par ce rendez-vous, le Peuple de la liberté de Silvio Berlusconi, le Parti démocratique de Pier Luigi Bersani (PD, gauche) et l'Union du centre de Pier Ferdinando Casini sont en difficulté, quand ils ne sont pas déjà battus.
A Parme et Gênes par exemple, les candidats de gauche arrivent en tête mais sont déstabilisés par le score totalement inattendu, et très fort, du mouvement Cinq étoiles. Ce dernier n'est pas un parti mais un label que donne le comique Beppe Grillo à des candidats apolitiques, populistes et contestataires, dont le discours fait penser à celui des indignés qui avaient secoué l'Espagne l'an dernier. Cinq étoiles, qui était crédité de 8% au niveau national par les sondages, a réalisé une percée spectaculaire et historique de 22% à Parme, ce qui permet à son candidat, Federico Pizzarotti, 39 ans, d'être présent au second tour. A Gênes, Cinq étoiles arrive selon des sondages « sortie des urnes » en troisième position, avec 14%, à moins de deux points du deuxième mais il aura du mal à se sélectionner, le système des triangulaires n'existant pas en Italie.
A Vérone, les partisans de Beppe Grillo ont atteint 11%, dans une ville où le maire sortant de la Ligue du Nord, Flavio Tosi, a cependant été réélu dès lundi avec un score de 55%. Ce dernier jouit d'une grande popularité dans sa cité et il devient l'un des hommes clés du parti autonomiste et anti-immigrés, alors que le fondateur, Umberto Bossi, a été emporté récemment par un énorme scandale politico-financier sur fonds de détournement d'argent public et d'achats de lingots d'or et de diamants. Seul parti représenté à la Chambre qui soit ouvertement d'opposition à Mario Monti, la Ligue du Nord se refait donc une petite santé. Même chose à Palerme pour l'Italie des valeurs (IDV) de l'ancien juge Antonio Di Pietro, dont on ne sait plus s'il est dans la majorité d'union nationale ou dans l'opposition, mais qui a gagné plusieurs fois les primaires à gauche contre le candidat officiel du PD. Dans la capitale sicilienne, l'IDV alliée à l'extrême gauche de Nicki Vendola est en tête, avec 43% des voix, et elle a de grandes chances de l'emporter au second tour, comme en mai 2011 à Naples.




